samedi 24 décembre 2011

Tout d'abord un Joyeux Noël de Paris-Athènes

En cette veille de Noël, Paris-Athènes et moi même vous souhaitent un joyeux Noël, en famille, c'est tradition, entouré de ceux qui vous sont proches et très chers.

N'oubliez jamais que ces moments rares partagés en famille sont des trésors à garder au plus profond de votre coeur.

A ceux, expatriés comme moi, j'espère que vous êtes bien entourés même si éloignés de votre famille, au mieux vous les aurez rejoints, en tous les cas, je vous souhaite du bonheur.


A l'approche de la fin 2011, et de l'aube d'une nouvelle année 2012 qui ne s'annonce guère sous de bonnes augures, j'ai fait un tour dans la capitale pour des menus emplettes (vraiment menues...). Malheureusement, le centre de la ville ne rappelle plus les années passées, peu de décoration de Noël, peu de monde dans ces magasins qui attendaient ces moments pour voir monter leur chiffre d'affaires.

L'esprit de Noël a disparu des visages rencontrés sur mon chemin. Comme c'est triste !

La crise aura au final peut être un résultat positif : notre porte-monnaie s'étant vidé au bénéfice de l'amalgame de taxes qui nous sont tombées sur la tête depuis septembre dernier, nous nous tournons vers les achats utiles. Terminées les futilités ! Achetons responsable.

Déjà, les magasins affichent des offres de prix avec des réductions de l'ordre de 20 à 30% sur certains articles. Au moins cela permettra à certains de faire quelques cadeaux pour les fêtes à des prix soldés avant les soldes officielles qui devraient se situer à la mi-janvier.

Dans le secteur restau rapide ou plutôt café rapide, très prisé par les Grecs le matin, des réductions par exemple sur le prix du café : dans certains magasins nous voyons des café espresso cappucino à 1,30€ au lieu de 2,50€ récemment. Quand on pense que le café leur coûte 0,40€ !!! Ils avaient déjà un grosse marge et ça ne les as pas empêché de pratiquer des prix forts pendant toutes ces années de vaches grasses ...

Plus récemment, le prix des cigarettes a été également revu à la baisse : certaines marques sont passées de 4€ à 3,50€.

Un autre exemple, il est plus intéressant de partir pour un court séjour (ou même un long d'ailleurs!) à l'étranger, vers les pays européens proches, plutôt que de choisir une province de Grèce pour quelques jours de vacances. Entre le prix des transports et le prix des hôtels ou location, c'est triste de le dire mais cela nous coûte plus cher, à moins de choisir à l'étranger des offres sur internet...

Pour les dépenses de loisirs,  au cinéma tout particulièrement, alors que nous devions débourser 9€ par personne pour une place, il paraît que les prix ont également baissés (pas vérifiés).

Espérons que nous tirerons quelque chose de ces enseignements ... la crise finalement a bousculé nos vies, a transformé habitudes de consommation. Une nouvelle année nous attend, prenons nos repères.

dimanche 11 décembre 2011

Dialogue en ligne le 16 décembre avec Edouard Courtial, secrétaire d'Etat aux Français de l'étranger







Dialogue en ligne le 16 décembre avec Edouard Courtial
secrétaire d'Etat aux Français de l'étranger


Vendredi prochain, 16 décembre, à 15h00 heure de Paris, il sera 16h00 en Grèce, Expat United organise un rendez-vous avec nous, avec vous, expatriés comme moi et M. Edouard Courtial, secrétaire d'Etat chargé des Français de l'étranger.


M. Courtial viendra en effet à la rencontre des expatriés d'Expat United pour se présenter, échanger avec eux et répondre à leurs questions, durant 1 heure entière !

Alors n'hésitez pas ; osez poser vos questions, vous pourrez interagir grâce à une webcam ou par chat, durant toute la conférence, en direct de chez vous, où que vous soyiez !
Si vous avez d'ores et déjà des questions en tête pour la visio-conférence, rendez-vous sur la page et posez vos questions dans les commentaires.

Amies et amis expatrié(e)s vous pouvez consulter toutes les informations et vous inscrire ici (en cliquant sur "J'y vais" (attention votre inscription est obligatoire, déjà 60 expats s'y sont inscrits !!!).



Qui est Edouard Courtial ?

Il est secrétaire d'Etat chargé des Français de l'Etranger depuis septembre dernier, voir sa biographie

Lire sa dernière interview pour Lepetitjournal.com : E. Courtial - "Il faut changer l’image des Français de l’étranger"




vendredi 9 décembre 2011

Survivre en Grèce ou mieux manger

Depuis quelques jours, je suis à la recherche d'infos, après avoir visionné une vidéo française passée sur les chaînes de télé, sur ce fameux livre de cuisine qui tente de vouloir vanter les mérites d'une cuisine du passé : celle de la famine et des temps très durs endurés il y a quelques décennies en Grèce pendant la guerre civile.

Coup de comm, j'en ai bien peur... Personnellement , je n'avais pas entendu parler de ce livre avant de la découvrir sur les chaînes françaises.

Ce que je peux vous dire, c'est qu'il est vrai depuis deux ans le panier de la ménagère se désempli petit à petit pour ne contenir que l'essentiel, pour certains le minimum du minimum (j'ai une pensée particulière pour certains retraités qui n'ont perdent leur dignité et qu'on voit se hasarder à la fin du marché pour ramasser tout ce qui est récupérable...).

Ce que je peux vous dire également c'est qu'il y a une tendance à revenir aux produits du terroir, plus simples, et de saison (tellement plus logique entre nous...).

Revenons à notre livre. "Pas de viande, un artichaut émincé pour le dîner. Bien mâcher ses aliments pour que son estomac ait une impression de rassasiement, et ne pas oublier de ramasser les miettes dans un petit bocal" sont les conseils de ce livre "Recettes de la famine", "guide ultime pour se serrer la ceinture" selon une agence de presse !!! Remplacer le café par des pois-chiches moulus, mixer des aubergines et en faire des boulettes de viandes, sans viande (tiens bonne recette celle-ci...). Autant de truc anti-famine mais Il ne faudrait tout de même pas exagérer ; comparer la Grèce en 40 et la Grèce en 2010 dépasse toute logique.

Quant à notre ami, Eftychis, le tout mignon et jeune cuisinier grec, apparu peu après le non moins fameux, british, Jamie Oliver. Elles étaient pas mal ses émissions qui passaient au tout début sur une des chaînes publiques du Nord de la Grèce. Il voyageait pas mal et cuisinait au gré de ses passages dans telle ou telle région de Grèce : un peu du globe-trotteur, cuisinier, un brin chantant sa guitare en main. Sentant le vent venir, il a apparemment lancé un blog en anglais (pas folle la guêpe!!!) et donne des conseils pour manger intelligent en cette période de crise.
Bizarre, mais j'en avais pas entendu parler de ce blog ... Coup de Comm ??? j'en ai bien peur... (ah, j'oubliais... outre son blog, il vend lui aussi un livre notre ami Eftychis)

Une leçon à retenir sur le manuel de survie

- acheter utile
- ne pas acheter pour jeter ensuite
- acheter des produits locaux
- cuisiner sobrement
- rechercher des recettes saines
- manger intelligement
- recycler

n'a jamais fait de mal à personne.

Dernièrement, j'ai publié un billet sur la soupe du terroir au "trachana", exemple d'un plat qui a été longtemps le plus incompris des mets mais qui revient sur les tables.
http://paris-athenes.blogspot.com/2011/12/paris-athenes-cuisine-la-soupe-fermiere.html


 Des reportages en France 
- TFI "Un livre de recettes de survie cartonne en Grèce"
- EURONEWS "Grèce : des recette culinaires pour surmonter la crise"




mardi 6 décembre 2011

Paris-Athenes participe au concours de Marie-Claire Maison

Paris-Athènes s'est décidée in extremis et participe au concours "Blog voyage de l'année 2011" organisé par Marie Claire Maison.

Des centaines de blogs sont enregistrés. En fin d'année, un lauréat sera choisi. J'espère que ce sera moi !!! (:)) en tous les cas, que le meilleur gagne !

Alors si vous avez deux secondes à m'accorder, un petit clic, "je vote" pour Paris-Athènes, un petit "j'aime" Facebook et le tour est joué. Vous pouvez revenir et voter chaque jour jusqu'à la fin du mois de décembre


Alors, faites chauffer le clavier, votez pour moi ! contrairement aux hommes politiques qui promettent monts et merveilles je ne vous promets pas la lune, ni la baisse des impôts. Par contre je peux vous dire que si je gagne le concours, j'aurais droit à un séjour de 5 nuits pour deux personnes en Italie, au Castel Monastero

que je pourrais partager avec ma moitié...
Merci !!!


 
Το blog Paris-Athenes αποφάσισε την τελευταία στιγμή να συμμετέχει στο διαγωνισμό "Travel Blog of the Year 2011" που διοργανώνει το περιοδικό Marie Claire Maison.

Καταγράφονται εκατοντάδες blogs. Στο τέλος του έτους, ο νικητής θα επιλεγεί. Ελπίζω να είμαι εγώ! (:)) Ας ξεκινήσει ο αγώνας, ο καλύτερος ας κερδίσει!

Έτσι, εάν έχετε δύο δευτερόλεπτα να μου αφιερώσετε, κάντε ένα μικρό κλικ στο "ψηφίζω" (Je vote) για το blog Paris-Athenes, ένα μικρό «like» στο Facebook και είστε έτοιμοι. Μπορείτε να με ψηφίζετε κάθε μέρα έως το τέλος Δεκεμβρίου

Οποτε ας παρουν φωτια τα πληκτρολόγια, ψηφίστε για μένα ! σε αντίθεση με τους πολιτικούς που υπόσχονται θαύματα η χαμηλότερους φόρους εγώ δεν θα το κάνω, αυτό που μπορώ να σας πω είναι ότι εάν κερδίσω το διαγωνισμό, δικαιούμαι ενα πενταήμερο, στην Ιταλία, στο Castel Monastero,

το οποιο θα μοιραστώ με το άλλο μου μισό ...


Ευχαριστω


samedi 3 décembre 2011

Paris-Athènes cuisine : La soupe fermière au trahana

Parler économie, crise etc. ne m'inspire plus. Parler cuisine a au moins le mérite de nous réchauffer le coeur et les entrailles.


Aujourd'hui Paris-Athènes parle soupe paysanne : 
la Soupe au trahana.

Vous me direz : Trahana, quoi ???

Typiquement grecque, le trahana est encore préparé dans de nombreuses régions de Grèce. A première vue, on pourrait penser à une grosse semoule, comme du couscous ou du boulghour mais en plus "grossier" ; épaississant et nourissant, il est préparé dans les campagnes et était même servi au petit-déjeuner dans les montagnes aux bergers avant leur périple de la journée. Aujourd'hui, retour au source, il revient sur les tables et dans des recettes new-age.

Personnellement, j'ai eu un premier contact avec le trahana avec ma belle-mère : kyria Vassiliki. A près de 80 printemps, elle le prépare toujours et offre à ceux qui l'apprécient leur ration de l'hiver. Bravo kyria Vassiliki !!! Le trahana, j'adore...

Trahana - copyright : Paris-Athenes Blog
Un petit topo sur le trahana : Le trahana se rencontre un peu partout dans le bassin méditerranéen, en Grèce évidemment, en Turquie, en Bulgarie, en Albanie, en Iran et en Irak. C'est une préparation à base de blé concassé (farine) ou de semoule, de lait que l'on porte à ébullution. Le mélange en petits pâtons est étalé et ensuite laissé séché au soleil jusqu'à ce qu'il devienne très dur (4 à 5 jours en général). Puis, ultime étape, il est émietté. Selon les régions de Grèce, il est présenté sous forme de gros grains ou sous forme de boule moulée et creusée à la main (Lesbos).

En Grèce, il existe quatre variétés de trahana – aigre (à base de lait de brebis fermenté, de yaourt ou du babeurre), doux (avec du lait), maigre (pour la période du jeun, sans lait ni yaourt) et xinohondros (aigre-gros) plus commun en Crète.

Le principe de la soupe au trahana est très simple : de l'eau, du trahana qu'on laisse cuire quelques minutes, de la féta et hop vous avez une soupe minute, nourrissante et délicieuse. J'y ajoute un morceau de beurre. Rapide et délicieux, idéal l'hiver. Je m'en sert également dans mes pitas aux épinards, j'aime le goût légèrement aigre qu'il ajoute à la verdure. 

On peut le trouver en supermarché mais c'est le trahana traditionnel "fait maison" par kyria Vassiliki que je préfère.

Le trahana maintenant s'utilise de plus en plus dans la "nouvelle cuisine" : poulet au trahanas à la sauce tomate, poulet farci au trahanas, boulette de viande de boeuf au trahanas, feuilleté au fromage et trahanas.

La soupe au trahana aigre du berger : (celle que je préfère...) pour trois personnes
1 tasse (mug) de trahana
4 tasses d'eau
2 pincées de sel (ou moins selon)
du poivre
du fromage "féta" (selon votre envie) émiettée
1 cuillère à soupe de beurre

Dans une casserole, mettre à chauffer 2mn l'eau, ajouter le trahana, faire bouillir à feu moyen (attention ca colle facilement) en remuant sans cesse. Il faudra plus ou moins 15mn (et même moins) pour finir votre soupe. 2mn avant la fin, ajouter la féta et le beurre. Vous pouvez servir tel quel, ou ajouter des croutons de pains et quelques dés de féta, d'autre ajoutent un bouillon cube...
Bon appétit !




mardi 1 novembre 2011

Référendum, cadeau empoissonné aux Grecs

Le Premier ministre grec, Giorgos Papandreou, a annoncé hier soir la tenue d'un référendum pour le début de l'année 2012. En voilà une année qui commencera bien. On pensait enterrer cette foutue année 2011, mais on est bien parti pour une nouvelle guère agréable.

Personnellement (quoique je ne vote pas en Grèce...) j'aurai besoin d'un bon bouquin "La crise pour les Nuls"pour savoir quoi répondre à la question fatidique du référendum : "Adoptez-vous le nouvel accord ou le rejetez-vous?".

Alors il n'y a pas que les marchés qui vont être effrayés par ce renversement de situation. Les Grecs eux aussi vont être drôlement effrayés, car, c'est une autre chose de critiquer les gouvernants et les hommes politiques de tout bord, et je les comprends vivant au jour le jour les mêmes problèmes (mais sans droit de vote...) et une autre chose de tenir les rênes en lançant son bulletin dans les urnes. Ils seront tous responsables, même s'ils n'ont pas, pour beaucoup, l'expertise pour le faire.

Une petite question bête d'une personne pas politique pour un rond, plus sociale qu'autre chose : Il y a au Parlement hellénique, 300 députés qui ont été élus pour un mandat précis : faire fonctionner "la baraque".
Ou étaient-ils quand il s'agissait de voter le budget des années passées ???
Les commissions parlementaires dans lesquelles ils se doivent participer, gérér, contrôler, ne servent-elles à rien finalement ?
Ces 300 députés sont-ils pas tous responsables devant les millions de Grecs qui ont voté aux dernières élections législatives ?

Hauts risques, incertitude, élections, voici ce qui ressort ce matin des nombreuses dépêches publiées sur le sujet. Alors le PM "ose le référendum" et se targue de dire «La volonté du peuple grec s'imposera à nous». C'est chose sûre, ce droit à la démocratie s'imposera mais qu'en seront les conséquences ?

En attendant, vendredi, un vote de confiance va avoir lieu. Les députés, 300 par leur nombre, seront consultés. En début d'année le relais sera passé aux Grecs : la crise a des causes profondes et multiples mais la plus importante est le manque de confiance vis à vis des hommes politiques.

samedi 29 octobre 2011

En Grèce, on change l'heure

Et oui, la Grèce, comme de nombreux pays européens va changer d'heure ce soir.

Question fatidique : on avance ou on recule ? 

Hop, un coup d'aiguille en arrière, et à 3 heures du matin, il sera 2 heures. Une petite heure de sommeil en plus, c'est tout gagné.

Il va bien falloir une semaine pour se mettre à l'heure d'hiver, quoique ce soit plus facile le passage à l'hiver que le passage à l'été...

Je n'aime pas le changement d'heure ! D'ailleurs je me demande si ça sert vraiment à quelque chose

Demain, il faudra passer toutes les horloges et montres à la nouvelle heure, et surtout ne pas en oublier une. Je panique un peu tout de même, deux fois par an, c'est toujours la même chose, n'ayant pas le mode d'emploi de mon auto-radio, je crois que je vais le laisser à la même  heure, de toutes les façons en mars il faudra faire le sens contraire.

Les journées seront beaucoup plus courtes. A nous donc les sombres soirées d'hiver, à peine sortie du bureau, il fera déjà nuit ... Démoralisant !!!

Prochain rendez-vous : 25 mars 2012.

A Athènes il est exactement


vendredi 28 octobre 2011

Grèce : La fête nationale autrement

Il fallait s'y attendre, la fête nationale du 28 octobre, jour du "Oxi" (Non) a été, c'est le moins qu'on puisse dire, inattendue, quoique ...

En direct depuis les journaux télévisés, la retransmission houleuse a montré des images assez surprenantes :
- à Thessalonique, la cérémonie officielle où prenait part le Président de la République hellénique, M. Carolos Papoulias, a été sabordée. Le pauvre président a déclaré :  "c'est honteux" et "je ne suis pas un traître" répondant à ceux qui lançaient des slogans "Traître, traître" à celui qui a combattu pour la Grèce dans sa jeunesse.
- à Athènes, devant la ministre de l'Education nationale et des Cultes, certains groupes d'élèves représentant leur école, ont tourné leur tête dans le sens contraire au moment où ils passaient devant la tribune d'honneur ; d'autres ont choisi ne pas tourner la tête mais plutôt de tenir haut la main un brassard noir, de ceux que portent les hommes en deuil.

D'un côté nous avons des manifestants qui empêchent le défilé national de se dérouler, de l'autre des enfants qui n'ont pas encore atteint l'âge de voter mais qui par leur attitude traduisent une indignation nationale.

Il est triste, il est vrai, de mélanger un jour historique à ces mouvements de manifestation, mais ce  sont des jours historiques ceux que nous sommes en train de vivre.

J'aimerai pouvoir poser une question à ces jeunes élèves si ce message qu'ils sont en train de passer est une attitude politique ou tout simplement comme ils disent ici "για να σπάσω πλάκα", c'est à dire "pour rire" ou pour faire comme tout le monde. Bien évidemment, je préférerai la première solution...
Ces jeunes sont les futurs votants de demain, les futurs décideurs de ce pays. La Grèce vit des jours dramatiques et de nombreux foyers sont en train de sombrer dans un avenir très très sombre.

Si inattendue que cela cette fête nationale ? mais si triste... ce n'était ni le jour, ni le moment propice. C'est un jour historique où on doit honorer ceux qui sont tombés pour leur patrie.

lundi 24 octobre 2011

Jour férié du 28 octobre, visitez le musée de l'Acropole

Si comme moi vous n'avez toujours pas eu le temps de visiter le musée de l'Acropole, nous avons encore une opportunité le vendredi 28 octobre prochain, qui est un jour férié en Grèce.

Le musée sera ouvert pour tous, gratuitement, et en plus le nocturne fonctionnera malgré le jour férié, de 8h00 à 22h00.

C'est une bonne idée, profitons-en !!! et puis si vous avez un petit creux vous pouvez toujours essayer le restaurant du musée qui lui aussi fonctionnera jusqu'à minuit !!!

Allez faire un petit tour sur le site :
http://www.theacropolismuseum.gr/ 

le Musée de l'Acropole d'Athènes - Wikipédia

 


Le musée en images par Gérard Blanc sur Youtube

 






mercredi 19 octobre 2011

Grèce : le calme matinal ne laissait pas envisager le démon de midi

Gentiment partie à la même heure pour le bureau ce matin, j'ai été étonnée par le vide sur les routes d'Athènes. Je dois dire qu'à circulation zéro, cela valait bien une matinée de dimanche !!! d'août...

Aujourd'hui la Grèce manifestait contre l'austérité

Rien ne laissait envisager cette violence du centre d'Athènes. La manifestation était pacifiste mais nous sommes habitués ici aux hordes de ces fameux "connus inconnus" qui se déchaînent contre les forces de la police grecque, brisant tout ce qu'ils peuvent trouver sur leur passage. Ils étaient il paraît environ 200.

Depuis mon bureau, nous avons entendu la foule scander ses messages, crier leur rage "pacifiquement". Une manifestation comme il se doit.




Rue Akadimias bombardée

Alors que le périmètre de sécurité avait été dressée aux alentours du Parlement hellénique,  à l'extérieur de ce périmètre, c'est la bérézina !

Nous pouvions deviner de loin quand cela chauffait vraiment aux coups de grenades assourdissantes telles des coups de canon que nous entendions.

Le scénario triste mais malgré tout habituel de l'après-manif offrant des images désolantes, les trottoirs impraticables, les avenues centrales bombardées jonchées de débris brûlés, preuve des affrontements. Des feux sont allumés à chaque coin de rues, en plein milieu des artères, grâce aux poubelles qui ne sont pas ramassées depuis des jours et des jours.

La police avait donné l'ordre aujourd'hui de fermer les stations de métro à Syntagma (Place de la Constitution) et Evangelismos. Le plus périlleux était de se frayer un passage jusqu'à la station de métro la plus proche, ouverte, en l’occurrence, la station Panespistimiou. L'atmosphère était étouffante, les yeux et la gorge brulaient. Il faudra que demain je me procure un masque...

5ème grève générale de l'année

La cinquième du nom. La seconde de l'année qui dure 48 heures. La Grèce est paralysée, elle le sera demain aussi. Aujourd'hui ils étaient  plus de 125.000 à manifester. 5000 policiers avaient été déployés au centre de la capitale. Demain, le Parlement doit décider des mesures supplémentaires du plan d'austérité, combien seront-ils ?

Deuxième jour de grève, s’attendre au pire ?

Le rassemblement aura lieu à 11 heures, sur la place Syntagma. Que les forces de la raison protègent les innocents !


vendredi 7 octobre 2011

Grèce : TVA sucrée ou salée ?

Surtout ne vous fiez pas au titre de mon billet. La TVA en Grèce n'est pas salée, elle sera sucrée.

Car voyez-vous depuis hier, les journaux télévisés se font un plaisir de relayer l'information choc sur le taux de TVA de certains produits.


TVA à 13% ou à 23% ?

Voici donc un petit pense bête pour s'y retrouver dans l'absurdité du système : En Grèce, il est d'usage pour beaucoup de Grecs de ne pas prendre de petit-déj en partant au boulot. Il s'arrête au boulanger du coin, s'achète une tyropita (feuilleté au fromage) ou un feuilleté à la crème (sucrée qu'on appelle bougatsa), et un café et s'en va travailler.

scénario n°1 > vous achetez chez le boulanger tout ce qui est à base de pâte feuilletée (feuilleté au fromage, aux saucisses, au kasseri (fromage grec), croissants, crêpes etc sont soumis à une TVA à 23%, que vous le mangiez ''sur le pouce" ou dans la boutique.

scénario n°2 > par contre si ces mêmes produits à base de pâte feuilletée sont sucrés ou contiennent des édulcorants, ils seront soumis à une TVA de moins 10%, c'est à dire 13%. Attention cependant, sur le pouce à 13%, consommé sur place TVA à 23% !!!

scénario n°3 > si par contre vous choisissez d'acheter votre feuilleté au fromage et de le consommer sans qu'il soit cuit, la TVA sera de 13% 


Loin des tables

Voici la théorie de la TVA bougatsa (feuilleté) :
faites attention où vous posez vos mains, éloignez vous des tables, bancs, tabourets et autres menus objets qui pourraient laisser à penser que vous vous posez dans le magasin pour déguster vos douceurs... même si le dit magasin n'a qu'une seule chaise de peur d'être taxé de 10% supplémentaire.

Salé ? : 23%
Sucré ? : 13%
Sur place ? : 23%
Emporté, mais pas salé ? : 13%
Sucré, sur place ? : 23%

La TVA qui fera sauter nos taux de diabète

Si vous avez compris quelque chose à ce charabia, faites moi signe. Je pourrais toujours tenter de vous expliquer. Ce que je peux vous dire, c'est que ce nouveau système va nourrir les journaux télévisés, les blogs et sites d'infos de Grèce et de Navarre?






mardi 27 septembre 2011

Le français à la côte en Grèce dans la publicité

Enn tant que française, cocorico, c'est le moins qu'on puisse dire mais "le français a la côte cette année dans les publicités en Grèce''.

Je dois avouer que les publicités de Cosmote (pour ceux qui loin d'ici ne connaissent pas équivalent d'Orange ou de SFR...) ont tapé haut et fort. En plein boum européen, autour d'une crise qui n'en finit pas, et d'un président Sarkozy qui se démène pour la Grèce, pour le bien des Français et de l'Europe toute entière, la langue française est à son zenith dans les messages publicitaires.

Les pubs de l'été montraient donc l'arrivée de deux jolies touristes en Grèce, sur une île. Vous savez ces îles tant enviées (celles que les Allemands veulent acheter!). Scénario classique, des dizaines de raccoleurs sont là avec leurs pancartes pour attirer des nouveaux clients dans leurs hôtels. Alors que la plupart ne sont pas capables de prononcer un mot de français, voici donc notre "vedette" qui se lance dans une conversation, assez cocasse, à force de mots français pris par ci et par là.

Première vidéo, une réussite : tout le monde connait la publicité et se met à réciter les mots en français balancés par notre vedette : sac voyage, double face ...

 


Deuxième vidéo : nos deux jolies touristes françaises descendent de leur chambre et demande où se trouve la plage : la plage ? la plage, turquoise !


Troisième vidéo : Pool-bar de l'hôtel, notre vedette s'approche de nos deux touristes françaises et s'engage dans une conversation : Paris Saint Germain...

 


Certains diront que ce n'est pas flatteur pour la langue française d'être maltraitée de la sorte dans une publicité. De l'autre, personnellement je pense qu'il vaut mieux qu'on parle de notre langue de cette façon que de ne pas en parler du tout !

Les professeurs de français en Grèce, les associations vous le diront, la lutte pour l'enseignement du français en Grèce est un travail de longue haleine. C'est évident notre type "vedette" a besoin de cours de français ! bon bref, une petite note d'humour dans ces temps gris.

vendredi 23 septembre 2011

En période de crise, tous les moyens sont bons

Les Grecs ont découvert le covoiturage

Après cette semaine où les grèves des transports nous ont un peu perturbé et en raison de la semaine qui s'annonce, il va falloir reconsidérer notre moyen de transport alternatif, la voiture.

Le carpooling qui voit le jour tout doucement en Grèce est une très très bonne idée, qui est apparemment bien entrée dans les moeurs dans les pays autre européens. Personnellement, dans mon entourage professionnel, personne n'habite dans mon coin retiré du nord-ouest d'Athènes.  Aussi, lorsqu'il y a grève, je n'ai aucun autre moyen que de prendre ma petite voiture étant donné que je suis bien trop loin du centre pour y aller à pied (environ 12km). Malheureusement, je ne peux pas partager mon espace. Alors le covoiturrage me semble être une très bonne solution.

Carpooling ou autostop ?

De nombreux Athéniens s'organisent donc via la passerelle Twitter. Avec le signe dièse #carpoolgr ils offrent un transport gratuit à leurs concitoyens. A coups de nombreux tweets ils passent leurs messages à qui veut bien l'entendre et proposent un siège dans leurs véhicules. Il faut bien comprendre qu'ici ce genre d'initiative va prendre du temps à être accepté car je ne m'imagine pas par ex. un Grec s'arrêter devant un abri-bus et de proposer de monter ! A premier abord, cela semble très louche, non ?

Les derniers messages passés sur Twitter ( #carpoolgr) sont assez caractéristiques de l'état d'esprit hellénique :

- un petit rigolo publie :
πάει κανείς από κέντρο προς τα βόρεια (μαρουσοχαλανδροβριλλησια);;; Y a-t-il quelqu'un qui va du centre vers le Nord (maroussohalandrovrilissia) ??? (dixit un condensé de trois villes du nord-est d'Athènes Maroussi, Halandri et Vrilissia)

- un réticent à l'Europe :
παιδιά --> ,πιο Ευρώπη πεθαίνεις
les amis --> , plus Européen tu meurs

- un emballé par l'idée :
σαν ιδέα έχει τέτοιο fun που νομίζω ότι θα ευχόμαστε να έχει πιο συχνά απεργίες στα μμμ.
comme idée tellement "fun", on espère qu'on aura des grèves plus souvent

- un vespapool, cool :
Απο Γαλάτσι-Εξάρχεια στις 21:00 (βεσπα)
de Galatsi à Exarchia à 21h00 (en vespa)

- un dragueur :
cougar αναζητα το επομενο θυμα του :-P Kατα τις 16:30 θα φυγω απο Μοσχατο για Αγ.Παρασκευη Ζητω παρεακι.
Cougar recherche sa prochaine victime :-P Je partirai vers 16h30 de Moschato pour Agia Paraskevi. A la recherche de compagnie.

- un débrouillard qui fait de l'humour :
Τωρα με την καρτα δακτυλιου λεω να κανω το carpooling επαγγελμα
Avec ma carte de libre entrée dans le centre ville, je pense à me reconvertir en carpooler professionnel

vendredi 16 septembre 2011

Quand les autruches releveront la tête en Grèce

La politique de l'autruche vous connaissez ? Bien sûr que vous la connaissez. Pour reprendre les termes d'un dictionnaire en ligne, l'expression  "rappelle la légende selon laquelle les autruches s'enfouissent la tête dans le sable lorsqu'elles ont peur, ce qui leur évite de voir ce qui les menace. "Appliquer la politique de l'autruche" signifie donc que l'on refuse de voir le danger là où il est".

Les Grecs payent la dette, pas ceux du Haut, ceux du Bas.

Je suis fatiguée de lire  tous ses articles de presse les déclarations de type "l'évasion fiscale est un sport national", "les Grecs sont champions de l'évasion fiscale". Bon il y a peut être une part de vérité, c'est clair mais je ne le répéterai jamais assez que les champions de l'évasion sont en général les plus nantis.

Les dernières nouvelles ne sont pas réjouissantes : alors que les fonctionnaires se sont vus amputés de presque 45% de leur salaire, on demande à tous les citoyens de Grèce de vider ses poches (de ce qu'il en reste !) et de payer un impôt supplémentaire de solidarité : 2%, au minimum, sur l'ensemble des émoluments pour l'année. Déjà les enveloppes du fisc sont parvenues dans les foyers avec un paiement obligatoire pour fin septembre ! Les traites ne peuvent pas être étalées à moins de 300 euros.

Quand les autruches relèveront la tête en Grèce

Un deuxième prélèvement cette fois ci sur les factures de l'électricité avec l'avènement d'une nouvelle taxe (en plus des impôts locaux sur la même facture d'ailleurs) sur les biens immobiliers. Il ne fait pas bon être propriétaire aujourd'hui ! Déjà certains indignés appellent au boycott de cette taxe sur l'habitation au risque de se faire couper l'électricité puisque c'est le chantage qui est joué.

Alors les Grecs se posent la question des biens immobiliers de l'église ? Seront-ils, eux, épargnés ? Déjà le Saint Synode à force de communiqué essaye de se justifier en énumérant les impôts qu'ils payent. Faudrait-il les plaindre ???

Alors vous me direz la politique de l'autruche ... mais quel rapport ? Le danger en Grèce est bien palpable. La crise, on est en plein dedans, on la vit au jour le jour. Ailleurs, dans les autres pays européens du Nord, on tente bien de présenter un pays hors norme et un peuple irresponsable, mais ne refusez-vous pas de voir le danger où il est ? pas seulement hors de nos frontières...

A lire sur mon blog :
La semaine de 40 heures pour les fonctionnaires grecs 


 

 

samedi 6 août 2011

La semaine de 40 heures pour les fonctionnaires grecs

La Grèce en crise, les fonctionnaires.

Ca y est, le couperet est tombé hier 'hui dans tous les JT de Grèce : Les fonctionnaires vont dès la mi-août passer de la semaine de 37,5 heure à la semaine de 40 heures, comme les employés du secteur privé. Ils ont même priés avant le 8 août de leur faire part de leur décision sur le choix d'un horaire qui leur sera appliqués. Plus précisément les horaires appliqués seront : 7.00 à 15.00 - 7.30 à 15.30 - 8.00 à 16.00 - 8.30 à 16.30 ou 9.00 à 17h00.

Bon qu'on se le disent, à mon avis, cela ne changera pas grand chose car la différence est moindre. C'est une question de mentalité tout simplement et de personne. Je dirais même tout réside dans la capacité du chef de service de bien mener ses troupes. Quant au service au public, quand il existe, il n'en sera que moindrement amélioré. 

Placebo

Il faut avouer que les mesures de restriction ont durement touché les fonctionnaires. C'est comme si tout le poids de la crise s'était porté sur eux. Ils ont quand même perdu l'équivalent de deux mois de salaires sur l'année et je passe tous les autres détails. Je ne pense pas que 2 heures 1/2 supplémentaires changeront quoique ce soit : c'est donner une aspirine à un grand malade. Et comme tout le monde s'acharne sur les fonctionnaires, certains seront même heureux de l'entendre.
Je ne veux pas me faire le porte-parole de la fonction publique, mais pourquoi s'acharner sur les retraités et les fonctionnaires quand ceux qui devraient payer ne le font toujours pas ?

Massacre à la tronçonneuse

Je ne voudrais être à la place de familles dont le couple est dans la fonction publique car leur budget en a pris un sérieux coup et ce n'est malheureusement pas la fin. De nouvelles coupes sont prévues ce mois pour 700.000 fonctionnaires,  correspondraient selon le quot. ETHNOS à des réduction de 16 à 97 euros supplémentaires sur les primes.

Sur les fonctionnaires

Les fonctionnaires, comme partout d'ailleurs, profitent et ont profité de la situation. C'est vrai que dans certaines administrations leur culot est un paroxysme. Beaucoup d'entre eux se croyant "intouchables"  ont un comportement de vainqueur face au commun des mortels : le citoyen. Le citoyen, se croyant lui,  en situation inférieure, baisse la tête pour ne pas fâcher celui qui "détient le pouvoir".

Il y a,  plus que les coupes budgétaires, un énorme travail à faire ici sur la mentalité des fonctionnaires, sur leurs devoirs en tant qu'employé : Arriver à l'heure, partir à l'heure, être aimable, serviable, ne pas faire simplement acte de présence mais travailler, être conscient qu'il a  un emploi stable et durable ...

Les centres de service aux citoyens- KEP

Il existe ici un service, réussite extraordinaire !, qu'on appelle KEP. Ces agences établies dans toutes les communes de Grèce et quartiers de la capitale et des grandes villes, procurent des informations et offrent des services au citoyen, se font le relai entre les citoyens et les administrations grecques. De par mon expérience, ils travaillent vite et bien. Ces agences mériteraient d'avoir leur compétences augmentées. Cela désengorgerait les administrations et permettraient, peut-être, à ces dernières de bien accomplir leur travail. Ils ont des horaires adaptés à la vie normale des citoyens, certains sont même ouverts le samedi matin.


Intéressant, à lire :
Georges Langrod - Réorganisation de la fonction publique en Grèce / OCDE 1966






jeudi 4 août 2011

Zaime pas les taxis grecs

Bon en général j'essaye toujours d'accorder aux autres le bénéfice du doute. Mais croyez moi pour le cas des taxis en Grèce, c'est plus fort que moi j'ai une pointe de méchanceté sur le bout de la langue.

Taxis en grève, luttent pour leur monopole

Depuis la mi-juillet, en pleine période touristique, les chauffeurs de taxis contre la décision du gouvernement grec d’ouvrir et libérer leur profession, au même titre que d'autres professions (avocats, pharmaciens et autres) ont entamé une grève en bloquant autoroutes, ports de Grèce, forçant les touristes à passer les barrières, marcher pendant des heures sous le soleil brûlant pour accéder aux transports en commun. Ils n'ont que faire de la conjecture actuelle, de l'état de presque faillite de l'Etat et réclament à corps et à cris leurs dus.

Aidez donc moi à comprendre pourquoi ces chauffeurs qui il est vrai ont payé à prix d'or à une époque d'âge de fer leur licence de taxi, vont contre le vent et la modernité. Pourquoi s'opposeraient-ils à ce que des jeunes sans boulot puissent à leur tour eux aussi profiter d'une licence à un prix plus abordable que celles payées par les anciens du métier et vouloir continuer à payer en dessous de table des licences de taxi  ?


Zaime (j'aime) pas les taxis

Revenons à nos moutons : les chauffeurs de taxis. Pour être franche, je n'ai pas le meilleur avis à leur encontre. Bien souvent impolis, rustres, roublards et malins, il faut vraiment connaître le pays pour les affronter. Il faut cependant noter que les taxis jaunes  (ils sont jaunes à Athènes, en province il y a des autres couleurs) est un mode de transport assez utile en Grèce, d'autant plus qu'ils sont assez bon marché, il faut l'avouer, par rapport aux autres capitales européennes.

Le 1er problème rencontré est le manque de borne de taxis et quand il y en a, aucun respect. De toutes les façons, pour "attraper" un taxi il faut être entrainé.
C'est un peu comme le parcours du combattant :
- se mettre au bord de la route, en regardant bien si personne ne se trouve avant vous, sinon : loupé ! on vous chipera le taxi.
- Quand un taxi passe, bien se mettre en position, être dans la bonne direction, lever la main et hurler votre destination (le quartier et pas la rue) alors que "cher chauffeur" ralentit un peu sa vitesse. Ne vous étonnez pas d'ailleurs si il y a d'autres passagers à l'intérieur du véhicule : ici c'est courant. On partage, mais on paye quand même !
- Suspens. Il peut s'arrêter 50m plus loin ou appuyer sur l'accélérateur. Le chauffeur est roi et choisit ses courses.
- Si vous avez de la chance vous tomberez sur un chauffeur sympa (ils sont rares...).  L'état des taxis laisse à désirer, quoique ces dernières années, il y a eu un renouvellement des véhicules. Ne vous étonnez pas si le chauffeur fume, peste ou s'énerve pour un rien. Même si vous êtes les premiers entrés dans le taxi, le chauffeur ne vous demandera certainement pas votre autorisation pour faire monter d'autres passagers et même vous faire un "petit détour" pour ne pas perdre la course.

Bref, après avoir gouté plusieurs fois à l'amabilité de ces messieurs (très peu de femmes dans le métier), je préfère prendre le métro, le bus ou aller à pied lorsque je circule dans le centre d'Athènes.
Plus de 15 jours sans taxi à Athènes, finalement c'est le rêve : on circule beaucoup mieux. Nous sommes nombreux à savoir qu'ils s'arrêtent n'importe où et n'importe comment, ont un comportement de véhicule prioritaire sur les routes.
Fort  heureusement, il est plus facile de se passer de taxis que de se passer de métro dans la capitale.

On annonce ce soir que les grèves des taxis devraient cesser vers la fin de la semaine. Voyons voir ...






mardi 14 juin 2011

Grèce : En attendant l'orage les rats quittent le navire

Tiens, tiens, tiens ...  Les rats ont une conscience.

A la veille de la grande grève de demain (15 juin), un rat quitte donc le navire. Une figure (pas des moindres) du parti au pouvoir vient d'annoncer qu'il quittait son groupe parlementaire mais qu'il resterait député indépendant de sa région.

Ok. Ca pourrait être une solution M. Lianis.
Mais... je ne sais pas ... dans chaque famille (et un parti politique est une grande famille) il y a des hauts et des bas. Mais, quitte à quitter le navire parce qu'il y a tempête, c'est un grand pas !

Ce député  a donc un problème de conscience. Le peuple grec - dit-il - humilie le parlement  et ses députés par ce qu'ils ont été eux mêmes humiliés et lésés par le système. Il se confond en plates excuses.
Voilà on dit pardon, on passe l'éponge et on oublie tout ???

Non, non, non ...

En votant pour chacun des députés le peuple grec leur a donné le pouvoir mais le pouvoir est un cadeau empoisonné, auriez-vous oublié vos obligations ? Ne devraient-ils pas tous, tous partis confondus, essayer de sauver leur pays ?

Serait-il un des premiers rats à quitter le navire ? D'autres y songent ? Ceux qui gouvernent ? Ceux qui ont gouvernés ?

Histoire d'un orage d'été.


lundi 13 juin 2011

Trois fois sept : Les indignés de Grèce, vingt-et-un jours demain

Trois semaines.
Trois fois sept : vingt-et-un rendez-vous sur la place Syntagma.

Les indignés tiennent bon. Ils sont toujours là fidèles au rendez-vous quotidien de 18 heures.

La place de la Constitution (Syntagma) comme tous les soirs se remplie petit à petit. Il n'y a pas que des jeunes, il y a les familles, les papous et les yiayas et leurs petits-enfants. Même si vous de l'extérieur voyez ces démonstrations comme une grande fête. Le coeur n'y est pas, il est blessé car l'avenir devient de plus en plus sombre.

Les discussions vont bon train, elles sont très caractéristiques :
- Ti kaneis ? Comment vas-tu ?
- Ti na kano ? Que veux-tu que je fasse ?
- Diskoloi kairoi ! Les temps sont durs !
- Diakopes ? Les vacances ?
- Diakopes ! pouthena... Vacances ! Nulle part ...
- I douleia ? Le boulot ?
- Kleissane to ergostassio. Ils ont fermé l'usine.
- Eimai sto tameio anergias, allo tipota ! Je suis aux assedics,  rien d'autre ! ...
- Ta paidia ? Les enfants ?
- Ti na kanoun ta paidia ? Qu'est-ce-qu'ils peuvent faire les enfants ?
- Kalytera na fygoun. Il vaudrait mieux qu'ils partent (de Grèce)
- Nai na fygoun ! Oui qu'ils partent !
- Emeis tha anteksoume ! Nous, on s'en sortira !

Voilà les dialogues fréquents que nous entendons chaque jour.

Les Grecs n'ont malheureusement plus aucun repère. Le système politique est finalement pourri jusqu'à l'os. J'entends dire par certains que le climat rappelle la "metapolitefsi", c'est à dire l'époque de transition politique d'après le régime des colonels au régime dit "démocratique" d'aujourd'hui. Le ton sur lequel sont dites ces déclarations est assez déroutant. On ressent un mélange de peur à la marche arrière entamée et une pointe de révolte face aux 300 députés de la Vouli (Parlement).

Les Grecs ont une envie de bouger mais ne veulent d'aucun encadrement politique qui soit. D'ailleurs, ils tiennent bons au jour 20. Certains ont essayé de s'appropier pour des fins politiques les bonnes causes des citoyens mais ca ne marche pas, du moins pas encore. Même les médias ont su, pour une fois, prendre de la distance. Ils se contentent de commenter et c'est très bien comme ça.





mercredi 1 juin 2011

Une prière pour nous "Indignés"


Je suis agréablement surprise qu'après plus de huit jours de rassemblement sur la place historique et pleine de symboles qui est Syntagma, le combat est toujours aussi pur qu'au premier jour.

Un vrai camouflet aux manifestations d'avant !

Hommes, femmes et enfants s'y retrouvent chaque soir, ils sont des milliers et sont là pour montrer leur mécontentement mais aussi leur peur du lendemain. D'autres s'y sont installés pour de bon, on y trouve des campements, des mini expositions. Aucune haine, mais du désespoir pour certains, un réconfort pour d'autres. Tous sont unis, solidaires pour leur Grèce, face à la Vouli, le parlement hellénique. Ils manifestent toutes paumes ouvertes face aux 300 députés de leur assemblée.

Aucune réponse.

Pas de foule enflammée, des hommes et des femmes comme vous et moi. Rien de bien particulier sinon un souci commun : comment s'en sortir ?

Aucune réponse.

Ils sont tous prêts à faire des concessions, et Dieu FMI le sait bien, ils en ont fait des concessions depuis plus d'un an :
- perte de salaire pour les fonctionnaires
- gels des salaires et des retraites
- hausse de la TVA
- perte de pouvoir d'achat
- retour de l'inflation galopante
- chômage
- plans d'austérité
et j'en passe

Les Grecs seront-ils obligés comme à des moments de leur sombre et triste histoire de s'exiler pour un meilleur lendemain ? L'horloge a-t-elle fait marche arrière soudainement ?


Alors je prie pour la Grèce, pour les Grecs et pour nous autres.  Une prière pour nous "indignés" d'Athènes, de Thessalonique, de Patras, de toutes les villes et lointains villages de Grèce et de Navarre :


- que la lutte du genre humain soit pure
- que leur combat soit compris
- que leur peine soit récompensée
- que les partis politiques ne soient jamais mélangés au combat
- que les syndicats soient éloignés de la foule des citoyens
- que les "anarchistes connus inconnus" soient chassés des manifestations
- que les grands discours ne soient plus vénérés

Alors les citoyens indignés auront gagné leur pari. Celui d'être un tout, celui d'être La Démocratie.

Alors seuls les actes seront recompensés.

jeudi 26 mai 2011

La force tranquille des citoyens grecs indignés

Ils étaient 22.000 il y a quelques jours. Ils sont près de 59.000 à cette heure précise.
Malgré l'orage qui a explosé sur Athènes aujourd'hui, beaucoup sont au rendez-vous des "citoyens indignés de la place Syntagma" pour la deuxième journée consécutive.

Force tranquille des citoyens en colère. Inspirés par les indignés espagnols, bousculés, les Grecs sont encore ce soir au rendez-vous. Nous sommes tous au rdv, dans toutes les plus grandes villes de Grèce, sur les îles.

Tous unis, indignés et en colère, pour le meilleur et pour le pire. Prenez-en de la graine chers politiciens, tôt ou tard ceux là voteront. Ils sont là devant vous, silencieux, ils osent vous affronter pacifiquement.

Il paraît qu'hier nous étions 50.000 à Athènes et combien d'autres dans les provinces.

- Live sur le site de Skai http://www.skai.gr/

- Livecam

Watch live streaming video from newsittv at livestream.com


mercredi 25 mai 2011

La place de Syntagma tel un essaim d'abeilles

La population grecque a démontré ce soir qu'elle pouvait faire preuve de bonne entente à l'encontre des hommes et partis politiques qui font de la politique au lieu de régler leurs pots cassés.

Ils étaient près de 10 mille ce soir, rassemblés à partir de 18 heures, à l'appel d'un message lancé sur Facebook. Tel un essaim d'abeilles, un bourdonnement se faisait entendre sur la place de la Constitution, face au Parlement. Pas de cris, pas de violence. Seulement des hommes, des femmes et des enfants "des citoyens indignés" («αγανακτισμένοι πολίτες») comme ils se caractérisent.

Sortie de bureau à cette heure précise, 18h, j'avais entendu depuis le matin qu'il y aurait un rassemblement le soir même. La nouvelle s'est répandue très vite via les réseaux Facebook et Twitter. D'ailleurs il faut préciser que depuis le début de la semaine, déjà, un stand avec une pancarte mentionnant "Les Citoyens en ont raz le bol" s'était établi sur la place. Il y a avait tous les soirs un peu plus de monde. Mais ce soir j'avoue que cela dépasse toute espérance.

Les slogans de la place ''On est réveillés ! quelle heure est-il ? Il est temps qu'ils partent". Et une foule qui s'agrandit de minute en minute. Incroyable ! Le métro est inapprochable tant il y a des citoyens qui s'avancent vers la place.

Que font les partis politiques en ce moment ? Ils critiquent un gouvernement qui essaye de sortir du bourbier qu'ils ont hérité aux dernières élections, non pas qu'ils ne sont pas fautifs eux aussi mais enfin ils essayent de faire quelque chose.
Hommes politiques de toute part, oubliez donc cette fichue politique et tentez donc de sauver le pays au lieu d'enfoncer le clou plus profondément. Unissez-vous, comme les citoyens humbles et simples savent le faire, démontrez donc que vous êtes capable, unis, de sauver votre pays et ses citoyens. Acceptez ce consensus, il sera bien temps après d'en tirer les bénéfices.

samedi 14 mai 2011

La Saint Nicolas autrement

Retour au village natal

Le week-end dernier, j'ai pu - enfin - visiter le village de mon beau-père. Comme j'aurais voulu qu'il soit là lui aussi... mais le destin l'a voulu autrement. Ce village perdu au bout du monde a vu naître mon époux, Nikos.

1ère indication sur la route : SELOS
Il aura fallu plus de vingt ans passés ici en Grèce pour finalement découvrir ce magnifique endroit, si difficile d'accès, mais où la nature a repris le dessus puisqu'il est dorénavant complètement déserté. Les dernières familles parties, quelques couples très âgés, ce village qui comptait dans les années 60 de nombreuses petites habitations est un village fantôme où les dernières maisons sont à peine visibles.


Selos, Evritania (Σέλος)
Et au milieu de toutes ces mémoires, il existe une superbe petite église : Saint Nicolas (Agios Nikolaos). Et ceux qui ont vécu là bas, mais aussi leur descendance, se sont promis de s'y retrouver chaque année et d'y fêter la fête du saint protecteur du village : Selo. Tous les ans, le 9 mai, une centaine de personnes (ils sont de moins en moins chaque année malheureusement...) participent à la kermesse du village pour la Saint Nicolas de Vounenis (ναός του Αγίου Νικολάου του εκ Βουναίνοις).

Parti de la ville de Lamia, nous nous sommes en allés vers Karpenissi (Evritania). Je vous parlerai pas du voyage jusqu'au village de Selo qui est, à partir de Kerassochori, très difficile. Il faut emprunter un chemin de terre, parfois impraticable d'ailleurs surtout pendant l'hiver, dans les montagnes, avec le ravin sur le côté et à peine de place pour une voiture qui se doit être un 4X4... Il faut avoir le coeur bien en place !

Selos, Evritania (Σέλος)
Eglise de Saint Nicolas (Αγιος Νικόλαος, Σέλος)
Selo est un village de montagne situé sur les pentes du Mont Agrafa à une altitude de 1000 mètres, à quelques 70 km du chef-lieu Karpenissi. Il est situé près du village de Marathos, à qui il est rattaché administrativement, et est le berceau du très célèbre Katsantonis. Ne le cherchez pas sur les cartes, il est bien souvent complètement oublié ! Il faudra descendre, monter et redescendre les pentes de la montagne pour enfin arriver au fond du ravin, avec pour vue le magnifique lac de Kremaston.

Selos, vue sur le lac Kremaston  

Il est difficile d'imaginer que des familles ont pu vivre là bas, tant les conditions devaient être dures. Encore aujourd'hui, ni l'électricité, ni l'eau courante existent. Les ruisseaux sont fleuves et l'eau y coule paisiblement mais comment alors y vivre, y donner naissance, élever ses enfants avec tout ce que la vie peut apporter, accidents, détresse...

Aujourd’hui, la kermesse ne réfletait qu'amour et convivialité. On s'est tous retrouvé autour de l'église de Saint Nicolas, nous y avons suivi la messe, partagé le pain avec les anciens habitants du voyage, parmi eux des oncles et des tantes, des cousins et cousines plus ou moins éloignés mais si proches.

Selos, Σέλος
C'est alors que les tables petit à petit se dont dressées puisque chacun d'entre nous avions apporté des vivres pour partager le déjeuner dans ce hâvre de paix, dans la verdure et la fraternité. Et comme en Grèce tout événement majeur de la vie est accompagné de musique, un orchestre était présent et les convives se sont levés et ont dansé au rythme de la musique locale.

Agios Nikolaos, clocher
Puis il a fallu partir, abandonner ce si beau village et revenir à la civilisation. Petit à petit nous avons tous pris le chemin du retour. Selo est seul ce soir avec son histoire, sa mémoire, la petite église de Saint Nicolas. Les seuls habitants qui sont restés, sont ceux qui y sont enterrés dans leur dernière demeure, juste derrière l'église.

Selos, ruines de la maison paternelle


Selos, école (Σέλος, σχολείο)

Selos, cabane de l'instituteur du village
Agios Nikolaos, messe devant l'église
Agios Nikolaos, messe devant l'église

Selos, kermesse
Selos, église de Saint Nicolas

Selos, kermesse : musique, chants et danses
Selos, orchestre


Selos, orchestre et son "klarino"






Selos, église de Saint Nicolas

Selos, église de Saint Nicolas

Selos, église de Saint Nicolas

J'ai aimé ce périple qu'on pourrait caractériser de "off the road". J'ai l'intention d'y revenir, avec nos enfants cette fois ci, afin qu'elles puissent s'imprégner de leurs sources. Le village pour un Grec est quelque chose de très sacré : c'est appartenir quelque part ... Elles sont allées tant de fois en France, jamais encore dans le village de leur père, grand-père, arrière grand-père...











samedi 16 avril 2011

Grèce et traditions, semaine Sainte de Pâques

Mon dernier billet était consacré au début du carême. Un mois déjà !!! Celui-ci bouclera l'avant-Pâques et marquera le début de la Semaine Sainte : La Grande Semaine comme disent les Grecs (Megali Evdomada).

Déjà depuis deux jours les magasins d'Athènes tournent à l'heure pascale. Ils sont ouverts toute la journée pour permettre aux derniers de faire leurs achats de Pâques : bougie pour les filleuls, fringues et chaussures en prime ainsi que petites douceurs sous forme de brioches pascales, biscuits de Pâques etc.

La semaine Sainte en Grèce a ses valeurs qu'on ne peut ignorer. L'ambiance est à la fête, elle est joviale et familiale bien entendu !
Les familles grecques se préparent pendant toute la semaine Sainte à l'événement de l'année, car je dois le dire Pâques c'est la fête familale par excellence. Rien à voir avec les fêtes de Noël. Je dirais que son importance dépasse de très loin nos fêtes de fin d'année.

Si vous n'avez pas la chance de partager cette fête avec des Grecs, vous goûterez au fil de la semaine à l'atmosphère malgré tout car c'est contagieux.

Semaine Sainte
Que faire à Athènes quand on est pas du pays ?
Déjà, si vous voulez faire du shopping, ne vous en privez pas. Contrairement à l'habitude, il y a comme pour la période de Noël des aménagements d'ouverture des magasins. Ils sont ouverts de 9h00 à 21h00, sauf le Vendredi Saint où ils ouvriront à partir de 13h jusqu'à 19h00, et le Samedi Saint de 9h à 13h00.
Des achats vous pourrez en faire car de nombreux magasins ont en plus des offres de prix, crise oblige ! Samedi après 13h, dimanche de Pâques et Lundi de Pâques, ils seront fermés.

Que manger pendant la semaine Sainte ?
Alors que les Grecs pour la plupart suivent le jeun au moins pendant cette semaine, je vous invite à goûter à toutes ces spécialités du carême, en passant par tous les plats avec des crustacés, mais aussi tous ces plats à base de légumes verts et de légumes secs. Personnellement, j'adore !

Que voir à Athènes ?
Je vous encourage à demander, où que vous soyez logé à Athènes ou ailleurs, où se passera la procession du Vendredi Saint, le soir après vêpres. La procession la plus spectaculaire est celle de la Métropole d'Athènes qui commence vers 21h00. Comme cette cathédrale se trouve à Plaka, vous déambulerez dans les petites ruelles de Plaka et vous n'aurez pas la sensation de vous trouver en plein centre de la capitale. A savoir : pour ceux qui suivent la procession, il faudra vous munir de chandelles (jaunes) que vous trouverez à l'intérieur de l'église ou auprès de petits vendeurs à l'extérieur.

Mais bien entendu Pâques en Grèce, c'est aussi la résurrection du Christ. Samedi soir, toutes les églises de Grèce vers 23h30 seront bondées et les Grecs attendront dans un brouhaha hors du commun (il faut le voir) le moment où la flamme sortira de l'église. Les Grecs en beaux habits ''du dimanche", de fête, les enfants parés de leurs plus beaux atours tiendront dans leurs mains la belle bougie offerte par leurs parrains et marraines.
Grand moment de fête, de bonheur et de convivialité. Ils se retrouvent tous après pour partager la soupe de Pâques (Magiritsa : je ne vous donne pas la recette. Goutez-y d'abord!). Si vous ne trouvez pas une petite taverne à côté de votre résidence, les grands hôtels d'Athènes proposent tous des menus ce soir là.  Profitez-en, ce sont de très bonnes traditions grecques qui fort heureusement perdurent depuis le début des temps.

Des églises, ce n'est pas ce qui manque : je vous en ai déjà parlé, la cathédrale à Plaka, de nombreuses petites églises à chaque coin de rue, mais encore le monastère de Kessariani, la chapelle Saint Georges du Lycabette (Agios Giorgis) et bien d'autres ...

Le Grand jour
Le grand jour tant attendu, c'est le dimanche de Pâques. Encore que je préfère Pâques en province parce qu'on y ressent vraiment les traditions familiales, très tôt le matin les Grecs préparent l'agneau qu'il vont embrocher pour le déguster en fin de matinée, avec le traditionnel Kokoretsi, les biscuits pascals et les oeufs peints en rouge tellement synonymes de cette belle fête.
Musique, rire et chants, c'est ce que vous découvrirez. Ne refusez pas un mezze qu'on vous offrira. Asseyez-vous avec eux, vivez ces moments intenses de chrétienté et de partage. Du matin, et parfois jusqu'au soir, les familles se retrouvent, vont et viennent, mangent, boivent et partagent leur table avec les voisins et les passants.


A partir du Vendredi Saint et jusqu'au retour le lundi de Pâques, comme tous les ans, Athènes sera très certainement désertée par nombre d'entre nous qui rentrent au village pour fêter Pâques. Les rues d'Athènes en général sont libres et tellement agréables.

Si jamais, le dimanche de Pâques vous voulez vous aventurer un peu loin du centre, je vous conseille les tavernes à Hassia (dans le nord-ouest d'Athènes, je préfère car très familial), le Mont Pentelis ou plus loin vers Vari.

Kalo Pascha !!!

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Tous mes billets consacrés aux fêtes de Pâques sur mon blog :
- C'est ça Pâques en Grèce, fraternité et convivialité
- A la découverte des fêtes de Pâques
- Jeudi Saint orthodoxe - Semaine Sainte
- Les magasins à l'heure pascale





samedi 5 mars 2011

Caremekoulouma et régime méditerranéen

Kali Sarakosti !!!

Le lundi Pur en Grèce c'est du passé. Partout en Grèce, la fin de la période du Carnaval ou Apokries s'est achevé et les Grecs dès demain ont célébré le début du Carême en se réunissant pour le Koulouma. C'est le Lundi Pur, Kathara Deftera ou Ta Koulouma.

C'est un jour très important pour l'orthodoxie puisque le Lundi pur annonce le jeune de 40 jours qui sera observé par certains, pas tous fervents orthodoxes mais fiers de leur héritage. Le jeune en Grèce n'est pas une obligation, il est très souvent également suivi comme une occasion de se purifier le corps des toxines accumulées pendant les fêtes de fin d'année, d'un besoin de se ressourcer l'organisme, pour d'autres de suivre une tradition, plus rarement une obligation religieuse.

En parlant de jeûne ou de diète méditerranéenne, et puisqu'il faut nous serrer la ceinture, sachez qu'en Grèce pendant 40 jours (déjà bien entamés) vous trouverez partout des plats, sandwiches et autres douceurs spécialement préparés pour cette période de jeûne.

Il faut donc rayer de son alimentation la viande, oeufs, lait, yaourt, beurre, crème et fromages, tout ce qui est d'origine animale. On mange souvent des légumineuses, du pain, des fruits, légumes, céréales, pommes de terre, des fruits de mer et des desserts comme le halva (à base de semoule et de pâte de sésame). Le tout arrosé d'un bon vin grec, rouge de préférence.

A vous les bons plats traditionnels grecs :

le pain du carême servi le jour du Lundi pur : la lagana
une bonne salade grecque, sans la féta !
salade de tarama (taramosalata qui tient plus d'un dip), de même avec des pois cassés
des calamars frits ou farcis au riz, les fruits de mer en général
des poulpes à la sauce tomate ou au vinaigre ou préparés avec des petites pâtes
des soupes de tout genre : aux haricots blancs, aux lentilles, aux pois-chiches
des crevettes, gambas ... à la sauce tomate, en risotto, avec des spaghettis
des légumes cuisinés ''mageirefta" : haricots verts, petits pois, artichauds, combos (bamies) ...
des légumes farcis au riz ou trachana : tomates, aubergines, poivrons colorés
des feuilles de vignes farcies
des salades cuites de toute sorte
des spaghettis, ri et pommes de terre comme bon ous semble
des olives
des amandes, fruits secs...

Sur le blog de Mary ''En direct d'Athènes" vous trouverez une multitude de recettes
http://en-direct-dathenes.over-blog.fr

et même le ''junk food" ici on l'appelle "vromiko" (de sale!) ou dans les grandes chaines de resto rapides, tachyfagia, vous proposent des sandwiches et autres hamburgers "made in greece" pour le jeûne :
- sandwiches baguette, au pain complet, avec des légumes et de la pâte d'olive (pasta elias)
- hamburgers "nistissima"
- feuilletés aux épinards ou aux poireaux sans féta


Ici il est normal de trouver dans les restaurants, tavernes ou chaînes de resto rapide des plats et sandwiches pour cette période de carême. D'ailleurs nous en trouvons pendant toute l'année maintenant. Une raison de plus pour suivre le régime méditerranéen.








lundi 28 février 2011

Dimanche de bien-être à Loutraki

Il n'aura fallu qu'une seule petite matinée pour me relaxer comme je ne l'ai jamais fait jusqu'à maintenant, accompagnée de mes deux filles. Une petite matinée entre femmes bien méritée !

A à peine une heure de route d'Athènes, dans la ville balnéaire de Loutraki, non loin de Corinthe, réputée pour son eau minérale vendue en Grèce, existe un complexe spa de toute modernité.
La ville est réputée également pour ses sources d'eau chaude naturelles qui jaillissent dans la région.

En plein coeur de la ville, la municipalité a ouvert il y a moins d'un an, un ensemble à des prix défiants toute concurrence.


Quand vous arriverez dans les locaux de l'établissement vous serez gentiment accueillis par le service d'accueil qui après un passage obligatoire de routine chez un médecin du centre, vous aidera à remplir un formulaire qui vous sera rendu et dont vous aurez besoin à chaque passage. Un membre du centre vous accompagnera dans les vestiaires et vous montrera les lieux et vous expliquera comment profiter au mieux de votre séjour.

[Video] Spa Loutraki


Vous y trouverez dans une ambiance saine et propre :
-Trois piscines intérieures
-Une piscine extérieure
-Bains à jets
-Hydromassage
- bouillonnants
-Hammam
-Sauna
-masque de boue
-Fitness
-Soins esthétiques
-Bar caféteria

Les tarifs sont très raisonnables, à partir de 8 euros par personne pour l'utilisation des bains (20mn), 14 euros/personne pour 70mn avec l'utilisation en plus du sauna/hammam ou 18 euros pour deux heures.





Site : Loutraki Thermal Spa (http://www.loutraki.gr/portal/page/portal/lp/hservices/spa)
Infos en anglais : http://www.visit-lk.gr/en/spa-center.html

Tél. : + 30 2744022215

dimanche 13 février 2011

Agréable pause soleil en plein coeur de l'hiver

En Grèce le soleil est gratuit

Au moins une chose qui ne se monnaye pas : le soleil. Et du soleil on en a ! Tout en espérant que ces chers messieurs de la Troïka, dixit FMI, ne nous demanderont pas une taxe sur le soleil...

Cela fait bien trois jours que nous bénéficions d'un temps de rêve. A pareille époque chaque année nous attendons ce qu'ils appellent ici les alkyionides : les journées Alcyoniennes. Déja en 2008, j'avais consacré un billet sur ce phénomène ("il fait beau aujourd'hui, journée alcyonienne").

Mais pour se prévaloir du nom Alcyonien, il faut néanmoins réunir plusieurs caractéristiques :
Régle n°1 : il faut que la période de beau temps dure au moins trois jours
Régle n°2 : il faut que la température moyenne soit de 4 à 5 degrés supérieures à la normale pour la saison
Régle n°3 : pas de vent
Régle n°4 : la saison des Alcyonides se situe généralement entre le 15 décembre et le 15 février mais en général c'est surtout la deuxième quinzaine de janvier qui est concernée

Prévision pour aujourd'hui : 19° à Athènes en milieu de journée.

Paysage de Grèce, 2010 (c) parisathenes.blogspot.com

vendredi 11 février 2011

Quand le mouvement "on ne paye plus" devient "on a plus rien pour payer"



On s'étonne que des mouvements de protestation s'étendent sur tout le territoire,


Mais le mouvement "on ne paye pas" n'est que le miroir de l'inquiétude nationale. Oui, on refuse de devenir la vache à lait ; on lève les barres des péages ; on refuse l'augmentation de 40% des transports en commun dans la capitale, on s'échange ses billets à la sortie du métro ; on s'énerve après le système de santé publique.

Les routes nationales à péages (l'autoroute à la grecque) : pourquoi payer un droit de circuler sur une route qui est mal entretenue ? la plupart des routes nationales quand elles ne sont pas dangereuses, ne sont pas à la hauteur du prix qu'on en demande. Même si il y a quand même, il faut le dire, depuis quelques années une nette amélioration...
Vous n'avez pas le choix entre les routes à péages et les départementales puisqu'il n'y a pas d'alternative aux routes payantes ou trop peu.

Les transports en commun de la capitale : au 1er février on a imposé une augmentation de 40% sur le prix du billet. Si le métro a depuis sa création notamment amélioré la vie des Athéniens, il reste encore beaucoup à faire pour satisfaire les besoins en transport en commun de la capitale.
Le métro n'est pas présent partout, on a encore recours au bus et nous sommes tributaires des aléas de la circulation de la ville.
Les bus ne sont jamais à l'heure et sont lents. Ne parlons pas du trolley et encore moins du tram.
Le train de banlieue, proastiakos, devrait désenfler les routes mais c'est un moyen de transport qui encore loin d'être terminé et qui a de nombreuses lacunes. La plus importante est que le nombre de train par heure n'est pas digne d'une capitale européenne. Pour exemple, je vous donnerai la ligne Ano Liossia-Le Pirée avec un seul et unique train par heure pendant la semaine et les heures de pointe !

Le système de santé publique et les fameux médecins de l'IKA (sécurité sociale hellénique).  Une vraie honte pour le pays. Il est quasi impossible d'obtenir un rendez-vous dans la semaine qui suit, il faut parfois attendre 3 mois et parfois plus pour obtenir un rdv. Les médecins ne sont jamais à l'heure, sont désagréables et le pire bien souvent incapables. Ils ne sont abonnés qu'à établir des ordonnances. Quand il s'agit d'ausculter les patients, là mieux vaux doubler notre visite par celle chez un médecin privé, par sécurité.
Il y a une médecine à deux et même trois vitesses : une visite à l'IKA chez les médecins du travail, ou moyennant paiement à l'hôpital public chez ceux qu'on appelle les médecins spécialistes. Le troisième choix, si financièrement vous pouvez le supporter, les médecins privés.
Sur ce dernier point, un changement majeur a été amorcé mais très mal organisé. A la va-vite, le ministère de la santé a annoncé une réforme, vendredi dernier, qui donne le droit désormais à tous les assurés de l'IKA de prendre rendez-vous également auprès de médecins agréés, sauf que le système n'a pas suivi. Un vrai capharnaüm ! en pleine période de grippe, les patients se ruaient vers ces médecins de secours, les uns par ce qu'ils étaient souffrants, les autres en mal d'ordonnance.

et tout cela dans une Grèce en souffrance, où on demande aux plus pauvres de se serrer encore plus la ceinture, où ceux qui auraient du payer sont toujours en liberté.
  

vendredi 4 février 2011

Grèce, l'heure de la déclaration des impôts est arrivée

L'année dernière, on nous avait prévenu à grand dam qu'il nous faudrait à nous pôvres consommateurs, garder bien précieusement l'ensemble de nos factures, menus reçus et autres petits papiers qui prouveraient que nous avions bien dépensé tout au long de l'année.

Des factures, encore des factures
Début 2010, on nous a pas franchement dit comment il faudrait nous y prendre. Des fichiers, gratuits, ont circulé sur internet pour y ficher bien gentiment les tonnes de factures. D'ailleurs on ne savait pas exactement quelles factures il fallait ranger pour le moment propice de la déclaration.

Trouver son compte ?
On a donc tout gardé, tout entassé, jour par jour, semaine après semaine, mois après mois.
Rien que notre passage chez le boulanger du coin et la mini facture de l'achat de votre pain quotidien est un calvaire : 365 reçus de 0,60 à 1,20 euros à entasser dans un sac plastique !
Je ne parlerai pas des autres factures. Une montagne de factures !

Une journée de perdue pour le compte du fisc grec
J'y ai passé ma journée à tout bien classer, d'abord par mois, puis par catégorie. Car il y a facture et facture.
Comme une bonne citoyenne, j'ai donc tout classé. Vous me direz j'aurai pu le faire tout au long de l'année. C'est vrai. Mais pris par le tourbillon de la vie qui passe nous avons entassé ces fichus reçus dans un sac plastique. Il a fallu aujourd'hui, vider nos poches, vider les tiroirs, feuilleter certains livres, re-vérifier dans le vide poches de la voiture...

Bien évidemment, hors de question d'utiliser ces fameux fichiers excel pour y noter l'ensemble de nos dépenses. Faut pas rêver ! Si ils veulent faire un contrôle qu'il le fasse, ce n'est certainement pas un fichier excel qui y changera grand chose. Ce qui les intéresse c'est le montant total de nos dépenses sur l'année ; même pas par mois (ça je le fait pour plus de facilité).

Des questions ?
Moi j'en ai. En recherchant le type de factures que nous devons prendre en compte, je m'aperçois que les factures suivantes ne seront pas acceptées dans "le lot de celles qui comptent" :
- factures de téléphone, eau, électricité, gaz (pour ceux qui ont la chance de pouvoir l'avoir !)
- tout billet de transport (train, car, autobus, bateau, avion...)
- j'oublie les billets de transports en commun pris à l'unité, mais les cartes mensuelles ??? pourquoi ?
Toutes ces dépenses qui représentent une grosse part de notre budget familial ne font pas parti des dépenses de consommation ?


J'ai plus de factures que besoin
Qu'advient-il si finalement j'ai plus de factures que j'en ai besoin pour ma déclaration ? Selon un article dans un grand quotidien grec, selon"le ministère des Finances lorsque la dépense est plus que nécessaire, jusqu'à 15.000 euros pour un célibataire ou 30 000 € par famille, le contribuable aurait droit à une réduction d'impôt égale à 10% de la différence entre les sommes déclarées et les dépenses dites nécessaires."

Je n'ai pas assez de factures
En Grèce, il est interdit de jouer aux Ecossais (pardon pour eux, c'est une expression) : Les "tsigkounides" (cad, les picsou et Scrooge grecs sont très mal vus) seront punis par la loi du fisc. Toujours selon le même grand quotidien "lorsque les dépenses sont moins que celles prévues par le fisc, le contribuable paiera un impôt à un taux de 10% égal aux total des dépenses qu'il aurait du avoir".


Et si on ne vous donne pas de facture ? 
Si vous saviez le nombre de fois que j'ai été prise de court par des commerçants qui font semblant de s'oublier et ne vous donne pas de facture. C'est bête mais encore je me sens toute pénaude quand il me faut réclamer mon reçu, et croyez moi cela m'arrive plus souvent dans des quartiers d'Athènes de type Kolonaki qu'ailleurs.

Le système fiscal a mis en place un système où le contribuable devient COLLABO
On a toujours le moyen de dénoncer ces écorces au système, on devient donc dénonciateur, collabo quoi.

Indirectement, plutôt que trouver un autre moyen, on demande au consommateur de se substituer au fisc : en obligeant chaque citoyen de présenter un nombre x de factures/reçus avec sa déclaration des impôts, on "coince" le commerçant, les professions libérales qui pendant de nombreuses années de vaches grasses ont abusé du système, l'ont ignoré au détriment du reste de la société.


Encore des questions
Qu'en est-il de ceux qui dépense davantage qu'il ne faudrait ? Y aura t'il un contrôle sur les grosses fortunes ? sur les gros dépensiers ? Qu'en est-il de ceux qui déclaraient au fisc des montants dérisoires alors qu'ils étaient super propriétaires ou menaient un train de vie luxueux ?


Personnellement
je ne suis pas contre le fait que nous devons tous payer mais encore une fois le petit consommateur est pénalisé par la "bureaucratie" du fisc.

La carte fiscale "Forokarta"
D'ici avril, nous aurons la possibilité d'obtenir une carte fiscale "forokarta" qui devrait nous dispenser de cette collecte de factures. Cette nouvelle carte, qui aura la forme d'une carte de crédit, permettra via un relais dans chaque entreprise (même système que pour le débit des cartes de crédit) d'enregistrer directement chaque achat des contribuables et ce pour s'assurer le montant des 12000 euros non imposable.
Ce qui n'empêchera pas que les contribuables devront néanmoins continuer à recueillir les factures et de les présenter chaque année à l'administration fiscale.
Quelle est donc le bien fondé d'obtenir cette carte ? Le contrôle de nos dépenses de consommation, leur type ?

Et la démocratie dans tout cela ?
La liberté est gravement touchée. Nous ne sommes plus libres, nous qui n'avons rien à cacher, libres de ne pas dépenser si cela nous chante. 
On identifiait les Grecs comme les cigales de la fameuse fable de De La Fontaine ; on l'oblige aujourd'hui à un minima de consommation. On ne laisse pas le choix à ceux qui le désirent d'épargner. On épie en toute légalité la consommation des Grecs. 

Nous comprenons que le pays ne s'en sortira que si les entreprises continue à avoir du rendement mais retournons la question : est ce que le Grec de la classe moyenne a les moyens de consommer ?