lundi 31 décembre 2012

2012 en Grèce. Titrez FIN.

Voilà donc une année qui s'achève. 2012 se termine, pas sous les meilleures augures, pour accueillir dès demain 2013.

Comme tous les ans, nous essayons de faire notre rétrospective de l'année qui vient de s'écouler. 12 mois de durs labeurs, d'espérance, de renonciations, mais aussi d'amour et de liberté, fierté pour ce qu'on a accompli jusqu'à aujourd'hui, 31 décembre 2012.

2012 aura été l'événement du web, de l'information, qu'elle soit bonne ou mauvaise, Twitter, Facebook et autre plateformes qui font s'échapper l'actualité. Cette actualité qui vient du terrain, via nous, simples blogueurs.

2012, aura - encore - été l'année de la crise en Grèce qui s'étend à l'infini. Les images ne sont pas flatteuses, nous perdons nos repères, notre routine de vie face à la misère grandissante qui sévit dans ce pays néanmoins si attachant.

2012 aura été l'année des élections législatives. Le paysage politique est durement touché. Au fil des mois, nous avons redécouvert avec dégoût le visage véreux de la corruption de nombreux de ces élus du Parlement hellénique. Tout n'est qu'intérêt. Quel gâchis !

2012 aura été l'année de la misère collective. La classe moyenne tend à disparaître pour laisser place aux pauvres de demain. Demain, c'est demain.
Baisse des salaires, licenciements abusifs, contrats de honte, harakiri sur les jeunes.
Misère, misère et misère. 

2012 aura aussi


Personnellement, 2012 aura été pour moi et pour mon espace témoin et de défoulement "Paris-Athènes Blog" une année un peu à ralenti. On essaye un peu de se préserver face à ce fléau mondial qui est la crise. On se pose des questions. On essaye de comprendre ce qui est incompréhensible. J'aurais voulu être beaucoup bavarde mais je n'ai pas réussi atteindre mes objectifs. Je me suis tournée vers d'autres occupations, plus ludiques, certainement plus créatrices.

Alors, qu'elles seront les promesses de 2013 ?
Aurons-nous ici bas un semblant de reprise ?
Devrons-nous nous rendre devant la réalité si évidente ? S'adapter au besoin et aux capacités qui nous sont propres ?

Je vous souhaite à tous du plus profond de mon coeur, la santé et qu'elle dure toujours !
Je vous somme de vous battre, pour vous, votre famille, votre pays quel qu’il soit.
Profitez de ces petits moments de bonheur qui resteront dans votre mémoire.
N'oubliez jamais ceux qui, à la fin de leur parcours, nous ont quitté.
Pardonnez ...
Aimez...
Vivez...

Je vous souhaite à tous une très bonne année.
Amicalement vôtre. 


dimanche 30 décembre 2012

J'ai testé pour vous, Amazon livre gratuitement en Grèce


J"ai testé pour vous 


J'ai testé pour vous les services du grand site de vente en ligne parmi une"large sélection de produits à petits prix" AMAZON.

Toujours à la recherche de livres, disques ou autres, à des tarifs "raisonnables", je suis tombée l'autre jour tout à fait par hasard par une annonce en grec comme quoi AMAZON Grande-Bretagne livrait vers quelques pays, DONT LA GRECE, totalement gratuitement !!!

Une grande nouvelle, surtout depuis la quasi disparition dans les librairies en Grèce des livres en français, à part la dernière librairie française "Le livre ouvert" (rue Solonos, à Athènes, à deux pas de l'Institut français).

J'ai dernièrement fait une commande de quelques livres, après comparaison avec les tarifs pratiqués par Amazon France sur les dits livres. Il suffit tout simplement de choisir la mention "FREE Super Saver Delivery"qui sélectionne les produits (même autre que des livres) qui vous seront envoyés sans charge de transport. Moyennant quoi, votre colis vous arrivera par la Royal Mail, certes pas en 24h, mais sous une quinzaine de jours selon la disponibilité des produits.


Pour ma part, la commande a bien été respectée. 
Commande en ligne le 4 décembre 2012.
Arrivée à bon port estimée au vend. 14 décembre.
Arrivée effective, lundi 16 décembre.
Très bon état.

Suivi de la commande de A à Z.

Les avantages et les inconvénients :

Les moins

- site en anglais, connaissances rudimentaires de la langue anglaise très utiles.
- la gamme en français des livres est sûrement moins large que celle d'Amazon France, mais pour ma part j'ai trouvé mon bonheur, avec quelques livres pour mes filles, en anglais s'il vous plait ! ou plutôt please...
- si vous êtes pressés de recevoir votre colis, il vous faudra payer les frais de ports usuels (compter dans les 25€ et plus...).

Les plus

- Tarifs des livres
- Gratuité des frais de port
- Garantie d'Amazon
-  Je l'ai testé !!!! yes my dear...



jeudi 13 décembre 2012

Grèce, mikro megalo trottoir



Chaque matin, dans une banlieue d'Athènes, je gare ma voiture à côté d'une école.

Et chaque matin, je rumine contre ces parents qui ne sont pas capables à apprendre à leurs enfants à circuler comme il se faut : marcher sur les trottoirs. BA ba de la bonne conduite.
Chaque matin, dans une rue très étroite, des gosses et leurs parents se tiennent en plein milieu de la rue, sans donner aucune importance aux voitures qui sont obligées de s'arrêter. Aucune gêne, c'est apparemment normal.


Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les Grecs ne marchent-ils pas sur les trottoirs ?

- jonchés de crottes en tout genre ? non, enfin si peu...
- les arbres y poussent en plein milieu ? oui, dans la plupart des cas
- on y trouve des trous, des bosses, des dalles bancales, si c'est vrai
- les voitures tout simplement s'y font une large place. c'est aussi vrai. (La seule fois où j'y ai garé, si peu..., la mienne je me suis prise un PV !!! )
- ah les scooters y sont souvent garés également
- les scooters y roulent dessus aussi
- et ces beaux et larges trottoirs de la ville d'Athènes, en marbre Mesdames et Messieurs, et oui le grand luxe, mais ça glisse... Attention !
- trottoir café : dans les quartiers commerçants, bien souvent ils sont occupés par les terrasses des magasins

J'en conclu que le Grec est fâché avec ses trottoirs. Des plus anciens aux plus jeunes tous marchent sur la rue plutôt que sur le trottoir, même si ce dernier est large. C'est juste une question de liberté ou de mentalité ? Je n'arrive vraiment à comprendre.


En photo, Hélène en Hellénie, sur son blog micro trottoirs "pas facile d'être piéton"
http://heleneetalain.blogspot.gr/2010/01/les-trottoirs-de-la-banlieue-dathenes.html


lundi 10 décembre 2012

Grèce, des affaires en or


Ils vendent tout. Leur argenterie, leurs bijoux de famille en or, les petits bijoux de baptême, les bagues et autres objets de valeur, en or, offerts par leurs conjoints pour une bouchée de pain.
 
Ces magasins se sont implantés sur tout le territoire, et en particulier à chaque coin de rue de la capitale et des grandes villes de province. Et même dans les supermarchés ! :
 
Carrefour, dans un quartier du nord-ouest de la ville, quartier très populaire, à la limite et aux extrêmes, un stand s’est planté en plein milieu du décor
Alors que le magasin se vide, l’enseigne aux couleurs noire et or, à l’entrée du complexe, nous nargue. Une femme, venue en catimini, tongs aux pieds, justaucorps vieillissant se glisse vers la représentative de la société pour y vendre ce qu’elle peut vendre… Il fait froid pourtant aujourd’hui à Athènes. Elle s’est échappée de chez elle, pour brader quelque gramme d’or pour survivre. On surprend le poids de la honte, courbée, elle n’ose même pas relever la tête, son regard est fuyant, son fardot est lourd. Combien de bouches a-t-elle à nourrir ? Est-elle jeune ou plus âgée ? Impossible à deviner tant sa faiblesse est dégradante. Une ombre qui passe.
 
Avant ce troc était proposé par les bijouteries de quartier. C’est devenu maintenant un commerce avec pignon sur rue. Toutes ces boutiques se ressemblent : on ne peut pas voir ce qui se passe à l’intérieur, tout s’y devine. On y achète la misère jaune or.
 
Avec mon boulot, je me sens presque privilégiée par rapport à nos concitoyens dans le besoin. On en aurait quasiment honte, tellement il y a autour de nous de plus en plus d’amis, famille sans revenu décent. Avoir un travail devient denrée rare.
 
En chiffres :
- Chômage en Grèce en septembre 2012 : 26%
- Le nombre de personnes sans emploi a presque triplé en trois ans
- Le chômage touche particulièrement les jeunes : 56% des 15-24 ans n'avaient pas de travail en septembre, contre 22% en septembre 2008.
- 1,3 million de Grecs étaient sans emploi en septembre, un chiffre record, soit 38% de plus que l'an dernier à la même époque, précise l’institut de sondages hellénique.

samedi 27 octobre 2012

Paris-Athènes aime cuisiner

Et oui, même si ces temps derniers je ne vous ai pas livré de bonnes vraies recettes mise à la mode de chez nous (Grèce), j'aime cuisine et j'aime manger ! Pour ceux qui me connaissent, mes rondeurs en sont la preuve...

Le plus difficile pour un expat de longue durée comme moi, c'est d'essayer de cuisiner des bonnes recettes de chez moi (France) avec les produits du bord (Grèce). Je n'aime pas trop en général acheter des produits de l'importation : parce que
- 1 - il faut aider la production grecque (par temps de crise, c'est la bonne attitude à préserver)
- 2 - il est beaucoup moins cher d'acheter les produits de saison et les produits du pays
- 3 - ces produits sont nettement plus frais que ceux qui sont importés

Alors, habitude prise et ENORME chance, j'ai un superbe marché tous les samedis matin à 200 mètres de chez moi. On y trouve tout, absolument tout. Un beau marché de primeurs comme il se doit. Légumes et fruits, poissons frais et surgelés et tout autre produit que votre foyer aura besoin pendant la semaine.


Samedi : on mange du poisson FRAIS. Aujourd'hui, l'exception ne fait pas la règle, ce n'est pas du frais que nous consommerons mais des croquettes de poisson (morue déssalée que je trouve sur mon marché en congelé). Un petit mélange de recettes françaises avec un goût grec.

Dimanche : il me reste des aubergines que je n'ai pas eu le temps de cuisiner de mon marché de la semaine dernière, mais fraiches comme au 1er jour ! Moussaka au menu (recette).

Lundi : ce sera une journée soupe. Haricots blancs (à la mode de chez eux, Grèce) ou pois chiches (toujours à la mode de chez eux). J'aime ces menus typiquement grecs.

Mardi : poulet ou viande hachée. Je verrai comment l’accommoder.

Mercredi : pasta ! si vous pensiez que les spaghettis c'est une mode italienne, je peux vous dire que les Grecs en raffolent. Ils ont en plus une variété énorme de pâtes succulents du terroir grec.

Jeudi : fricassée au porc. La fricassée à la grecque se sert soit avec du porc ou de l'agneau (quoique certains en fassent avec du poulet), notre fameuse sauce blanche est relevée de citron. Le clou ? on y ajoute des salades qui se cuisent tout doucement avec la viande (céleri branche et antidi - ressemble à de la chicorée frisée montée!).

Vendredi : opération "coup de balai". On termine les restes, si il y en a ...

Et puisque j'aime cuisiner, j'adore surfer sur le net à la recherche de recettes à accomoder. Aujourd'hui, j'ai sélectionné pour vous quelques recettes de soupes sur CuisineAZ :
- Veloutée de laitue
- Soupe de lentilles corail au yaourt
- Soupe aux lentilles


mardi 25 septembre 2012

La Grèce, une bouilloire qui siffle

Bon, on n'aura pas eu trop à se plaindre des grèves jusqu'à aujourd'hui. Il fallait quand même s'y attendre, ça nous pendait au nez.

Déjà la semaine dernière le métro d'Athènes avait lancé sa première grève de 24h. Hier les journalistes et les médias ont eux aussi été en grève toute la journée.


Demain, 26 septembre, c'est grève générale contre des mesures d'austérité qui sont sur le feu. Tout le secteur public sera en grève. Les transports en commun, eux, observeront des arrêts de travail en début et fin de service et ne circuleront qu'entre 9h et 21h00. Si on s'en tient à la dernière grève générale qui avait été très peu suivie, sauf par les fonctionnaires, la journée de demain ne devrait pas être dure. 


Alors comment survivre à cette journée de demain à Athènes ?

Déjà, pour arriver à l'heure au bureau, il va falloir partir au moins une demie-heure plus tôt. Etant donné qu'à cette heure il n'y aura aucun mode de transport en commun, il va falloir faire une partie de la route en voiture. Du moins jusqu'à la limite du centre de la ville en espérant qu'il n'y aura pas trop d'encombrement.

Savoir où garer sa voiture, dans un parking pas trop cher (Kolonaki est intouchable!), dans un quartier pas trop mal famé (faut penser au retour à la tombée de la nuit). Pour ma part, je gare la voiture à deux pas de l'hôtel Novotel, pas top comme quartier mais enfin ce n'est pas le far-west. Le tarif est plus que modeste : 5 euros la journée.

Affublée de mes baskets, armée d'une bouteille d'eau (il fait chaud et humide encore en cette saison) il faudra remonter une partie de la rue Patission, où les magasins ferment les uns après les autres, puis parcourir de haut en bas la rue Akadimias (où il n'y a presque plus aucun magasin) jusqu'à Kolonaki.
Armée de patience, mon kit musique de mon gsm branché sur les nouvelles de la radio, j'arriverai très certainement bien avant la première circulation des bus et trolleys du centre de la capitale.

Je pourrais bien évidemment partir un peu plus tard qu'à l'habitude mais je ne pourrais jamais supporter cet énervement, ces bousculades de personnes qui veulent à tout prix (et je les comprends) passer devant vous et vous prendre la place que vous attendiez bien patiemment. N'oublions pas que nous sommes dans un pays méditerranéen ou bousculer fait partie du quotidien... Ne pas s'en offenser.

Je pourrais également prendre un taxi mais là encore, je suis très méfiante à leur égard. C'est tout ou rien avec eux, soit vous allez tomber sur une personne sympathique, soit sur un ours lâché sur le bitume. Pas envie, non vraiment, insupportable ! Quoique je compatisse à leur misère car depuis quelques temps, on voit les queue leu-leu s'allonger devant les gares principales et stations de métro, sans aucun client. Pas de pitié pour un genre qui osait choisir il y a quelques années leurs clients et vous laissait pantois devant tant d'impolitesse. 

Que dire sur les grèves ? 
Le droit de grève est un droit capital, bien évidemment. En cet état des choses, on ne peut qu'agréer leurs revendications, nos revendications. Droit à l'éducation, droit à la retraite, droit à la santé, droit à la protection en général du plus faible. C'est un combat collectif qui nous touche tous. 

Que dire sur les manifs ?
Ce n'est pas la première fois que j'en parle mais lors des manifs les seuls débordements sont en général causés par les "connus inconnus", anarchistes en mal de violence. Osons espérer que demain, il n'y aura aucune violence. Espérons également que les hommes "in black" dorénavant représentés à la chambre du parlement ne feront pas preuve de force en utilisant à mauvais escient cet esprit de méfiance à l'égard des non-autochtones.

Le retour sera plus dur
Le moment le plus propice aux ennuis se situe en général deux à trois heures après après la fin des manifestations. Si les stations de métro Syntagma et Panepistimiou sont toujours fermées (la police comme les fois dernières a ordonné la fermeture des stations-clés), il faudra descendre Panestimiou et une partie de Patission pour retrouver mon véhicule. J'espère que tout rassemblement aura été dispersé et que le centre sera libéré pour enfin rentrer à la maison.




jeudi 20 septembre 2012

Venus dans ma maison, moi et mon horoscope

J’ai lu par hasard mon horoscope ce matin. Chose bizarre, je ne le fais jamais, car les astres ce n’est pas ma tasse de lait. Je suis, en fait, très terre à terre.


Malgré cela, mon oeil est tombé sur le dernier exemplaire du magazine gratuit (et oui à part deux mag. français que j’achète régulièrement, je dévore les gratuits athéniens… qui sont de bonne qualité) sur la rubrique “Stardust” d’ ATHENS VOICE.


Ah… j”oubliais …. je suis gémeaux, ne vous déplaise. Comme qui dirait, je suis souriante, je suis belle, je suis sympathique, je suis, je suis… d’humeur changeante (non!!!!). Je suis très stable pour une gémeaux.

Alors voici une traduction simplette de mon horoscope hebdomadaire qui m’a fait bien sourire :

(1) Résiste à la tentation d'en dire plus que ce qui est nécessaire, ou moins que de besoin, aux gens qui t’intéressent - qu'il s'agisse de ton compagnon ou ton collaborateur ou ton collègue. Puisque pendant tout ce temps tu vas travailler intensivement, en courant derrière ces horaires à rallonge tout en essayant de mettre un ordre dans ta vie, la vie quotidienne et les questions en suspens, comprends bien que tu ne peux pas rester éveillée au-delà de minuit.
(2) Si tu pouvais partir pour un week-end hors de la ville, ce serait le meilleur usage de Vénus dans ta maison. Conclusion : Puisque la routine et le travail t’accaparent et que tu ne peux pas partir, l’unique solution est de fantasmer sur ton évasion, à moins que Jupiter passe sur ton soleil ; aussi tout est possible - ici comme ailleurs.


Résiste à la tentation d'en dire plus que ce qui est nécessaire, ou moins que de besoin : ça je ne pourrais jamais le faire. C’est plus fort que moi … cela part ! plaise ou ne déplaise. Enfin, je vais essayer de temporiser.


pendant tout ce temps tu vas travailler intensivement, en courant derrière ces horaires à rallonge… : j’avoue que ces horaires sont fatigants, certes, mais je m’y suis habituée. Par contre, j’ai tendance à traîner le soir un peu plus qu’il ne faudrait. Un peu à la grecque quoi !!! Résolution : à 11h,  repos du guerrier !


Si tu pouvais partir pour un week-end hors de la ville : c’est vrai, hors de la ville, quoique chez moi, j’y suis bien, c’est un peu la campagne, j’entends les oiseaux le matin chuchoter qu’il est l’heure de se lever…
Evasion - courte - prévue en octobre, promis, juré ! d’ailleurs si vous avez des bons plans, je voudrais aller voir nos voisins, la ville éternelle, Rome. Un week-end allongé de 4 jours pour y découvrir la capitale italienne, et me goinfrer de spaghettis et de glace à l’italienne.
Ah, “Vénus dans ta maison”, mais qu’est-ce-que c’est que ce charabia ???? Ok, qu’elle rentre dans ma maison, plus on est de fous, plus on rit !!! (dixit l’ignare en horoscope)

En attendant, je pourrais toujours fantasmer sur mon évasion.

Finalement, pas mal mon horoscope, pas trop loin de la vérité. Je verrais bien la prochaine édition...

signature : Gemini



ATHENS VOICE www.athensvoice.gr (le mag culture branché athénien)

dimanche 16 septembre 2012

La Semaine de la mobilité en Grèce commence par une bonne grève

La semaine européenne de la mobilité qui est une grande campagne européenne de sensibilisation à utiliser les transports en commun se déroule cette semaine du 16 au 22 septembre. 


La Grèce n'y échappe pas, même que dès mardi prochain (ou peut être jeudi), il apparaît qu'en guise de transports en commun vous pourrez toujours utiliser vos semelles car il y aura vraisemblablement une grève de 24 heures. La décision sera prise finalement ce lundi. A suivre donc... car le métro, le tram et l'ilektrikos (ligne 1 qui va du Pirée à Kifissia) suivra le mouvement et ce mardi ce sera donc l'enfer athénien !

On ne peut leur en vouloir car leur mouvement se déclenche en réaction à l'augmentation du prix du billet qui devrait passer à 2 euros. Quand tous les salaires sont réduits, des milliers de personnes se retrouvent au chômage, on augmente le prix du transport en commun !!!

La mauvaise nouvelle est que très sûrement les bus bleus du centre se joindront eux aussi à la grève : résultat, super la semaine de la mobilité : NOUS SERONS COMPLETEMENT IMMOBILISES !!!

Mais notre semaine de rejouissances ne s'arrêtent pas là. Samedi 22 septembre, ce sera la fameuse journée "En ville sans ma voiture". En général, les transports en commun sont gratuits. Rien n'est annoncé malheureusement jusqu'à aujourd'hui. Le ministère de l'environnement ne fait aucune annonce.
Un programme est annoncé sur FB (en grec). Entre autre, vous pourrez admirer sur la place Syntagma, le samedi 22/9 de 10h à 14h, un trolley des années 40 et un bus des années 50. Quel programme !

Marquez également vos agendas d'une belle croix rouge : grève générale le 26 septembre.



Aller plus loin :
mon petit billet en date du 14 septembre : 1 billet pour 10, incroyable mais vrai, en Grèce



Un peu de cinéma en Grèce

Le festival du cinéma de l'automne "Nixtes premieras" est annoncé pour bientôt du 19 au 30 septembre prochain.


 


Le cinéma francophone est à l'honneur puisque c'est ce film franco-belge qui fera l'ouverture.  "De rouille et d'os", un film de Jacques Audiart (sous le titre grec "Σώμα Με Σώμα") avec en affiche Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure, et Céline Sallette jouera en salle  le 22 septembre.

Mais aussi :
22 sept. Ernest et Célestine, film franco-belgo-luxembourgeois
26 sept. &29 sept. L'enfant d'en haut, film franco-suisse
27 sept. Cloclo, film franco-belge
27 sept. Monsieur Lazhard, film canadien
28 sept. Laurence anyways, film franco-canadien
28 sept. Hors les murs, film franco-belgo-canadien
28 sept. A moi seule, film français
30 sept. Zarafa, film franco-belge

j'en ai peut être oublié...

C'est quand même un beau palmarès au cinéma francophone... Allons y.
Il paraît que les billets peuvent être d'ores et déjà achetés.

Le programme se feuillète ici : http://issuu.com/20908/docs/orologio_2012/1

NYXTES PREMIERAS, le festival du cinéma de la rentrée.

www.aiff.gr


vendredi 14 septembre 2012

1 billet pour 10, incroyable mais vrai, en Grèce

Cela fait bien longtemps mes amis que j'ai pris ma plume pour vous écrire un mot....

Pas le courage, pas d'inspiration (si justement j'en ai en général), pas le temps (oui il faut dire que je suis un peu dépassée par les événements), d'autres occupations (je tricote, je crochète et ça me délasse!, je pense d'ailleurs créér un nouveau blog sur mes petites occupations), bref, je n'écris que peu.

Une petite nouvelle bien incroyable mais vrai qui est tombée aujourd'hui (lire sur LIFO): le ministère du développement envisagerait pour les transports en commun afin de réduire le taux de fraude et par conséquent le "manque à gagner" de "récompenser" les usagers par le cadeau d'un billet gratuit pour 10 retournés oblitérés.
Pour la petite anecdote, depuis le début de la crise une petite habitude est prise par certains usagers du métro par exemple qui donnent leurs billets à la fin de leur parcours à d'autres usagers - le billet est valable pour 1h30. Bon, enfin j'en fais partie quoique ces derniers temps j'achète une carte mensuelle, mais je reprends ma bonne habitude quand j'achète un billet.
Il faut bien s'entraider tout de même !

Les contrôles sont de plus en plus fréquents dans les transports en commun, notamment dans le métro, en fin et en début du mois.

Une autre initiative du ministère serait d'offrir un rabais à ceux qui se seraient pris une amende dans la mesure où l'amende est payée dans les 10 jours.

Enfin, last but not least, afin d'augmenter le trafic il y aurait une offre sur l'achat d'un carnet de 10 billets, seuls les 5 seront facturés, et l'offre serait valable jusqu'à la fin octobre.

Bon, puisque c'est comme ça, il va falloir que je me renseigne. Je ne m'acheterai pas de carte mensuelle le mois prochain.

Je ne sais pas si vraiment leur système va marcher car j'en connais beaucoup qui malheureusement n'achète qu'au jour le jour, car ils ne savent pas ce que leur réserve le lendemain. Travail ou pas travail ? argent ou pas argent ? choisir de se nourrir ou de se déplacer ?

Heureusement le vélo fait de plus en plus son apparition sur les routes athéniennes. Quoiqu'assez dangereux, on est déjà pas trop tranquille en voiture.... Que faites-vous ce week-end ? une petite balade en vélo, c'est pas  mal, je vous conseille le parc Antonis Tritsis, parc environnemental de la banlieue nord-ouest d'Athènes à cheval entre les municipalités d'Agioi Anargyroi, Kamatero, Ilion...

Bon week-end à tous...


Parc Antonis Tritsis http://www.ornithologiki.grhttp://www.ornithologiki.gr/page_in.php?tID=1990&sID=127




dimanche 12 août 2012

La fièvre du samedi soir

Quand une balade du samedi soir tourne à l’écœurement !

Nous aimons beaucoup, mon mari et moi même, nous échapper lors de nos week-end à Athènes vers la côte de Sounion,  à Anavyssos (Palaia Fokaia tout précisément).

C'est pour nous la solution idéale, retrouver un air de vacances, à 40mn du centre, retrouver nos chers amis Giorgos et Margarita qui possède une taverne à quelques pas de la mer.

Hier soir, nous avions décidé de nous y retrouver avec des amis, un couple avec leurs deux enfants. Une grande balade à deux avec mon époux le long de la plage municipale d'Anavyssos, juste à côté de l'hôtel où nous nous sommes rencontrés il y a 27 ans, avant d'y accueillir nos amis devant la terrasse de la taverne "TO MAïSTRALI" à déguster des plats chypriotes (Margarita est Chypriote et y prépare des plats de son pays avec amour, prépare elle même son fromage pour la semaine, assistée par son mari Giorgos, touche à tout qui fait son huile, son savon, son propre miel...).

Puis, consternation, horreur et décadence lorsque sont arrivés une vingtaine de sympathisants du parti d'extrême droite Aube Dorée avec leur tenue réglementaire (T-shirts noirs et leur marque de reconnaissance ou treillis militaires). Ils déambulaient avec un toupet à la limite du terrorisme en plein milieu de cette superbe place, distribuant des tracts et faisant fuir les semblants immigrés, pour enfin s'installer comme dans un pays conquis en plein milieu de la place publique.

Ceux qui étaient installés aux terrasses des cafés et tavernes se regardaient avec un air d'étonnement et de dégoût sans leur donner la moindre importance et fort heureusement aucun d'entre nous n'a voulu leur reprocher leur comportement puisque nous savons pertinemment que là était leur souhait. Déclencher une bagarre et s'en donner à coeur joie. Provocation et terrorisme, voilà leur technique.

Dégoûtée, car de suite les enfants de nos amis (12 et 8 ans) choqués par leur attitude étaient paralysés de peur, mais de quel droit ces voyous osent faire peur à nos enfants ??? (et quand j'utilise le mot "voyou", j'ai bien pesé cette appellation : l'habit ne fait pas le moine dit-on ... mais il faut les voir).

Bref, après deux brefs passages en "vainqueur", ils se sont attablés pour manger et boire et à coup de "viva" s'en sont allés.

Personnellement c'est la 1ère fois que j'ai pu constater leur façon de faire. A chaud, à part cet écœurement et cette rage qui montait dans mes entrailles, je n'ai que la pitié pour ces personnes qui apparemment n'ont ni l'éducation, ni l'aura d'un mouvement politique réel. Le problème reste bien évidemment qu'ils ne se propagent pas plus dans les couches de la société qui sont de plus en plus éprouvées par ces années de crise.





samedi 7 juillet 2012

Je fais mon marché en Grèce

Et oui, cela faisait bien longtemps que je m'étais mise à écrire pour mon blog.

Première vérité : un peu débordée et saturée du net, je n'ai guère envie en rentrant du bureau de me remettre sur le pc. Après plus de 8 heures les yeux rivés sur l'écran, je sens que je m'use les yeux à la longue.

Deuxième vérité : un peu, beaucoup, dépassée par les événements "socio-politico..." et j'en passe, l'actualité en Grèce me déstabilise.

Troisième vérité : j'ai une nouvelle marotte. Le tricot. Pour décompresser, j'ai trouvé un moyen naturel, armée d'aiguilles, je tricote des snoods, bonnets en tout genre. Je me suis même essayée à monter un pull. Mon dernier essai : des chaussettes à 4 aiguilles !

Bref, mon article d'aujourd'hui n'était pas à la base vous énumérer mes "petites" vérités mais plutôt vous narrer mes petites emplettes du samedi matin. Le marché hebdomadaire.

Déjà, je sens que malgré l'été qui avance tout doucement et rentre dans sa période "peak season", les gens sont toujours dans la capitale (même si je suis quand même éloignée du centre, nous nous considérons comme des Athéniens).

Les caddies ne se remplissent pas à la cadence des années de foison. Ils ne se remplissent qu'à moitié et après une recherche de légumes/fruits de bonne qualité et à bon prix. Ces prix d'ailleurs n'ont que très peu baissés, oubliés les mouvements de cet hiver !

Alors ce matin, ma petite constatation amère : les stands où on trouve les fruits et légumes de bonne qualité sont désertés. Puis à la fin du marché, un stand où les ménagères sont regroupées, fait son apparition. Le marchand propose des produits à 1 euro et on s'y colle. Bon d'accord, l'étal n'est pas de première fraîcheur et qualité mais lorsque on n'a plus un centime dans le porte-monnaie, on ne fait pas dans le détail !

La petite anecdote : en novembre dernier, nous avions fait une escapade de 4 jours dans la capitale hongroise, à Budapest. Mon petit pêcher mignon, visiter les endroits où le peuple vit : le grand marché couvert de la capitale. 
J'avais été très surprise à l'époque (et on ne parle que de quelques "petits'' mois en arrière !) par les produits locaux : des ailerons de poulet, du gras au kilo. Vous me direz, c'est la base de leur cuisine. Oui, dans un certain sens, vous auriez raison. Mais après en avoir discuté avec des Hongrois, on s'aperçoit très vite que ce n'est pas un choix mais bien une nécessité. 
Nous en avions discuté avec Nikos, assez perplexes, en se demandant si la Grèce ferait elle-aussi, touchée par la crise comme la Hongrie, un virement à 90°. Je crois malheureusement que nous y sommes.

jeudi 24 mai 2012

Grèce - Et toi qu'est-ce-que tu votes ?

Moi ??? Dieu merci, je ne vote pas !

La Grèce toute entière chuchote Tsipras.
La Grèce toute entière ne se pose plus de question puisqu'elle n'a plus rien à perdre. Ils votent dans le désespoir et dans l'espérance qu'un parti sans aucun pouvoir jusqu'à aujourd'hui pourrait leur rendre un peu de cet espoir.

Parmi tous ceux qui m'entourent, mes amis, Grecs, il y a de plus en plus de chômeurs. Eleni, depuis plusieurs années déjà ; Maria depuis un peu plus d'un an ; Christina, la fille d'Eleni, depuis mardi dernier ; Kostas, le mari d'Eleni a un pied dedans, un pied dehors ; Pavlos, le mari de Maria, à son compte, il est menuisier, se contente de menus boulots pour remplir la marmite. D'autres ont pris leur retraite et le regrettent amèrement.

Quand vous leur posez la question : "Et toi qu'est ce que tu votes ?",
la réponse est tout de suite,  "surtout pas ceux qui nous ont amenés dans cette situation !".
"Qui donc alors ?",
"je ne sais pas ... Tsipras peut-être..."
"Tsipras ? mais c'est la fin de tout!"
"Et alors, je n'ai rien à perdre, rien à gagner. De toutes les façons, rien ne changera"

Les sondages vont bon train. Aujourd'hui encore ils mettent en 1ère place le parti de la gauche radicale, le parti de droite en second et le parti socialiste en 3ème place. Aucun des messages venant d'Europe, brandissant la menace d'une sortie probable de la zone euro, ne fait baisser les numéros.  Bien au contraire, j'ai l'impression qu'ils encouragent les fatigués de la politique à se tourner vers ce parti au président "belle gueule", "beau parleur" et qui ne manque pas de culot. Un vrai effronté de la politique !

Alors, ce 17 juin sera t-il le jour de notre perte ? Serons-nous coupés du reste de l'Europe ? L'apocalypse est-elle annoncée pour le 1er janvier 2013 avec la fin de l'euro et le retour vers une monnaie locale ?

Que de questions ! Quel dilemme pour tout un peuple !

Et puis, il y a les autres, peut être plus lucides, plus effrayés peut être aussi, qui étaient fidèles jusqu'à maintenant aux deux grands partis, qui ont le 6 mai dernier transformé leur vote en choisissant un vote-punition pour un parti tiers, ou ne sont pas aller voter du tout.
Ceux là, même si encore très fâchés, ne trahissent pas leurs anciennes amours, se préparent pour le nouveau scrutin du 17 juin. Que choisiront-ils ?

"Et toi, qu'est-ce-que tu votes ?"


P.S. : pour ceux qui s'étonneraient de mon silence sur le parti xénophobe qui fait couler de l'encre ici en Grèce, je préfère passer outre, ne pas m'attarder sur ce nouveau phénomène de société qui devrait être réglé par la justice.... (avis purement personnel qui n'engage que moi)



lundi 7 mai 2012

Grèce, résultat des élections législatives

no comment

vendredi 4 mai 2012

Ma semaine de Parisienne à Athénienne (2)


Bouquiner :
Le temps s'y prête, du moins pour moi. J'aime lire quand il fait beau, sur la plage, sur ma terrasse. La 35ème Fête du Livre d'Athènes ouvre ses portes (c'est en plein air !!!) samedi 5 mai au 20 mai 2012 à Athènes (Champ de Mars, pour les intimes ! Pedio tou Areos).

Fleurs et café :
La fête des fleurs de Kifissia continue. Métro (Ilektrikos, ligne verte) : Kifissia. Droits d'entrée : 1,50 €/pers. Sympathique.

Après les fleurs, un café chez nos sympathiques amis qui tiennent le café "Café Amaryllis" (15 rue D. Kyriakou, par la rue Drosyni, Δ.Κυριακού 15, Κηφισια) à deux pas du Bois de Kifissia (Alsos Kifissias) sur FB : https://www.facebook.com/amaryllis.kifisia

Elections :
indécise. Ffff heureusement que je ne vote pas en Grèce également. Je commence à mélanger les genres maintenant.


Soleil :
Ah, soleil, soleil, tu es revenu enfin !!!
j'ai hâte d'aller plonger sur les plages d'Anavyssos pour mes escapades athéniennes.
Pour les vacances d'été : inconnu.

Tricot :
J'en suis à mon premier essai de pull. Tout coton. L'aurais-je jamais fini avant la fin de l'été ? pour les nuits fraîches ???

Tsohatzopoulos :
Le vilain feuilleton pseudo-politique-dessous de table-corruption et j'en passe. Je n'ose même plus allumer le JT.

Caramanlis :
Tiens, il a réapparu celui-là !  Je serai à la place de Samaras, je m'en passerai de son soutien. Tu parles, ils nous a mis quand même dans une sacrée pagaille ce garnement !

Taxibeat :
Le taxi athénien du XXIème siècle. Un pc ou un portable android et le tour est joué. Pour visionner où se trouve le taxi le plus proche et on commande notre destination.
https://taxibeat.gr

(ma semaine de parisienne à athénienne du 30 avril au 6 mai 2012)






samedi 28 avril 2012

Ma semaine de parisienne à athénienne

Sciatique :
plus de trois semaine que cela dure !!! souffrons, la sciatique me tue ! je me sens un peu mieux, vraiment mieux aujourd'hui...

Silence :
Désolée mes chers lecteurs, mais je n'ai pas d'inspiration en ce moment. Trop de choses autour de nous, trop d'infos, pas envie d'en parler.

Elections :
France - Grèce
Grèce - France
le même combat
les mêmes questions

Eté :
l'été vient à grand pas. Un peu de soleil dans notre vie, un sourire, une rencontre, printemps-été à Athènes. Super.

Fête :
Tiens, j'avais oublié. C'est ma fête aujourd'hui. Merci Nikos. 28, avril : saint Valérie. Bonne fête à mes homonymes.


Tricot :
Mon nouveau hobby. Cela détend. Il paraît que je ferai une bonne grand-mère (dixit Nikos, merci Nikos !). Quelle idée de me traiter de grand-mère tout de même !!! Bon, c'est vrai dans les magasins de laine à Athènes, on y voit que des personnes de plus de 60 ans... 


Sans logis :
Cela devient vraiment un fléau dans la capitale. Trop triste. Trop de pauvres gens dorénavant. De tout âge et de toutes les couleurs.


Yoga :
Je suis en vacances de yoga en ce moment. Cela me manque. Si cela va mieux (sciatique...), mercredi prochain, je recommence.


Fleurs :
Kifissia, cela commence aujourd'hui je crois. La fête des fleurs jusqu'au 13 mai, le vrai rendez-vous des fleurs de la capitale. Demain, j'y vais.


Cuisine : 
Confiture de fraises !


(ma semaine de parisienne à athénienne du 23 au 29 avril 2012)

mardi 6 mars 2012

Habiter autrement à Athènes

Les temps sont durs en Grèce, encore plus dure est la situation dans la capitale quand nous constatons que cette ville regorge maintenant de clochards-sdf qui faute de moyens ne peuvent se cacher sous les ponts comme à Paris et s'étalent sous les stoas, autour des places principales, dans les recoins des quartiers "dits" malsains de la ville.

Nous voyons fleurir dans la ville ces minis refuges de cartons qui me font penser aux cabanes que nous aimions monter dans le jardin et les terrains vagues quand nous étions plus jeunes.

L'hiver aura été très dur à Athènes - l'hiver rude et glacial n'arrange guère les choses. Ces nouveaux pauvres, sdf, clochards quelque soit le terme utilisé, nullement péjoratif d'ailleurs, déballent leur malheur aux yeux de tous. Fort heureusement, personne ne les chassent. Comment vivre dorénavant dans cette société qui par tradition n'avait pas de sdf ?

Un nouveau genre est né. La société grecque pourtant savait jusqu'à aujourd'hui  protéger, au sein de la famille, les siens. Qu'en est-il de la solidarité personnelle ? Elle s'évapore jour après jour, mémorandum après mémorandum.

J'ose à peine imaginer l'humiliation pour ces Grecs qui se retrouvent à dormir sur les trottoirs athéniens. Ici "vivre à la cloche" n'est pas une institution, ce n'est pas un choix, c'est le coup de couteau final qui achève tout ce qui peut vous rester d'amour propre.

Alors, vous osez à peine les regarder, ne pas s'arrêter, lancer une pièce (si cela peut améliorer quelque chose...). Continuer son chemin... 100 mètres plus soin, c'est la même scène. Rues Stadiou, rue Panepistimiou, en plein centre, en pleine lumière, derrière la Banque de Grèce. Devant, aux alentours de l'Académie d'Athènes, les sages...

Alors ces nouveaux "gueux" ont enflé la population des sans-abris toxicomanes, alcooliques délaissés par leur famille ou sans-papiers immigrés clandestins que nous pouvions compter sur les doigts de la main. Nombre d'entre eux avaient, avant cette descente en enfer, une maison, un emploi, une famille ; une vie normale quoi ! Aujourd'hui, leur seule fortune se résume à quelques cartons, une ou deux couvertures, une bonbonne d'eau.

Selon des études récentes d'ONG, ils sont plus de 20.000 à vivre dans la rue, une augmentation spectaculaire de 20-25%.

Ici pas d'Etat-providence ou si peu ! La crise aidant nous sommes en face à un vrai problème de société. Il existe quelques rares ONG qui essaye d'apporter un peu de réconfort grâce à restos du coeur mais ils sont si peu.

(je pourrais mettre des photos mais j'ai choisi délibérément de ne pas en mettre car à l'ère de l'image, il faut s'en tenir aux mots. Trop d'images diffusées de la Grèce ne reflètent pas la réalité. Un sans-abri est un sans-abri. Pas besoin d'une image pour faire passer mon message)

jeudi 1 mars 2012

La revanche de la patate

"Vous ne savez pas, vous les jeunes, ce que c'est d'être pauvre et affamé ..." C'est une phrase que mon beau-père aimait répéter et que mon mari reprend depuis des années en blaguant et qui est aujourd'hui devenue une réalité.


Quand le peuple est affamé et indigné, il prend le taureau par les cornes et s’attèle à améliorer son quotidien.

Vous êtes insatisfaits des tarifs de votre épicier, du supermarché... 
Ici on balaye les intermédiaires !

L'initiative pour le moins originale est récente. Tout commence par les tarifs pratiqués sur les marchés locaux et les supermarchés. Le kilo de pommes de terre est vendu en général à 0,75 €.
Un groupe de bénévoles de la région de Pieria en Grèce lassés de voir que nous payions, sans raison, des tas d'intermédiaires, ont décidé grâce à l'internet d'éliminer ces intermédiaires et de vendre en direct les pommes de terre à des prix défiants toute concurrence.

Du producteur au consommateur

Cette brillante idée bien évidemment a fait boule de neige. L'huile d'olive se vend maintenant de la même manière puis les autres légumes, le riz, la farine ...
De province, l'initiative s'étend sur d'autres régions de Grèce, puis vers la capitale. Des initiatives similaires sont suivies à Veria, Volos, Drama, Larissa et Thessalonique. 
 Une municipalité de la grande banlieue d'Athènes, Pallini, est entrée dans le jeu et vend des patates aux citoyens de sa ville, qui proviennent directement de la région de Nevrokopi direct aux consommateurs, exit les intermédiaires !

Qui sont ces bénévoles ?

Ces bénévoles de Pierias ont donc décidé en février de mettre fin à cette aberration et de contacter les producteurs afin d'obtenir un prix intéressant pour l'achat de 24 tonnes de pommes de terre. Puis grâce à l'internet et via leur site www.otoposmou.gr (leur site est d'ailleurs victime de son succès ce soir !) ont réussi l'impossible. Le succès de leur projet était tel que les 24 tonnes achetées ont disparu en à peine 10 heures. 


Aussitôt, les supermarchés de la région alertés par la perte évidente de leur clientèle ont abaissé le prix de vente de leurs patates à 0,34€. Ils ont quoi être fiers ces bénévoles !!! et ce n'est que le début...

Les indignés inconnus réagissentCe sont de telles initiatives qui nous donnent du courage, nous font plaisir, améliorent notre quotidien. Les citoyens bougent ... Est ce le début d'une nouvelle ère ? Quelque part les choses doivent changer. Le peuple se relève petit à petit et reprend la main. C'est une bonne nouvelle.

Achetons des produits locaux

Pour aider la Grèce, aidons les petits producteurs en achetant des produits de saison, primeurs, essentiellement de Grèce. J'ai toujours trouvé idiot d'acheter des tomates de Belgique en plein hiver, ou des pommes de terre d'Egypte ou de France.

Dernières nouvelles

Grâce au "mouvement de la patate", 1.110 familles de la ville de Katerini ont commandé en 20 heures 75 autres tonnes de pommes de terre. La livraison se fera le 3 mars prochain, sans intermédiaire.
Alors vous souriez ???

mercredi 15 février 2012

On en a parlé ! Paris-Athènes sur France 3

Dans le blog "Du bout du monde… au coin de la rue" (le blog politique des français dans le monde, par France Télévisions) France 3 a consacré un article sous le titre "Grèce : 3 blogueuses et un emballement" à Paris-Athènes entre autres, et à d'autres blogueurs, comme moi, qui au jour le jour sont les témoins de ce qui se passe en Grèce.


Extrait de l'article  :
Aucune des trois n’avait vocation à se lancer dans le commentaire d’actualité. A remonter dans les archives de leurs blogs respectifs, on découvre les préoccupations classiques des expatriés qui cherchent à partager leurs découvertes de leur pays d’adoption. Tourisme, gastronomie, histoire et traditions constituent le fonds de curiosité commun aux blogs « Les carnets de Bérénice », « Sous le meltem » ou encore « Paris-Athènes« .

Oui mais voilà, c’était sans compter sur la violence de la crise qui, depuis des mois, secoue le pays, « leur pays« .  Sur « Paris-Athènes », Valérie Camus l’avoue sans ambages : « je suis passionnément proche des Grecs, même que parfois (ou plutôt très souvent!) je me sens Grecque. Mais c’est normal quand on vit ici depuis si longtemps. Je m’inquiète énormément de notre lendemain, j’ai espoir aussi mais il est si mince cet espoir. »
Portées par le même sentiment (cf. commentaires du billet « qui paiera l’ardoise ?« ), les trois femmes vont avoir le même réflexe, faire de leur blog une tribune, une chambre d’écho à la « détresse du peuple grec ».


C’est  Valérie qui offre « son grec approximatif » pour traduire l’article d’un journaliste du quotidien grec « Ethnos » : « Quel serait le sentiment véritable pour chaque travailleur, si après de nombreuses années d’expérience (sic, dans la même entreprise) payés avec un salaire de 1.200, 1.500 ou 2.000 euros, et qu’un beau matin son employeur arrive et lui dit : « à partir de demain, ton salaire sera … le salaire minimum de base, 750 euros brut ! »




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Lire l'intégralité de l'article : 
http://blog.france3.fr/ftv-expats/2012/02/08/grece-3-blogueuses-et-un-emballement/


dimanche 12 février 2012

Grèce, quand on a plus rien à perdre

une phrase qui revient souvent : quand un peuple n'a plus rien à perdre, il devient de plus en plus menaçant et il faut prendre au sérieux son indignation.

Aujourd'hui c'est un jour crucial pour la Grèce et pour tous ceux qui y vivent, Grecs, immigrés coincés ici parce qu'ils n'ont pas les moyens de repartir dans leur pays d'origine. Les classes moyennes grecques deviendront les pauvres de l'Europe et à mon avis ne seront pas les derniers. D'autres pays suivront, ils sont déjà dans le collimateur.

La nuit sera longue ce soir au Parlement hellénique. Est-ce-que ces 300 députés ont réellement conscience de l'état du pays qu'ils remettent à ces enfants qui feront la Grèce de demain ? La seule chose importante qui ressort de l'actualité c'est qu'ils courent vers la porte de sortie comme des rats qui quittent le navire devant le danger. Bien évidemment, ils pensent tous aux prochaines élections, certainement pas aux millions de Grecs qui meurent chaque jour à petit feu.

Ont-ils conscience qu'ils sont tous responsables (les 300) des politiques menées depuis toutes ces années ? Ont-ils conscience de leurs salaires et de leurs retraites face aux retraités imputés des quelques euros qui leur restaient, ou des "petits" fonctionnaires (ces fonctionnaires de haut rang qui en ont bien profité toutes ces années!) qui risquent demain de travailler et de ne toucher aucun pauvre sou ?

Et l'église dans tout cela ? ne paiera-t-elle donc pas elle aussi un jour ? pourquoi payer les popes avec les deniers de l'Etat ? puisque l'église n'est pas taxée comme le commun des mortels, qu'elle paye donc ses ouailles ! ...

Ont-ils conscience de ces mesures imposées à leur pays ? des droits bafoués ? des taxes imposées à ceux qui ont toujours payé ? Ont-ils conscience que ceux qui devaient payer ne l'ont toujours pas fait ? à quoi ont donc servi ces listes de sociétés et personnalités qui doivent des millions diffusées sur internet ? Petit à petit les Grecs ont été conditionnés à accepter bon gré mal gré ces mesures drastiques.

Demain, comment se réveillera la Grèce ?

Et après-demain, puisqu'il faudra bien qu'il y ait des élections, quel message les Grecs passeront-ils ? Continueront-ils à appuyer ces partis (tous confondus) qui n'ont rien fait lorsqu'ils avaient le pouvoir, et ces autres qui jouent au jeu du "ni oui, ni non" en ne faisant que critiquer et ne proposent rien ?

Les Grecs aujourd'hui n'ont plus rien à  perdre, ils ont tout perdu. Leur souveraineté, leurs salaires, leur espoir du lendemain.

Quel dilemne pour leur prochain vote !!! Sanctionner n'est pas la bonne solution mais quel parti sera à la hauteur ? Avis de recherche.






mercredi 8 février 2012

Grèce, qui paiera l'ardoise ?

Devant mon écran, presque 24h/24H, dans l'attente de nouvelles qui ne seront plus jamais bonnes.
Je suis tombée ce matin sur un article du quotidien grec "Ethnos" du journaliste Giorgos Delastik. Le premier paragraphe de cet article résume en quelques mots la détresse du peuple grec :

"Πώς θα ένιωθε αλήθεια ο κάθε εργαζόμενος, αν μετά από πολύχρονη προϋπηρεσία αμείβεται π.χ. με 1.200 ή 1.500 ή 2.000 ευρώ και ένα πρωί έρχεται ο εργοδότης του και του λέει: «Από αύριο, ο μισθός σου θα είναι ο... κατώτατος μισθός των 750 ευρώ μεικτά!»; Ε, λοιπόν, αυτή τη σκηνή της απόλυτης φρίκης για εκατομμύρια Ελληνες εργαζόμενους επιδιώκουν να νομιμοποιήσουν η ΕΕ και το ΔΝΤ! Οσο απίστευτο και αν ακούγεται, ακριβώς αυτό επιδιώκει η τρόικα!"

Je vais tenter de faire une traduction avec mon grec approximatif appris sur le tas :
 
Quel serait le sentiment véritable pour chaque travailleur, si après de nombreuses années d'expérience (sic, dans la même entreprise) payés avec un salaire de 1.200, 1.500 ou 2.000 euros, et qu'un beau matin son employeur arrive et lui dit : "à partir de demain, ton salaire sera ... le salaire minimum de base, 750 euros brut !" ? Eh bien, c'est cette scène d'horreur absolue que cherche à légitimer pour des millions de Grecs l'UE et le FMI ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, c'est exactement cela que recherche la troïka.
500 euros, salaire de misère

Il sera dorénavant légal pour tous les employeurs d'employer la force et de donner un coup de hache aux salaires de ses employés, et il ne s'en privera certainement, quoique disent les représentants des PME grecques. D'ailleurs depuis plus de deux ans, je connais personnellement de nombreuses entreprises qui ne se sont pas privées (alors que cela n'était pas encore légal!) de le faire. Rupture d'un contrat de plusieurs décades, sans indemnités aucunes, signature d'un nouveau contrat avec un salaire de misère et des horaires (non déclarés) de plus de 50h par semaine, tout cela sous la menace d'un licenciement...

Après "les jeunes Grecs ou la génération des 700 euros", voici donc venue la "junte du travail aux 500 euros pour tout un peuple".


Salaire minimum = SMIC
Fin des contrats = fin des conventions générales collectives

Lire l'article en grec : http://www.ethnos.gr/article.asp?catid=22792&subid=2&pubid=63613264

samedi 28 janvier 2012

L'Euro n'a pas toujours existé

L'euro a dix ans et on en fait toute une histoire !

Toute une histoire pour le garder.
2011 aura été, tout particulièrement en Grèce, l'année de tous les dangers. De fil en aiguilles, de réunions en sommets, le 31 décembre est passé (28 janvier aujourd'hui...) et l'euro est toujours là, même si certains parient sur sa fin.

Mais nous avons tendance à oublier, nous avions une vie avant l'euro.
Personnellement je suis ni pour, ni contre. Une monnaie contre une autre.

Certes, l'euro a facilité les échanges, mais il a surtout augmenté le coût de vie.

J'aimerai revenir en arrière, quand il y avait en France, le francs, et en Grèce, la drachme : année 1988, j'abandonne un salaire plus que raisonnable en France, pour arriver en Grèce pour un salaire de misère (à mes yeux d'alors...). 70.000 drs, voici le montant de mon salaire mensuel de l'époque.

20.000 drs pour notre loyer, les dépenses de consommation étaient moindres car nous n''étions pas aussi envieux. Pas de dépenses de téléphone portable puisque cela n'existait pas (heureusement) puis, encore moins de téléphone fixe à Athènes, pour obtenir une ligne à l'époque, il fallait attendre plusieurs années pour obtenir le précieux numéro. On pouvait toujours racheter une ligne de particulier à particulier, mais cela coûtait excessivement cher. Personnellement j'ai fait une demande de ligne téléphonique en 1988 et nous avons obtenu une ligne en 1991 (entre temps nous avions acheté une vieille baraque qui avait déjà un téléphone...).

A côté de cela, nous avions nos dépenses quotidiennes pour nous nourrir : là aussi, nous nous contentions des produits locaux de saison car peu de magasin proposaient des produits étrangers, par ex. français, à part peut être le AB Vassilopoulos, encore fallait-il en avoir à côté de chez soi. Nous nous contentions des marchés du coin et des supérettes de quartier.

Bien sûr, nos bas salaires ne nous empêchaient pas de profiter de la vie avec le peu que nous possédions. L'été, la mer, le soleil nous remplissaient de joie de vivre pour toute l'année. Les tavernes étaient notre restau de prédilection, elles le sont toujours d'ailleurs.

L'euro depuis nous aura peut être apporté  l'impression éphémère de pouvoir posséder plus, pour ceux qui se ruaient sur les crédits. Avec l'euro, en Grèce, en 2003, les prix ont flambés (comme en France d'ailleurs!), nous n'avions plus aucun repère. Quand j'entend dire aujourd'hui "un euro, deux ou cinq euro, c'est pas cher" : essayez donc de convertir dans nos anciennes monnaies avant de donner un billet de 10 euro comme vous donniez un billet de 500 drs !

Bien sûr, quitter l'euro serait catastrophique pour tous les foyers ou les entreprises ; catastrophique pour ceux qui ont épargné dignement sous par sous et qui du jour au lendemain verraient leurs économies fondrent au soleil. Pourtant en 2002, en Grèce, nous étions heureux.

Ailleurs qu'en Grèce, nous observons un certain retour au protectionnisme. Peut être n'ont-ils pas tort ? Serait-il encore temps en Grèce de changer les mentalités et d'arrêter de croire que tout ce qui n'est pas grec, est forcement meilleur ?

mardi 3 janvier 2012

2011 c'est notre passé, 2012 est notre dur présent

et 2019, notre avenir...

Pourquoi 2019 ? tout simplement parce qu'avant cette date la Grèce n'aura pas remboursée sa dette.

2011, année qui restera dans toutes les mémoires, que ce soit ici en Grèce, ou ailleurs.
Citons quelques événements qui nous auront marqué en 2011 :
des catastrophes au Japon et son triple malheur (séisme, tsunami et catastrophe nucléaire à Fukushima), en Turquie et en Nouvelle Zélande et ailleurs ;
crise en Grèce et crise de la dette européenne ;
des révoltes avec le printemps arabe ;
des révoltes sociales et le mouvement des indignés ;
la chute de dictateurs ;
la tuerie en Norvège ;
la chute de dictateurs et d'hommes politiques ...

Personnellement, 2011 aura été une année, comme les années 1995-1996 ou 1999 (séisme à Athènes), que j'aimerais bien rayer de ma mémoire.

2012 : Pouvons-nous espérer quelque chose de bon alors que tout part en débandade ?  Cette année, nous le savons bien, même si en silence nous prions et espérons le contraire, sera l'année dédiée aux dizaines de milliers de licenciés, aux retraités qui se sont retrouvés du jour au lendemain sans ressources, ou si peu, aux sans-logis et aux jeunes sans avenir.


2012 - 2019 : Déjà beaucoup font le projet de s'immigrer comme jadis leurs grands-parents car le travail ne leur fait pas peur quoiqu'en disent certains.
D'autres, se projettent vers le retour à la terre de leurs ancêtres afin de se réorienter vers le métier d'agriculteur et d'éleveurs. Ils tournent la tête à la ville au contraire de leurs parents qui pensaient que seule la vie à la ville était socialement parlant une vraie réussite.
Que feront ces jeunes diplômés à la sortie des universités ? rejoindront-ils la génération aux salaires de moins de 600 euros ou s'expatrieront-ils ?

Jusqu'en 2019, pas grand chose à espérer, nous tournerons au ralenti, impuissants devant les résultats d'une politique mondiale incompétente.


Il nous faudra reconstruire cette confiance en ne comptant que sur soi-même car ici bas, n'attendons rien de l'Etat qui n'a rien d'un état providence à côté des autres pays européens qui ne sont d'ailleurs pas en meilleur état.

Paris-Athènes souhaite (malgré tout) une Bonne Année  à tous ses lecteurs. Santé, bonheur, amour et gaité et voeux de réussite personnelle et professionnelle.