vendredi 12 décembre 2008

QUE VEULENT LES JEUNES GRECS ? "NOUS VOULONS UN MONDE MEILLEUR"

J'ai été touchée par cette lettre-prière d'amis d'Alexandre qui aurait été diffusée par l'Union des professeurs d'université et publiée par un grand quotidien grec.

" Nous voulons un monde meilleur. Aidez-nous. Nous ne sommes pas des terroristes, des émeutiers à cagoule ou les fameux connus - inconnus. Nous sommes vos enfants. Ceux-là, connus-inconnus ... Nous rêvons. Ne tuez pas nos rêves ! Nous avons de la fougue - Ne nous arrêtez dans notre élan. Rappelez-vous. Vous avez été jeunes vous aussi. Maintenant, nous ne courrez qu'après l'argent, vous êtes superficiels, vous vous êtes engraissés, vous êtes devenus chauves, vous avez oublié.


Nous attendions votre soutien. Nous nous attendions à un intérêt de votre part, que nous soyions pour une fois fiers de vous. En vain. Vous vivez votre fausse vie, vous avez courbé la tête et vous attendez le jour de votre mort. Vous n'imaginez plus rien, vous ne tombez plus amoureux, vous ne créez plus ! Vous achetez et vous vendez seulement. Des matérialistes de partout le monde. L'amour nulle part. Où sont les parents ? Où sont les artistes ?


Pourquoi ne ne sortent-ils pas pour nous protéger ? Ils nous tuent. Aidez-nous ....".

et cette lettre se termine par un postscriptum :

"Ne lancez plus de bombes lacrymogènes, nous pleurons de nous même."
Voilà ce que disait cette lettre d'amis de cet enfant devenu malgré lui un héro. C'est un cri de détresse. Entendez-vous cette génération qui se réveille ? "Nous ne sommes pas ces connus-inconnus, ni ces hommes à cagoule, nous sommes vos enfants".

Presque une semaine après la mort d'Alexandre, Athènes et la Grèce entière ne sont toujours pas remis des événements et elle tardera à s'en remettre.

Les manifestations d'écoliers ont lieu chaque jour dans toutes les villes de Grèce, certains parents les accompagnent. Les écoliers occupent leurs établissements. Depuis lundi, pas cours. Ils refusent de courber la tête. Ils n'écoutent plus diront certains parents ! C'est vrai, ces jours derniers les jeunes ont la rage, ils n'ont plus le choix que de le montrer. A nous, parents de les aider.

Aujourd'hui encore, alors que la situation s'était relativement calmée, il y a eu des manifestations et des échanges vigoureux entre les forces de la police et des personnes comme vous et moi. Pas des délinquants comme certains ont tendance à les présenter mais des écoliers de 13 ans, des parents, des femmes aux foyers, des retraités. Tous ceux qui vivent au quotidien les injustices.

Les images choquent. Y aura-t-il des séquelles ? Très certainement.

mardi 9 décembre 2008

ATHENES A ENTERRE SES COULEURS DE FETE : LE DEUIL ATHENIEN

Athènes a perdu ses couleurs de fête ! Désolation, ravages, rage, pillages.


Voici l'image de quatre jours de troubles à Athènes suite à l'assassinat d'un jeune de quinze ans qui, le jour de la Saint Nicolas, un des jours de fête les plus importants en Grèce, a eu le malheur d'aller fêter avec ses amis la fête d'un Nicolas, un de ses amis. Il n'avait que 15 ans, l'age que pourait avoir votre fils. L'age de la révolte, peut être, mais certainement pas l'age d'être enterré.

Athènes, la désolante. Le centre de la capitale ressemble à une ville bombardée, souillée, violée. La place de la Constitution, la fameuse place Syntagma a été cassée, brûlée, partout vous verrez des bris de marbre, des poubelles en cendre, des bancs brisés... La plupart des magasins de la rue piétonne Ermou sont saccagés, les commerçant désolés, les employés se retrouvent à la veille des fêtes de Noël sans travail. Désolation !

L'atmosphère qui règne dans les rues d'Athènes, autour d'Omonia, de Syntagma, de l'université Polytechnique est suffocante. Nous sommes obligés de nous protéger en plein jour des restes de gaz lacrymogènes. Les transports en commun fonctionnent par altermitance. cet après-midi, à 17h00, les stations du métro Syntagma et Panepistimiou étaient fermées. Les piétons marchent dans Athènes le regard perdu dans tant de violence, hagards.

Toute cette violence est-elle justifiée ? Certainement pas. Il faudrait malgré tout analyser, en mettant de côté ces groupes d'anarchistes, qui mettent à chaque fois le trouble dans les mouvements de manifestations.

Toute cette douleur est-elle justifiée ? Certainement. Demandez donc à cette mère qui a perdu son fils ! Et ne tentez pas d'incriminer ce gosse qui est sorti un samedi soir avec ses amis et qui s'est retrouvé face à un représentant des forces de l'ordre qui n'a pas pu se maîtriser. Les témoignages jour après jour pleuvent et prouvent que la réaction de ce policier était injustifiée. Cet homme, car il s'agit d'un homme, d'un père de famille ,qui peut être par lacune ou par mauvaise formation, ou lui aussi d'un ras-le-bol, a tué un enfant.

A côté de toute cette douleur, il y a un autre problème. Pourquoi les magasins ont été saccagés par ces groupes d'anarchistes et dévalisés dans la foulée par d'autres groupes ? Cela me rappelle les images des Etats-Unis après le cyclone Katrina. Les magasins dévalisés par des groupes de voleurs. Cet après-midi, alors que nous sommes mardi et que les magasins normalement ouverts jusqu'à 21 heures, le centre d'Athènes est fermé, déserté à 15 jours des fêtes de Noël.

Les journaux télévisés, avides d'images, tels des corbeaux, montrent en continu des reportages de la destruction de la capitale ainsi que des images de ce jeune qui a perdu la vie.

La question qui revient en permanence est : POURQUOI ?

La violence engendre la violence. La misère engendre la violence. L'incompréhension engendre la violence. La jeunesse découvre que leur avenir est incertain. Que dire à cette mère face à sa douleur ? Que dire à nos enfants devant tant de haine ?

Que font nos gouvernements devant tant de haine et de violence ? Pourquoi une telle passivité ? Nous n'avons pas le luxe de la réflexion. Les hommes politiques, les gouvernements seront jugés sur leur résultats.

Révolte ou Révolution ?

Une chose est sûre, le décès de ce jeune de 15 ans, Alexandros Grigoropoulos a fait poudrière et boule de neige.


Poème d'Arthur Rimbaud

"Le Dormeur du Val"

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.



modifié le 10 décembre 2008

vendredi 5 décembre 2008

LES GRECS SONT-ILS PLUTOT CIGALE OU PLUTOT FOURMI ?

En cette période de grande restriction, bla bla bla, ici comme par ailleurs, bla, bla, bla, on nous rabache que la crise économique, grand fléau, n'est qu'à son début. On pourrait même dire qu'elle n'a pas atteint ici l'ampleur qu'elle peut avoir ailleurs.

La société grecque telle qu'elle est composée peut faire face en tout temps à toutes sortes de crises. Parce qu'elle est forte, parce qu'elle est unie.

Crise sociale, crise politique, crise économique ....

Il est vrai que ces derniers temps, pris dans le tourbillon mondial et européen, nous sommes bombardés de toute part de messages de nos leaders nous annoncant une crise très sévère.

Voici le message - il est mondial : Il faut se serrer la ceinture.

La famille grecque n'est guère dépensière même si ces dernières elle a tendance à succomber à la frénésie occidentale d'acheter, plus qu'elle en aurait besoin, des choses complètement inutiles. C'est donc ça la société de consommation me direz-vous.

Cependant, les Grecs sont plutôt fourmis que cigales.

Le souci majeur d'un père est de protéger sa famille et ses enfants. Par tradition et quant il peut bien sûr, il se saignera aux veines pour assurer un toit à son fils, à sa fille, leur offrir un mariage décent. Et ses enfants feront de mêmes pour leur propre progéniture. C'est pour cela qu'il y a un nombre importants plus qu'ailleurs de propriétaires.

Parlons des congés payés par exemple : Le Grec est fourmi. Il se contententera de partir en vacances pendant maximum, mais vraiment grand maximum, 15 jours. Très rarement, il pensera aux sports d'hiver. Allez il envisagera peut-être de partir un petit week-end dans une des stations de ski non loin de la capitale, mais entre nous j'en connais peu. Les autres Européens n'ont pas les mêmes priorités vis à vis de leur famille.

Alors se serrer la ceinture. Les Grands de ce monde nous mettent la pression.

On demande une fois de plus à la classe moyenne de donner davantage. Dernièrement, un pub qui passe sur les chaînes de télé grecques révolte. Le ministère de l'Economie se fait le messager du bon payeur et du bon redeveur.

L'employé, l'ouvrier ne peut faire autrement que déclarer l'ensemble de ses revenus, d'ailleurs pour info, l'impot est pris à la base. Le trop perçu est rendu après envoi des déclarations fiscales. L'Etat ne demande pas par contre, aux autres, à ceux qui ont les moyens de cacher une partie de leur pécule, de se serrer la ceinture.

Ceux-là au nom de la crise économique mondiale ne font aucun effort. Ils sous-emploient ces pauvres bougres qui par peur du lendemain acceptent de leur bon "samaritain" (du dit employeur) toute sorte de compromis inadmissible comme ce j'ai entendu il n'y pas longtemps d'une amie très chère qui s'est vue proposer un emploi avec les conditions misérables suivantes :
- salaire net de 1000 euros sur la fiche de paye
- mais ... en poche réellement 750 euros.

- l'employeur paye la différence seulement sur les cotisations sociales mais garde l'autre différence.
= l'employeur gagne sur tous les fronts. L'employé perd 250 euros et plus si on calcule les impots qui seront prélevés.
Bien évidemment mon amie qui n'était pas à ce point désespérée n'a pas accepté ces conditions. Ce qui me rend triste c'est que je suis sûre qu'il y une personne dans le besoin qui a du certainement succombé.
Cet exemple est certainement extrême mais c'est une réalité.

Pour en revenir à la fameuse publicité qui passe en ce moment ; le ministère de l'Economie préconise aux Grecs de se sensibiliser, de prendre conscience grâce à leur campagne de lutte contre la fraude fiscale via différents petits spots télévisés sur des thèmes comme le financement de l'éducation, de la santé, renforcement de l'Etat-providence, appui au développement et enfin inciter de chacun d'exiger une facture.






C'est bien gentil tout cela et nous qui nous aide ? Nous devons aider l'etat à renflouer ses caisses, aider notre employeur en faisant toujours plus d'effort et ce pour garder notre emploi. Mais les prix grimpent et notre porte-monnaie se vide.
Oui, je suis d'accord que la fraude fiscale est une injustice sociale mais cela m'etonnerait que ceux qui réellement volent l'Etat se sentent bien concernés. Ne soyons pas dupes. Les rentrées d'argent c'est toujours pour les mêmes en Grèce comme ailleurs.


samedi 29 novembre 2008

JE MARCHAIS DANS PARIS - JE MARCHE DANS ATHENES



Je marchais dans Paris

Que c'est agréable après tant d'années de retrouver un brin de sa patrie. Il y a un peu de plus de vingt ans, j'aimais marcher dans les rues de Paris, en particulier à pareille époque. Les odeurs, Paris habillé de lumière de Noël, les badeaux attroupés devant les vitrines parisiennes, les parents amusés devant la face de leurs bambins.
Place de l'Opéra, boulevard Haussmann, rue de Rivoli, Le forum des halles, boulevard Sébastopol, station de métro Etienne Marcel...


Vingt ans après, je marche dans Athènes :


L'autre soir,vers 19 heures je marchais depuis la rue Stadiou vers le métro Panepistimiou pour rentrer enfin chez moi lorsque j'ai senti cet air frais m'effleurer le visage, un air froid cinglant qui tout de suite m'a fait pensé à mon pays. Je marchais donc vers le Métro, découvrant petit à petit les vitrines des magasins et leurs décorations de Noël. J'ai eu l'impression de faire un flash-back parisien. J'ai ressenti cette liberté, la facilité à arpenter les avenues du centre de la capitale, je me sentais bien. Que de choses de changées ces dernières années ici.

Lorsque je suis arrivée en Grèce, la grand fête c'était surtout et avant tout Pâques. Noël, même si c'est une fête traditionnelle religieuse, n'avait pas son importance. Noël pour moi était déprimant. J'étais seule, mloin des miens, je cherchais à me faire une place dans une société très traditionnelle, sûre de ses traditions.




A l'époque, mis à part le grand magasin qui était située sur Patission pas très loin de l'université Polytechnique, je ne me rappelle plus de son nom !, nous n'avions pas grand choix. La décoration de Noël ce n'était pas une priorité pour les commerçants. Bien sûr quelques magasins avaient leur propre Père Noël, mais c'était tout, rien de plus.

Depuis quelques années maintenant Athènes est une belle capitale qui sait vivre au rythme de la saison. Athènes a succombé à la société de consommation. Athènes, même si elle est réputée pour la tristesse de son architecture, sait s'habiller de fête.

Alors j'aimerais me faire la porte-parole de cette capitale qui est devenue la mienne. Je vous conseille la rue pietonne Ermou avec ses saltimbanques, ses rues illuminées, ses vitrines fantastiques (les Grecs ont réellement à mon goût un .... pour la décoration). Mais encore l'avenue Panespistimiou avec son magasin Attica et le café Zonars (un des premiers cafés que j'ai testé en 1986 avec mon petit ami grec d'alors que j'ai épousé depuis !).

Puis allez découvrir le quartier populaire qui va de la place Omonia vers la rue Ermou en passant par la place Kotzia, face au bâtiment de la mairie d'Athènes, puis les rues Eolou et Agiou Markou. Vous y trouverez des tas de petits commerçants, pour les bourses qui ne sont pas bien pleines. En passant, le marché d'Athènes : odeurs, vente à la criée, odeurs de café torréfié, les épices étalées et autres menus bricoles...

Pendant les fêtes, derrière le jardin national, l'endroit qu'on appelle Zappeio. Vous y trouverez le café AIGLI, le service y est très soigné, l'ambiance feutrée. En général pendant les fêtes la municipalité y installe une patinoire, ouverte à tous, gratuitement, en plein air.

Ah, une chose que j'oublie ! La veille de Noël vous verrez les enfants sonner aux portes des maisons, dans les magasins, dans les transports en commun et entonner en choeur des chants de Noël ou la veille du Jour de l'An pour la bonne année. J'aime beaucoup cette tradition, même s'ils ont la facheuse tendance de venir sonner trop tôt le matin.
Oui, Athènes peut, au même titre que les autres capitales européennes, être l'endroit de vos rêves pour une escapade à Noël. Vous y serez tellement à l'aise et libéré que vous voudrez y revenir l'été prochain.



jeudi 13 novembre 2008

COTE CUISINE : LES CHAMPIGNONS A LA GRECQUE NE SONT PAS GRECS

J'ai beau chercher, depuis de si nombreuses années. Je n'arrive qu'à une seule conclusion :

"Les champignons à la grecque ne sont pas grecs"

Qu'il y a t'il de grec dans cette recette ? La façon de cuisiner certes ... les champignons, en passant ... de Paris, ressemble il est vrai à la fameuse recette de base grecque, sauce tomate, coriandre, huile d'olive, du thym. Ici bas, tout se cuisine à la sauce tomate, alors pourquoi pas les champignons ? A la grecque donc peuvent également se cuisiner autres haricots verts, choux-fleurs, artichauts, bamies (cornes grecques), petits-pois ...

Après avoir recherché, parcouru mon "tselementé" - bible de cuisine grecque - les champignons en Grèce sont beaucoup plus cuisinés en général frits, en omelette, mais quand même très rarement à la sauce tomate. Pas aucune recette de champignons dans mon beau livre acheté il y a quelques années pour m'aider à établir des menus faciles et selon les possiblités locales. D'ailleurs, les champignons sont victimes en général, sauf en Crète, de la méfiance qu'ils engendrent. Il est très rare de voir sur les marchés, les étals d'autres champignons que ceux dits de Paris ou de pleurotes.

Les champignons à la grecque n'ont de grec que la sauce tomate.

Ne garder que le terme "à la grecque" : sauce tomate, huile d'olive, coriandre, servis froids.

vendredi 31 octobre 2008

L'ACTUALITE FRANCOPHONE PARTOUT EN DIRECT AVEC INFO2424.INFO

Un nouveau site au service des francophones et francophiles de par le monde est né dans la région des Pays de la Loire en France.
info2424.info a été créé pour permettre à tous, de suivre 24h24 l'actualité internationale et francophone en direct sur internet.

Un premier coup d'oeil sur ce nouveau site qui apparaît très facile à l'emploi nous permet d'accéder à une sélection de médias francophones sur l'actualité politique, diplomatique, financière, sportive, musicale ou people.

Un onglet très simple avec un accès :

Télévision, Presse, Radio, @Presse, Fils d'actualité...

mercredi 29 octobre 2008

LA TERRE TREMBLE A ATHENES

Des souvenirs, 7 septembre 1999 à 14h57, Athènes alors avait tremblé. Un séisme d'une puissance moyenne avait surpris les Athéniens, 5,9 sur l'échelle de richter.

Heureusement, malgré les habitations alors archaïques, pas trop de dégâts. 30.000 habitations avaient été caractérisées comme dangereuses. Des habitations détruites il y en a eu, tout particulièrement près de l'épicentre, à Fylis, dans la région nord-ouest d'Athènes. Des victimes il y en eu malheureusement près de 150 à cause de l'irresponsabilité de certains, comme à l'usine RICOMEX. Des centaines de sans-abrits dans la capitale grecque ont vécu pendant des jours dans des tentes distribuées par l'armée, puis dans des containers mis en place par les municipalités.

Neuf années depuis. Le souvenir reste encore chaud dans nos mémoires. Nos enfants qui ont vécu ces moments, tremblent encore quand la terre se fait sentir. Un petit rappel géologique qui rappelle nos obligations envers la société, notre famille. Le bien de toute cette histoire est que depuis nous ne voyons pratiquement plus de constructions sans permis de construire. Les bâtiments qui se sont érigés depuis sont réellement solides.

7 septembre 1999 : Il est 15h00. Je suis encore au bureau, en plein centre d'Athènes. Il fait chaud en septembre encore. Puis le cauchemar ... la terre se met à trembler, se met à sauter à la vertical puis à l'horizontal. Je n'ai pas compris sur le coup. Mon premier séisme ressenti. Je n'ai pas compris tout de suite le sérieux de la situation. Je suis complètement novice. Puis une de mes collègues commence à hurler : "c'est un séisme !". Nous étions en train de déjeuner sur le pouce dans la petite pièce qui nous sert de cuisine. Et cela reprend de plus belle, nous voyons le mur se fendre. Nous sommes au 2ème étage d'un vieil immeuble.

Le second séisme passé, j'essaye d'appeler ma famille au téléphone. Ils sont logiquement tous à la maison à cette heure, mes filles, mon mari. Je suis seule et désespérée de ne pouvoir les contacter. Je suis persuadée que cette journée sera tragique dans un sens. Que cette journée restera gravée dans nos mémoires.

Nous essayons de nous échapper de cet immeuble. Puis nous sommes dehors, c'est alors que nous nous rendons compte de l'ampleur du séisme. Le centre d'Athènes s'est transformé en chaos ! Plus rien ne fonctionne, les routes sont bondées, plus rien n'avance. j'entends que l'épicentre du séisme est localisé dans le nord-ouest d'Athènes, près de Parnitha, à Fylis exactement. Je ne suis qu'à 5 minutes à vol d'oiseau.

Maintenant je suis persuadée que ma famille vient d'être touchée par ce tremblement de terre.
Après près de 7km de marche, j'arrive là où j'avais tranquillement garé ma voiture ce matin. Tout allait bien ce matin. J'ai quitté ma maison avec mes enfants pour les déposer l'une à l'école, l'autre à la crèche sans une seconde pensé que je n'aurai plus de toit le soir même. Après ce périple long, très long je suis arrivée devant chez moi pour découvrir un quartier en panique. Ma maison ? Des murs fendus, entreouverts, des portes bloquées ou qui ne ferment plus, des fenêtres brisées. Disloquée notre petite baraque, qui malheureusement trop vieille pour être aux normes. Nous venions de l'acheter en 1995, après quelques menus travaux, nous avions emménagés en 1996.

Nous n'avons plus rien désormais. C'est le destin, vous quittez votre domicile le matin comme chaque matin, et vous n'avez plus rien. Que vos yeux pour pleurer ! Fort heureusement, ce ne sont que des dégâts matériels, ma famille quoique choquée est saine et sauve. Le plus important.

Les heures qui ont suivies ont été déterminantes grâce au courage et à la détermination de mon époux. Le lendemain matin, après avoir dormi dehors dans nos voitures, j'ai emmené mes filles chez mes beaux-parents en province. Les protéger à tous prix des épisodes fréquents de méta séismes.

Le lendemain, nous avions parmi les premiers trouvé pas très loin de notre domicile un appartement à louer en bon état qui n'avait que très peu souffert du séisme. Le séisme a eu lieu le mardi 7 septembre, dimanche nous avions emménagé dans cet appartement. Deux années d'attente avant de revenir chez nous. Nous avons reconstruit notre maison. Nous y sommes heureux.

2008 :

Depuis quelques jours, la terre tremble de nouveau. Cette fois-ci pas à Athènes mais sur l'île d'Eubée. Nous le ressentons jusqu'à Athènes. Cela fait plusieurs jours que nous sommes secoués, pas trop, mais nous pensons à ces personnes qui sont proches de l'épicentre. L'angoisse au jour le jour que le prochain séisme sera peut-être plus fort.

La Grèce est en en Europe le pays où l'activité sismique est la plus forte. Ne pas vivre avec la peur est le pari le plus difficile à tenir. Apprendre à vivre dans un pays comme la Grèce c'est accepter sa nature.

Il suffit de mettre en oeuvre quelques mesures de précaution, le transmettre à nos enfants.

- localiser dans sa maison un endroit sûr avant les séismes
- ne pas céder à la panique
- ne pas se précipiter en courant vers l'extérieur
- attendre que le tremblement de terre s'arrête momentanément
- regrouper sa famille
- si vous êtes à l'extérieur au moment du séisme, s'éloigner des bâtiments, marcher en plein milieu de la route au besoin

mardi 28 octobre 2008

FETE NATIONALE GRECQUE : HOMMAGE DE GRANDS FRANCAIS A LA RESISTANCE GRECQUE



Aujourd'hui la Grèce est en deuil, pas en deuil de son histoire, parce qu'aucun pays ne doit oublier son histoire, parce l'histoire nous permet de marcher vers demain et parce que la Grèce a ce pouvoir étrange de ne pas oublier.

Chaque peuple a son devoir de mémoire, la Grèce le prouve chaque année. 28 octobre 1940 : Jour du NON de Metaxas à Mussolini. Le 28 octobre en Grèce est le second jour férié de l'année (le premier le 25 mars).



Aujourd'hui, devoir de mémoire, les enfants cette semaine ont eu un programme orienté autour de leur histoire. Les écoles défilent dans toutes les municipalités de Grèce. On y voit encore des rescapés de cette guerre, mais pour combien de temps encore ? L'hommage de la nation reste fort dans ce petit pays.




Le grand défilé militaire a lieu dans la deuxième capitale du pays, Thessalonique.



Le drapeau grec est à l'honneur, dans chaque maison le drapeau est de sortie, les enfants assistant aux défiles des écoliers tiennent dans leurs petites mains un petit drapeau grec en vente à chaque coin de rue. Musique obligatoire, chants démotiques, chants guerriers. Jour de fête en Grèce, jour de mémoire. Jour blanc, bleu. Jour de fierté pour les Grecs qui fêtent la bravoure de ces hommes qui se sont battus pour leur pays. Ils se sont enfoncés sans hésiter encore plus dans la misère mais ils sont sortis vainqueurs.




Un petit rappel de l'histoire




La résistance du peuple grec pour sa liberté


Le soir du 27 octobre 1940, l'ambassadeur italien à Athènes, Grazzi, apporta un ultimatum de Mussolini à Metaxas. L'Italie avait concentré son armée dans l'Albanie voisine et le Duce demanda le libre passage de ses troupes afin d'occuper des points stratégiques sur le sol grec. La Grèce se range aux côtés de la Grande-Bretagne au moment où Hitler occupe la plus grande partie de l'Europe. Metaxas rejeta l'ultimatum le 28 octobre, faisant écho à la volonté du peuple grec à résister ; une volonté exprimée par le mot Ochi (Non en grec). Quelques heures plus tard, l'Italie envahit la Grèce. La résistance inattendue de la part des troupes grecques, le fiasco de Mussolinin accéléra l'intervention allemande.



A la fin de l'année 1940 les troupes italiennes étaient repoussées bien au-delà de la frontière gréco-albanaise. La Grèce subit de très lourdes pertes humaines et matérielles. La résistance grecque aida à chasser les Allemands en 1944-1945. En octobre 1944 Athènes est libérée.




Hommages d'hommes


Des hommes politiques, des humanistres et philosophes ont rendu hommage à la résistance héroïque de ce petit pays qui s'est battu aux côtés des "grands", Robert Schumann, Albert Camus (la Grèce est pour Camus une sorte de patrie idéale qui a su ne rien renier, ni le sacré ni la raison), Paul Eluard, des peintres et bien d'autres ....




J'aime ce poème de Paul Eluard écrit le 9 décembre 1944.





"Athena"

Peuple grec peuple roi peuple désespéré
Tu n'as plus rien à perdre que la liberté
Ton amour de la liberté de la justice
Et l'infini respect que tu as de toi-même

Peuple roi tu n'es pas menacé de mourir
Tu es semblable à ton amour tu es candide
Et ton corps et ton coeur ont faim d'éternité
Peuple roi tu as cru que le pain t'était dû

Et que l'on te donnait honnêtement des armes
Pour sauver ton honneur et rétablir ta loi
Peuple désespéré ne te fie qu'à tes armes
On t'en a fait la charité fais-en l'espoir

Oppose cet espoir à la lumière noire
A la mort sans pardon qui n'a plus pied chez toi
Peuple désespéré mais peuple de héros
Peuple de meurt-la-faim gourmands de leur patrie

Petite et grand à la mesure de ton temps
Peuple grec à jamais maître de tes désirs
La chair et l'idéal de la chair conjugués
Les désirs naturels la liberté le pain
La liberté pareille à la mer au soleil
Le pain pareil aux dieux le pain qui joint les hommes
Le bien réel et lumineux plus fort que tout
Plus fort que la douleur et que nos ennemis





lundi 27 octobre 2008

PROJET HOMERE, UN SITE SUR LA LANGUE GRECQUE A LA PORTEE DES FRANCOPHONES

Le Projet Homère www.projethomere.com est un site très complet pour les apprenants de la langue classique ou moderne mais aussi avec de nombreux travaux à partir du forum sur les dialectes grecs. Projet Homère est surtout le premier site aussi complet sur langue grecque à la portée des francophones.
Le but du Projet Homère est de faire connaitre la langue grecque sur toutes ses facettes (grec moderne, ancien, dialectes etc..) à travers un forum dynamique, d'aider à l'apprentissage du grec avec divers exercices (traductions, thèmes) et jeux de mots, un forum complet sur les vieilles locutions, un autre sur une approche différente du grec ancien etc.…. et en même temps de promouvoir des travaux qui seront la résultante des activités des membres.
Vous pouvez participer à ce Projet quelque soit votre niveau de grec.
(sources : info diffusion électronique http://www.projethomere.com)



mardi 21 octobre 2008

UNE NOUVELLE JOURNEE DE GREVE A ATHENES SANS INCIDENTS

Mardi 21 octobre 2008, une journée de grève vient de s'achever, heureusement sans incident.


A l'appel de la GSEE, la confédération générale des travailleurs, mais aussi cette fois-ci de l'ADEDY, syndicat du secteur public, toujours pour dénoncer les réformes économiques et les privatisations, le pouvoir d'achat qui s'amenuise de jour en jour, et sous un goût de corruption avec l'affaire du moment "Vatopaidi", la Grèce était une nouvelle fois paralysée aujourd'hui.


Athènes était étrangement très calme. Moi qui m'attendais à trouver sur la route une circulation monstre, tout le contraire ! Pas de métro, avant 9 heures du matin (jusqu'à 17 heures uniquement pour faciliter la venue des manifestants vers le centre d'Athènes pour le grand rassemblement). Les bus ont commencé à circuler vers 8h30.


Athènes à 8 heures du matin était désertée. Comme c'est étrange, à croire que la vie s'est arrêtée aujourd'hui dans la capitale grecque.


Je m'étais préparée à fondre dans ma voiture aujourd'hui. Mon parcours jusqu'au métro que j'effectue en temps normal en 15 à 20mn je l'ai fait en 10mn. Si seulement Athènes pouvait être comme cela tous les jours, ce serait du stress en moins. Résultat, j'ai marché jusqu'au centre pour me rendre au travail puisqu'il n'y avait aucun transport en commun avant 9h00 (en réalité beaucoup plus tard).


La manifestation s'est très bien passée, pas trop d'épisodes d'anarchistes en mal de violence. Des milliers de manifestants pacifiques ont pu défiler contre la politique de rigueur du gouvernement conservateur.


Tous les secteurs ont été touchés, secteur publique et privé. Demain, il n'y aura pas de presse écrite. Aujourd'hui les chaînes de télé ont passé en rediffusions d'anciennes émissions, il n'y a pas eu de JT (quelle chance nous avons échappé à cet étalage écoeurant de news people !!! Infos sans aucun intérêts de toutes les façons).



D'ailleurs je ne comprends pas pourquoi les journalistes ont fait grève aujourd'hui. Ils auraient du être là aujourd'hui au premier plan pour que la lutte contre la vie chère soit étalée sur toutes les écrans de télévision et faire grève DEMAIN. C'est là un vrai cadeau au gouvernement au pouvoir qu’ont fait les journalistes en fin de compte, je suis sûre qu'ils en ont parleront à peine pendant les JT de demain. Dommage ....



Demain, 22 octobre, c'est au tour des petits commerçants de faire grève. Eux aussi contre la vie chère ... Le porte-monnaie de la ménagère se vide, celui des caisses des magasins aussi.


Athènes ressemble à Paris aujourd'hui. Demain Paris ressemblera à Athènes, Berlin ou Londres. Parce que rien ne va. Travailler pour gagner plus ??? Personnellement, je vois rien en plus, toujours plus d'économie, et ce n'est pas facile lorsqu'on vit en Grèce et qu'on a des enfants adolescents. L'éducation en Grèce coûte cher. Cours privés de langues, cours privés de soutien au cours, cours privés pour la préparation au concours d'entrée en université.


Verrons-nous enfin un jour meilleur ? J'en doute.
,

dimanche 19 octobre 2008

UNE FRANCAISE CUISINE EN GRECE

Vivre en Grèce au quotidien dans notre cuisine ce n'est pas si évident.

Alors Françaises et Français en Grèce que cuisinez-vous ?

Après ce long périple en Grèce c'est encore difficile personnellement de cuisiner à la française. Vous me direz mais tu es en Grèce, pourquoi cuisiner français ? Vrai, dans un certain sens.
Nous sommes dans un pays "béni par les dieux" où nous pouvons trouver à profusion des fruits, des légumes, des légumes secs (une tradition en Grèce, au moins au menu une fois par semaine) et j'en passe.

Le soleil ce trésor qui fait que nous pouvons trouver sur les marchés grecs, à Athènes et partout ailleurs, des fruits et légumes de saison. A vous de cuisiner maintenant ... trouver la recette, essayons de varier les menus en tenant à garder notre note française adaptée à la réalité locale.

Pas facile ....

Pas facile car à moins d'être d'une région du sud de la France, déjà habituée aux diverses ratatouilles ou bouillabaisses, moi venant du Nord, non pas complètement du Nord de la France, mais entre Paris, Normandie et Tours, les légumes ce n'était pas franchement notre truc à part haricots verts, petits pois, légumes du terroir français.

Légumes et fruits ... nous n'avons que le choix ici ! Pour toutes les bourses, et tous les palais. Légumes du sud, tomates, aubergines, courgettes, concombres, poivrons verts, rouges, oranges de toutes les couleurs .. mais encore des fruits de saison délicieux, melon et pastèques l'été, fraises, cerises, pêches, nectarines, mais aussi raisins, pommes et poires et ne pas oublier les extraordinaires figues fraiches.

Personnellement, mon seul problème reste le choix de la viande, par contre pour le poisson, c'est comme pour les fruits et légumes, vous avez le choix. La viande ici par excellence le porc je dirais, puis l'agneau et le mouton. Par tradition aussi vous trouverez du chevreau et la chèvre (en soupe). Nous pouvons trouver du boeuf, le boeuf local n'est pas extraordinaire, bon mais trop ferme.

La vente en boucherie est assez déroutante. Ici vous ne trouverez que rarement des "bouchers à la française" avec des vitrines bien garnies, qui vous donne d'un coup d'oeil votre menu. Ici, la coupe est archaïque, à part le filet, tout le reste se coupe n'importe comment. Si vous avez de la chance vous tomberez sur le bon morceau, si ce n'est pas votre jour, le morceau de viande acheté sera bon pour un cuisson en sauce. Bien entendu, il y a les supermarchés qui s'efforcent de proposer des viandes sous cellophane déjà préparées, coupées, mais ne soyez pas dupes, jamais vous ne retrouverez le goût de la viande française et surtout pas de bouchers traditionnels. Ce ne sont que de simples vendeurs qui en général n'y connaissent strictement rien !

Oubliez le steak-frites ! ou encore le bon rôti de dimanche ... avec les bons haricots verts extra fins ...

La Grèce néanmoins a une plétore de recettes extraordinaires. Je ne voudrais vous parler de moussaka ou du souvlaki connus de tous. Un cliché comme un autre.

Les ingrédients dans votre cuisine, indispensables
:

- origan
- citron
- tomate, purée de tomates
- canelle
- grain de coriandre
- huile d'olive
- oignons et ail
- menthe

Les sauces, primordiales :

- sauce au citron "ladolemono" (huile au citron pour parfumer vos poissons grillés au feu de bois)
- sauce au citron et aux oeufs "avgolémono" (sauce au citron et aux oeufs)
- tzatziki - fameuse sauce d'accompagnement des grillades, la sauce du souvlaki-pita par excellence

Les plats familiaux grecs traditionnels :

- kokkinisto (boeuf à la sauce tomage, style bourguignon) me patates (avec des frites), me rizi (avec du riz), me makaronia (avec des spaghettis)
- moschari lemonato (boeuf au citron) accompagné de comme ci-dessus : frites, riz
- katsikaki sto fourno me patates arrosé de citron (chevreau au four avec des pommes de terre)
- moscharaki stifado (genre de ragout au veau - ou plutot jeune boeuf), peut être également préparé avec du lapin (surtout en Crète)
- katsikaki fricassé (agneau cuisiné avec du celeri-branche, des oignons frais, parfois des salades sauvages de type pissenlit) - peut être préparé aussi avec de l'agneau ou du porc
- moschari me kritharaki (boeuf cuisiné à la sauce tomate et des pates qui ressemble de loin à du riz mais ce sont des pates

et toutes ces versions sont adaptables, vous remplacez le riz par des pommes de terre, ou par des haricots; des aubergines ou des petits-pois pour le boeuf à la sauce tomate. Le porc peut se cuisiner aussi avec des pommes de terre mais aussi être remplacé par du celeri, des poireaux ou de la salade sauvage.

Pour tout ce qui est cuisiné en casserole ou au four dans des ce qu'ils appellent "gastra" se déclinent sur deux sauces en général, sauce tomate ou sauce au citron.

Les soupes sont elles-aussi très courantes
: mais rarement des soupes aux légumes de type française, plus des soupes de poissons, au poulet ou à la viande (boeuf ou chèvre). La soupe au poulet "kotosoupa" ou psarosoupa, aux poissons, avec du une poignée de riz en fin de cuisson et hop une sauce au citron mélangée à la soupe (un blanc d'oeuf légèrement monté en neigne, on y glisse délicatement le jaune d'oeuf et le jus d'un citron, le tout délicatement mélangé à la soupe hors du feu). La soupe à la viande elle par contre ressemble étrangement à notre pot-au-feu national.

Notre cuisine tutti-frutti franco-grecque
A la maison nous suivons les traditions des deux pays.
Le petit-déjeuner à la française. Café au lait, beurre, confiture, biscottes ou pain grillé, jus d'orange, parfois du pain perdu. rien à voir avec le petit-dej.grec, c'est à dire rien. Un petit café arrivé au bureau, et un koulouri un peu plus tard.

Les heures de déjeuner sont elles malheureusement empruntées au rythme grec. Difficile de faire autrement d'ailleurs ! Vers 15h00 pour ceux qui sont à la maison à cette heure. Les heures du dîner sont elles aussi complètement hors du temps, mais que faire ? Les Grecs ne sont tellement accrocs à ce genre de détail.

Mon refuge, j'ai imposé pour le week-end des heures de regroupement familial. 14h00 pour le déjeuner, 21 heures pour le dîner.

Les menus de la semaine suivent le rythme grec, préparation la veille des repas du lendemain, je suis obligée d'avoir en général des plats en sauce. Le week-end je me rattrape avec des petits-plats à la française.

Nos traditions tutti-frutti

Je mets un point d'honneur à suivre les deux calendriers catholiques et orthodoxe, non pas par souci religieux, mais pour ne pas perdre mon identité culturelle et pour la transmettre à nos enfants. De mon côté je partage le calendrier et les fêtes religieuses orthodoxes par respect pour ma famille, parce que vivre dans un pays étranger c'est aussi participer à la vie culturelle, traditionnelle. Les fêtes comme celles des Pâques orthodoxes, le Lundi pur, ou l'Assomption sont des moments particuliers qui rassemblent les familles. Mais celles de notre pays sont tout aussi importantes, Noël, l'épiphanie et sa galette des Rois, ou encore la Chandeleur sont des fêtes françaises qui sont devenues une tradition à la maison et que nous partageons avec famille et amis.

C'est alors que les Vassilopitas (galette des rois grecque que nous partageons le Jour de l'An) se partagent la première place avec la Ga
lette des Rois à la frangipane du premier dimanche du mois de Janvier. L'un ne va pas sans l'autre. A Noël, nous ditribuons les cadeaux le 25 décembre et non pas comme le font les Grecs le 1er janvier.

Le repas de Noël a sa dinde et son porc fricassé traditionnel grec. Pour dessert, notre bûche aux marrons national avec les kourabiedes (biscuits de Noël).

Voilà un savant mélange d'une famille à deux cultures. Pas vraiment conventionnel mais tellement enrichissant.


dimanche 12 octobre 2008

VIVRE EN GRECE : AU THEATRE CE SOIR


Au théâtre ce soir, à Athènes, en Grèce ; souvenez-vous de cette célèbre émission en France à la télé ?
Voilà donc un essai, le premier, après vingt ans en Grèce. Je me suis décidée enfin à passer ce stade. Après avoir regarder les programmes de type "Athinorama", le Pariscope d'Athènes, je suis allée retirer mes places pour la représentation de la pièce "O bakalogatos", pièce qui joue pour la deuxième année à Athènes, et qui a un succès fou il paraît.



"ΜΠΑΚΑΛΟΓΑΤΟΣ" (Bakalogatos), cette pièce de théâtre en Grèce est pour beaucoup la meilleure comédie du cinéma grec. Les célèbres répliques du légendaire Chatzichristos qui joue le rôle de Zikos, l'acteur du film, circulent encore en Grèce et sont connues des plus âgés au plus jeunes.


Sénèque disait "La vie est de théâtre : ce qui compte, ce n'est pas qu'elle dure longtemps, mais qu'elle soit bien jouée".


4 places donc pour ma petite famille et moi-même. Un rêve de petite fille aussi, j'aurais tellement aimé pouvoir avec mes parents aller au théâtre. Ils n'avaient malheureusement pas le temps, nous avions un petit commerce et pour nous les sorties le samedi soir, c'était impossible. Un lundi de temps en temps nous allions au cinéma, mieux que rien vous me direz ... c'est vrai.
Rêve d'enfance donc qui se réalise, je vais au théâtre ce soir avec mes filles et mon mari. Grande sortie, qui coûte cher (26€ par personne, pas de tarif réduit le week-end) et qui ne peut certainement se reproduire trop souvent. Le théâtre Mousouri se trouve en plein centre d'Athènes, derrière l'ancien Parlement, très proche de la célèbre statue de Kolokotroni (métro Panepistimiou ou Syntagma). C'est un théâtre très petit. La salle est comble, la séance du soir est à 21h15, nous attendons jusqu'à 21h30 pour qu'enfin on nous laisse entrer pour nous placer dans la salle.
Surprise ! Quand je suis allée chercher ma place, on m'a dit qu'il n'y avait plus de fauteuils mais qu'il restait des "chaises". Je lui ai demandé si elles étaient bien placées, on m'a retorqué que OUI. J'ai donc acheté en toute conscience ces places "chaises" en me disant que cela devait être des chaises mises dans la suite logique des fauteuils. D'ailleurs les numéros donnés étaient K 10; K 12; K 14 et K 16. Un autre détail important, pour le même prix ! En fin de compte, c'étaient des chaises de style pliantes, alignées dans les couloirs de secours même pas face à la scène par perpendiculaires. J'ose à peine imaginer si il y avait eu un début d'incendie ou pire un séisme !!!
C'est quand même inimaginable, impensable et irrespectueux vis à vis du spectateur. Avoir la tête penchée, tournée, mal au dos pendant près de trois heures, pour le même prix que ceux qui étaient bien installés dans les fauteuils. Nous ne pouvions même pas voir les détails de la scène sur les côtés. Tous ceux qui avaient acheté ces places "chaises" été sidérés par ce manque de respect.
Dommage pour l'ensemble. Bien sûr cela ne retire rien à la qualité de la pièce et la performance des acteurs.
L'acteur principal, Petros Philipidis, et metteur en scène, très connu en Grèce était formidable et touchant dans son rôle d'épicier de quartier. Personnage naïf mais malin, il reste le clou du spectacle. Il travaille dans l'épicerie de Monsieur Pantelis et il est follement amoureux de Fifika qui se moque de lui et lui fait miroiter un amour. Son patron lui aussi à la recherche de l'âme-soeur et grâce à l'entremeteuse demande en mariage la jeune et jolie Litsa qui elle est est amoureuse d'un jeune de son âge.
Mon passage est réussi. Je retournerai bien volontiers au théâtre. J'avais peur de ne pas trop comprendre certains passages. Il est difficile pour nous étrangers, même après 20 ans en Grèce, de comprendre certaines subtilités de la langue. Dans le cas précis de ce style de pièce, et bien sûr en maîtrisant bien la langue grecque, il est très facile de comprendre. J'avais des doutes jusqu'à maintenant sur ma capacité à bien tout suivre. Je me suis amusée comme une folle, il est vrai que j'avais eu l'occasion de voir le film à la télé plusieurs fois. Ces bons vieux films grecs des années 40 sont très divertissants et me rappellent l'époque Fernandel, Bourvil et compagnie.


Le théâtre est comme la messe ; pour en bien sentir les effets il faut y revenir souvent. (Alain, philosophe)


Prochaine étape théâtrale : une pièce un peu plus "culture". On verra bien ...

mercredi 8 octobre 2008

Grève des transports en Grèce : Journée noire

Aujourd'hui Athènes est une ville maudite ! Déjà qu'en temps normal, c'est à dire depuis début septembre, les routes sont bondées, une circulation inimaginable, aujourd'hui c'était la grève générale annoncée par la confédération générale des travailleurs (GSEE).

Résultats : Grève de 24 heures pour le métro. Pas de bus, pas de trolley, pas de tram de 5h00 à 8h00 du matin, en pleines heures de pointe. Puis ce soir à partir de 22h00. Puis les aéroports complètements immobilisés, Olympic aurait annulé une centaine de vols, il y a des retards, des annulations. Le centre d'Athènes était fermé en fin de matinée pour permettre aux manifestants de manifester...

Pourquoi la Grève ? pour protester contre le projet du gouvernement de privatiser la compagnie aérienne nationale Olympic Airways.

Mon parcours du combattant pour cette journée noire athénienne

Mon trajet aujourd'hui pour me rendre au bureau a été plus que difficile ! Il m'a fallu plus d'une heure pour arriver à une station du Ilektrikos, la première ligne du métro qui va de Kifissia au Pirée. Les places autour de la station étaient chères et rares, impossible de se trouver une place pour garer ma vieille voiture. Bref, enfin je trouve une place. Un peu mal garée, mais que faire, je vais être en retard.

J'arrive à la station Kato Patissia. Il est 8h15, cela fait déjà plus d'une heure que je trame dans les bouchons. Je suis déjà lessivée ! Bien évidemment la station est noire de foule, il a fallu laisser passer deux-trois rames de métro pour pouvoir enfin me glisser à l'intérieur.

Et là, pire que tout. Il fait chaud encore pour un début octobre. Nous sommes entassés les uns sur les autres, une espère d'armoire d'au moins 1.95 se trouve tout à côté de moi, ne lachant pas son komboloï (c'est pas possible je vais me prendre une perle dans l'oeil aujourd'hui). Je tourne la tête car j'ai l'impression d'étouffer rien qu'en voyant ce géant qui est aussi haut que large ...

Mais qu'est-ce-qu'il m'a pris de tourner ma tête, cet autre voisin n'a pas du prendre de douche depuis au moins deux mois, mais quelle puanteur ! Je n'arrive pas à comprendre comment quelqu'un à 8h00 du matin puisse sentir si mauvais. Et les téléphones portables qui n'arrêtent pas de sonner ...

Tournons donc la tête de l'autre côté : De ce côté là, c'est pas mieux. Ce gentil vieux monsieur a du s'empiffrer de souvlaki hier soir, il sent le tzatziki à 20m à la ronde... Et cette jeune femme, belle, bien coifée, bien habillée, bien sous toutes les coutures a du tomber dans son flacon de parfum ce matin... Dur ! Et cette autre femme, elle doit avoir une dizaine de sacs, prend toute la place ... et les autres qui n'avancent pas, n'essaye pas de faire de la place à ces autres accolytes qui essayent eux aussi tant bien que mal de se rendre au boulot.

Station Omonia, je n'en peux plus, je me glisse vers l'extérieur. Enfin, l'air libre. Je respire : les pots d'échappements ! Athènes, 8 heures du matin. La place Omonia pullule. La circulation est complètement bloquée.

Je prends mon courage à deux mains. C'est mieux encore une fois que de me retrouver coincée dans un bus ou un trolley. Je marche jusqu'à ma destination finale.

J'avais oublié qu'Athènes, il y a quelques années, avant les Jeux Olympiques, avant le Métro, c'était cela. Un parcours du combattant quotidien. Pour un trajet d'une quinzaine de kilomètres, il me fallait changer trois fois de bus. 1 heure 1/2 de trajet, bien souvent debout, avec des bus jamais à l'heure (ils ne sont d'ailleurs toujours pas d'ailleurs).

Le Métro a donc bien changé nos habitudes, en mieux. Pas de bouchons, un environnement propre (interdit de boire et de manger), le seul hic : pas de clim pendant l'été... Mais à côté de cela Athènes peut se vanter d'avoir un métro de luxe. Je suis d'ailleurs agréablement surprise qu'il soit dans le même état qu'il y a cinq ans.

Ce soir il a fallu faire le parcours du combattant à l'envers. Heureusement, c'était plus calme, le gros de la circulation se fait après 15h00. Pour moi, il est 19h00, la journée était longue encore une fois.

mardi 7 octobre 2008

Français en Grèce : Vous avez ici aussi des droits civiques !


Français qui vivez en Grèce, sachez que les ressortissants de l'Union européenne ont le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales grecques et européennes (représentants pour la Grèce) selon la Directive 94/80/CE du Conseil de l'Europe, du 19 décembre 1994.

Vous êtes Français(e), Vous avez plus de 18 ans ? Vous résidez en Grèce d'une façon continue ? Vous avez donc le droit en Grèce de voter mais aussi de vous porter candidat aux élections municipales ainsi qu'aux élections pour la Grèce du Parlement européen.

Il suffit pour cela de vous présenter à la mairie de votre lieu d'habitation en Grèce, avec vos papiers d'identité qui atteste votre nationalité, une attestation de domicile (en générale établie par la police hellénique). Il vous sera demandé de signer une attestation-déclaration sur l'honneur que vous ne votez pas dans un bureau de vote français.

Vous avez les mêmes droits que les citoyens Grecs. Sont exclues cependant les élections préfectorales et les élections législatives, pour cela il vous faudra passer une autre étape, celle de l'obtention de la nationalité grecque.

Personnellement, je vote en Grèce pour les élections municipales depuis 1994. Ma demande d'inscription même, si elle a surpris l'employé de la Mairie parce qu'il n'était pas vraiment au courant des démarches, s'est fait très facilement. J'avais eu la chance d'avoir avec moi le texte de loi sur le droit de vote des Européens qui avait été éditée par le ministère grec des Affaires Etrangères. Un ou deux coup de téléphone au ministère et mon inscription a été enregistrée dans les livres de la commune.

Le jour des élections je me suis présentée alors avec un carnet de vote (qui n'existe plus maintenant) et ma carte d'identité. A savoir, vous serez sur une liste séparée en tant que citoyen d'un pays de l'UE. C'est indiqué en général sur les listes de bureau de vote, il y a un bureau spécial pour les listes des ressortissants européens. J'étais la seule à l'époque sur la liste, je le suis toujours. Je vous dirais aux prochaines élections.

Ce qui m'a surpris c'est que j'étais attendue au bureau de vote : Ah, c'est vous ? Un sourire attendue, une aide particulière, convivialité, et règle de l'hospitalité. Voici ce que j'ai ressenti.
Telle a été mon premier expérience en droit civiques en Grèce.

Pourquoi avoir choisi de voter localement pour la Grèce ? Tout simplement parce que après tant d'années vécues ici, je sens réellement le besoin de m'impliquer dans la vie de ma commune, en votant au minimum. Mes enfants vont à l'école, j'utilise comme mes voisins les mêmes transports en commun, les mêmes facilités au titre de citoyen de l'Europe.

J'ai toujours été bien reçue et acceptée en tant que telle. Je ne compte plus maintenant le nombre de fois où j'ai participé aux élections locales grecques
.
Il est vrai qu'au début on a l'impression de lâcher notre droit, de s'éloigner de notre identité. Avec du recul, et lors de mes nombreux voyages en France, je m'aperçois que ma décision est certainement la plus adéquate car l'absence et l'éloignement des réels problèmes au niveau local ne nous permettent d'avoir un avis juste sur les besoins d'une commune. Voter pour une commune française, ne pas connaître les problèmes de cette commune quittée il y a vingt ans, n'est pas à mon avis le plus sage.



J'ai gardé pendant quelques années le droit de vote aux élections européennes pour les députés français, il est temps maintenant de m'inscrire maintenant sur les listes en Grèce.

Les prochaines échéances : Elections européennes en 2009. Elles devraient avoir lieu le 7 juin 2009. Plus de 360 millions d'électeurs européens seront appelés aux urnes pour élire le prochain parlement européen.

vendredi 3 octobre 2008

Baguette, béret et compagnie : Les Grecs comment nous-voient ils ?

Parce que un des mes derniers billets (LES GRECS : COMMENT LES VOYONS-NOUS ?) méritait bien une réplique :

Les Grecs comment nous voient-ils ?




On peut dire que parmi les Européens, les Français sont les touristes les mieux acceptés. Les Français sont connus pour leur hellénisme accru, l'amour des vieilles pierres (et regrettent de ne pas s'intéresser autant de leur patrimoine). On remarquera sur les sites archéologiques d'Athènes et partout en Grèce, que les touristes français font masse.

Les Grecs nous trouvent en somme toute assez sympathiques mais chauvins. Ils nous admirent pour notre élégance : avec un tout petit rien, une femme française connait tous les mystères de l'utilisation de l'accessoire. Ils adorent nos parfums, d'ailleurs les magasins de type "Hondos center" sont des centres de prédilection pour toutes les femmes grecques. L'engouement pour les sacs "Longchamp" (longue champe, de la bouche des Grecs) sont la preuve de la folie des produits de marque française.

Ils nous considère comme des "radins". Ils sont exaspérés par ces scènes d'addition séparée dans les tavernes par les groupes français. Il est il est vrai très rare pour ne pas dire impossible pour un Grec de ne serait-ce que penser à partager une addition. Leur système : je paye cette fois-ci, tu payes la prochaine. C'est vrai, dans la pratique c'est tellement plus simple !

Nous sommes également des rouspéteurs en puissance. Toujours en train de se plaindre et de chipoter sur les services, surtout en particulier quand ils font du tourisme. Le Français a toujours l'impression de se faire arnaquer à l'étranger.

Le manque de "kefi". Le kéfi, c'est un terme je dirais indéfinissable ! Synonyme de plaisir, de joie, et de bonheur, le kéfi est la clé pour réussir une soirée entre amis. Le Français est triste, maussade, a du mal à comprendre ce côté bon vivant grec.

Les femmes françaises sont non seulement élégantes, aux yeux des hommes grecs mais elles sont séduisantes, sexy ... Le syndrome BB est bien là, ancré dans les mémoires. Brigitte Bardot est le symbole féminin français, comme Monica Belluci pour l'Italie. Par contre, ils la disent facile et libertine ...

Les hommes français sont de tout emblée éffiminés, parfois homosexuels. Ils sont par contre charmants et galants même s'ils ont l'air assez snobs.

Les Grecs sont toujours assez surpris que les français se lavent dans une baignoire, le fameux bidet les fait toujours sourire. Jamais vous ne verrez un Grec pendre un bain, son truc à lui, c'est se laver sous la douche. Les gants de toilette en Grèce n'existent pas.

Ils admirent notre côté démocrate, conscient des droits de l'homme, de la protection des plus faibles.

Ils sont exaspérés par notre côté "toutou". Contrairement à ce que pensent beaucoup de nos compatriotes, les animaux ne sont pas plus mal traités qu'ailleurs. L'exemple est donné en plein centre d'Athènes avec ces chiens errants qui sont soignés, nourris par la municipalité. Les chats de la station Monastiraki (le marché aux puces d'Athènes). Ce que n'ont pas compris les Grecs c'est la nécessité d'enrayer la multiplication des animaux errants. Ce n'est pas que le Grec n'aime pas les animaux, simplement, comme il y a une trentaine d'années en France, l'animal avait une place particulière, un rôle précis.
Le Grec n'accepte pas que la lutte pour la protection des animaux puisse passer avant une cause plus importe comme celle de protéger nos anciens. Lorsque il y a quelques années, les personnes âgées en France se sont éteintes seules dans des maisons de retraire pendant la canicule, cela a fait des gorges chaudes !

La langue française est une langue difficile selon eux, ne pas rouler les "r" leur semble pratiquement impossible. Ils admirent néanmoins les écrivains français, s'étonnent de ne pas avoir entendu parler de poètes. Ils pensent que les Français n'aiment pas pratiquer les langues étrangères et se refusent à parler anglais.

Les Grecs aiment la cuisine française même si cuisiner au beurre n'est pas dans leurs traditions culinaires. La cuisine grecque moderne s'inspire des recettes françaises. Les meilleurs restaurants en Grèce ont avant tout des plats français. Comme ailleurs la nouvelle cuisine a ses adeptes.
Les Grecs n'aiment pas la viande saignante. Ne supportent pas qu'il n'y ai pas de cure-dents dans les restaurants en France et ne comprend pas le protocole de l'art de la table.

Stéréotype ou préjugés ? Allez savoir ...

En tous les cas, l'image stéréotypée du Français portant son béret, sa baguette sous le bras et sa bouteille de vin dans un panier ne semble plus être d'actualité. Le Grec se sent proche du français même si il est un peu à l'opposé parfois.

Autocritique ? peut-être ...

Et vous comment voyez-vous les Français ?

vendredi 26 septembre 2008

Paris-Athenes blog a change son graphisme


Je suis arrivée à la deuxième phase de création de mon blog.

Pour tout dire j'en avais assez marre de ce graphisme qui ne correspondait à rien. Graphisme qui m'a bien rendu service, puisque la maquette était prête à l'emploi, mais il arrive un moment où nous avons besoin d'une personnalisation. Il est nécessaire de créer sa propre identité.

Je me suis donc essayée à créer un nouveau bandeau.


Voici le résultat :


Le principe :


Paris-Athenes Blog, relais en Paris et Athènes, entre la France et la Grèce, de la France à la Grèce.
Une photo prise du Parthénon, le 15 août dernier, un beau ciel bleu, entre les colonnes des images de Paris, prises lors de mon passage à Paris en mars dernier.

Dites-moi ce que vous en pensez ...

samedi 20 septembre 2008

VIVRE EN GRECE : DU MAILLOT AU MANTEAU

ATHENES A REVÊTU SON MANTEAU D'HIVER

C'est encore bien tot pour la saison mais c'est la réalité ! Ce matin Athènes se réveille dans la grisaille. Déjà depuis deux jours, le temps commençait à se dégrader, mais ce matin il fait très frais par rapport aux jours derniers.

La réalité en Grèce est que nous ne sentons pas le passage des saisons, été, automne, hiver ... En général, nous passons du maillot au manteau. Pas le temps de s'habituer, l'hiver s'installe brutalement. A l'heure où j'écris, il commence à pleuvoir.

Le bulletin météorologique EMY (service national de météorologie hellénique) a émis des annonces de mauvais temps pour le week-end. On n'y croyait pas : les Grecs sont toujours méfiants vis à vis de leurs services nationaux et surtout espèrent qu'ils se trompent, mais ils ne se sont pas trompés cette fois-ci.

Commence donc à Athènes ou ailleurs en Grèce le parcours du combattant. "Ρίχνει καρέκλες" - richnei karekles - (il pleut des chaises - traduction littérale), il pleut des cordes donc.

Automatiquement, les rues d'Athènes sont débordées, inondées. Je n'ose même pas vous parler des rues des banlieues d'Athènes ! Il y a quelques années, je n'avais pas encore la chance d'avoir ma voiture, j'étais obligée pour me rendre au travail de prendre les transports en commun - bus de banlieue - cependant pour arriver à l'arrêt de bus, il me fallait marcher pendant une dizaine de minutes, sous la pluie, dans la gadoue. Pour l'anecdote, combien de paires de chaussures ai-je bousillé à l'époque ? une bonne dizaine, trempées, décollées ... Alors, je retirais tout simplement mes chaussures et je marchais pieds nus sous la pluie et dans les cours d'eau qui se forment tout du long des rues d'Athènes qui pour la plupart n'ont pas de tout-à-l'égout.

Oui, oui ... les banlieues un peu éloignées du centre n'ont même pas de tout-à-l'égout ! Même si le centre est mieux loti cela n'empêche pas les inondations puisque les caniveaux sont rarement nettoyés, ou très mal, même autour de la célèbre place de la Constitution (Parlement hellénique).


Pour parler du tout-à-l'égout : Très mal conçus, pour ne pas dire inexistants, vous serez surpris et gênés quand vous entendrez dire, attention ne pas jeter le papier dans les toilettes ! sinon vous aurez la mauvaise surprise de boucher votre tout-à-l'égout.

Ne parlons pas des trottoirs : Étroits, quand l'espace n'est pas pris par un arbre, un poteau électrique ou une voiture mal garé (carrément sur le trottoir réservé soit-disant aux passants), des détritus vous empêchent de marcher proprement. Une personne handicapée ou une simple maman avec sa poussette ne peuvent pas circuler.

Les trottoirs à Athènes sont extrêmement glissants dès qu'il y a de l'humidité, ne parlons pas de pluie !

Le climat à Athènes : La Grèce a un climat méditerranéen. Les hivers sont doux (pas toujours), les étés chauds (très chauds parfois) mais heureusement rafraichis par des petits vents de saison dont le fameux meltem du mois d'août. La capitale jouit d'un climat très sain malgré le nefos (pollution), et ne subit pas en général de brusques modifications de la température.

Dans les montagnes qui sont souvent enneigées, le climat est plus frais. Dans le centre et le nord de la Grèce, il peut y faire très froid l'hiver. Les villages sont très souvent coupés du reste du pays lorsqu'il neige. C'est en janvier et en février que le climat est le plus rude. On peut pratiquer le ski de piste et de randonnée.



L'été est très chaud. Les mois de juillet et d'août sont secs, il ne pleut que trop rarement. La végétation se dessèche et les vents peuvent déclencher des incendies. Les plages de l'ensemble de la Grèce sont fréquentées en surnombre.

Suivre la météo sur le site de TV5 MONDE

Le grand nettoyage : C'est en fin à la mi-octobre lorsque tout doucement l'hiver s'installe que le grand nettoyage des maisons se fait. Les vêtements d'été sont nettoyés, rangés. A leur place, les vêtements d'hiver trouvent leur place dans les armoires. Les familles s'affèrent, sortent leur tapis, les couvertures, les aérent et les mettent au soleil doux du mois d'octobre pour les mois d'hiver. Ils nettoyent de fond en comble leurs habitations. C'est un rite. Ce même rituel se fera de nouveau aux alentours de Pâques, fête de l'orthodoxie. Une maison propre à partir de la saint Dimitris (26 octobre) et pour Pâques.