jeudi 26 décembre 2013

En Grèce, le gros bonhomme rouge ne passera pas

Après de longs mois d'absence, je me rappelle que j'ai un blog et que j'avais des lecteurs, un peu délaissés il est vrai.

Noël est synonyme de partage, n'y a-t-il rien de mieux qu'un blog pour partager moi qui est loin de tout et près de vous ?


Noël évidemment, c'est le Père Noël, pour moi Parisienne, petite fille qui attendait de partager ses cadeaux avec ceux qu'elle aime. Petit parcours du combattant à Athènes, trouver un cadeau qui soit utile, qui soit pas trop cher et surtout dont je suis sûre qu'il fera plaisir. Non pas que je ne puisse offrir le cadeau un peu plus onéreux mais c'est une chose qui ne se fait pas, surtout en temps de crise, et surtout lorsque nos amis proches sont dans le besoin.

Mais je ne voudrais pas vous parler de cette crise qui nous lamine en Grèce, je ne l'ai pas fait pendant tous ces mois de silence parce que je ne voulais pas le faire - comme si ça pouvait changer quelque chose ! - je voudrais vous parler du Père Noël.

Alors Monsieur le Père Noël ne passera pas en Grèce, tout simplement parce qu'il ne passe jamais le jour de Noël. D'ailleurs il ne s'appelle "Père Noël", c'est Saint Basile.

Mais avant de passer à Saint Basile, prenons les choses dans leur ordre :

La veille de Noël, les enfants se sont levés de bon matin pour passer de maison en maison, pour chanter les chants de Noël (les kalantas) en jouant de leur "trigone" (une pièce de métal en forme de triangle pour l'accompagnement musical), ramasser quelques pièces et quelques friandises - mais ils préfèrent les piécettes ! 

le 25 au matin, le Père Noël ne passera pas. Il faudra que les enfants attendent encore quelques jours pour l'échange des cadeaux. Le sapin de Noël même s'il trouve sa place dans tous les foyers n'est pas l'élément traditionnel grec : en Grèce, le symbole de Noël c'est un beau voilier en bois généralement décoré et placé bien en évidence sur les cheminées.
Après la soirée du réveillon, quoiqu'en général les Grecs s'attablent plus le jour de Noël en famille,

A Noël, pas de cadeau - même si chez nous nous distribuons nos cadeaux ce jour là, c'est un mixte occidental de notre famille. Ne mélangeons pas ce jour chrétien, la naissance de Jésus, et ce rite, cet engouement pour nos achats excessifs.

Tout doucement, nous arrivons à notre Saint Sylvestre, le réveillon du jour de l'An. Tout doucement, notre gros bonhomme rouge (au fait vous savez que nous devons ce mythe à l'américain Coca-Cola ?) laisse sa place à un brave homme, Saint Vassilis (Basile), qu'on appelle en grec "Agios Vassilis". Loin d'être épaissi comme son acolyte américain, Saint Basile est longiligne, ascèse, avec un visage anguleux, barbe noire, bâton de pèlerin à la main : Saint Basile ne porte pas son costume rouge flambant mais des habits de moine de couleurs austères. Basile le Grand vient de Césarée  (Kayseri en Turquie) en Cappadoce, il est comme Saint Nicolas en occident, celui qui apporte les cadeaux aux enfants le 1er janvier. C'est d'ailleurs ce jour là qu'on partage la galette, non pas des Rois, mais de Saint Basile, la "Vassilopita".

Enfin la période des fêtes de fin d'année s'achève par le baptême de Jésus, ce qu'on appelle "Ta Fota" (Epiphanie), l'une des fêtes orthodoxes, troisième et dernière festivité d'un rite de 12 jours, avec Pâques, les plus importantes. l'Epiphanie en Grèce, comme Noël et le lendemain de Noël (25 et 26 décembre) sont des jours fériés en Grèce.
La Grèce est un pays de marins, la mer et son bleue intense se retrouve partout : le voilier, symbole de Noël, le drapeau et son bleu/blanc. Ce jour là, le 6 janvier, le prêtre purifie l'eau de la mer, il jettera un crucifix dans l'eau et de jeunes hommes (et parfois des femmes maintenant) plongent dans l'eau glaciale de l'hiver pour le rattraper. L'heureux gagnant recevra alors la bénédiction de l'Eglise.

Les chants de Noël (les kalantas) accompagnent encore une fois toutes les étapes du rite de Noël : nousavons les kalantas d'avant Noël, ceux d'avant le jour de l'An et en dernier les kalantas du jour des lumières (Ta Fota) qu'on entend de plus en plus rarement.

Alors ce gros bonhomme n'est toujours pas passé en Grèce : Saint Basile tarde encore un peu. Patience !

Je vous souhaite à toutes et à tous 
un excellent Noël 
et une très bonne année 2014. 


samedi 27 avril 2013

Mes pommes de terre ont tout leur temps

Une nouvelle recette de mon amie chypriote, Margarita, toute simple, empreinte de tout le farniente qui caractérise sa créatrice : "Mes pommes de terre ont tout leur temps".

Mes pommes de terre ont tout leur temps

La première chose primordiale pour une bonne recette : avoir du temps ;
Deuxième chose : des pommes de terre, ni trop grosses, ni trop petites, comme il faut ;
Troisième chose : de la bonne huile d'olive ;
Quatrième chose : une poêle anti-adhésive.

Coupez vos pommes de terre en quartiers  : 4.
Faire chauffer votre huile d'olive dans votre poêle anti-adhésive, l'huile ne doit pas chauffer beaucoup, ni trop peu, juste assez pour laisser à la pomme de terre son temps pour cuire et rissoler à la fin.
Y faire glisser vos quartiers de pommes de terre tout doucement. Il vous faut suffisamment d'huile pour couvrir vos pommes de terre. Ne lésinez pas. Vous pourrez toujours garder cette huile après usage pour vous en reservir.

et puis, comme dirait Margarita : on les oublie. 

Profitez en pour lire un livre, aller faire un tour dans votre jardin. Ne touchez pas à vos pommes de terre car elles auront tendance dans la première moitié de  la cuisson, à se désagreger.

Il faudra au minimum 45mn à vos pommes de terre, assez de temps pour être tendres et fondantes à l'intérieur, et croquantes à l'extérieur.

Vous pouvez servir avec de l'origan ou du fromage râpé (avec la grosse râpe).
Accompagnez vos pommes de terre farniente d'une bonne viande, elle s'accorde magnifiquement avec l'agneau cuit à la braise.

Tips :

- si votre huile d'olive frémit de trop, baissez la température : il faut laisser le temps à la pomme de terre de bien cuire à l'intérieur. personnellement je commence à 6 et je baisse à 4 quand la température de l'huile a atteint son rythme de croisière...

- vous avez de la fleur de sel, la salaison en sera que meilleure.

- Quel type de pommes de terre ? En Grèce, sur le marché, il est bien difficile de trouver différents types de pommes de terre. On y trouve les grosses et les moins grosses. Des pommes de terroir du pays (qui en général sont d'Egypte ou de France mais chut...). Alors pas vraiment le choix. Prenez néanmoins une pomme de terre pas vraiment farineuse, une variété à la chair fondante, qui supporte l'huile.


Bon appétit.








jeudi 28 mars 2013

Villa mon rêve en Grèce

Aujourd'hui, je ne veux pas vous parler de la crise, ni encore moins des problèmes que nous pouvons rencontrer ici en Grèce. Je ne veux pas vous parler de la génération sacrifiée, celle de ma fille qui a trouvé du travail - quelle chance me direz-vous ! - pour 450 euros par mois, ni de ma cadette qui passe son bac (le passe nul part : apolytirio/panhellinies) cette année et qui se demande à quoi bon toute cette énergie dépensée ...

Je voudrais vous parler de "ma villa, mon rêve". Celle que j'imagine proche de la mer, petit refuge non loin d'Athènes, juste assez loin pour sentir l'évasion, juste assez proche de la capitale pour la Parisienne que je se suis, ne pas me couper du monde.

Hier, nous avons fait l'aller-retour à Palaia Fokia sur la route qui mène au Cap Sounion. Palaia Fokia est très proche du village d'Anavyssos. C'est là bas que j'ai rencontré Nikos, mon mari. J'y reviens très souvent, ahhhh souvenir quand tu nous tiens ! Nous aimons nous y échapper dès les beaux jours pour profiter de la mer. Balade dominicale que nous adorons.

Nous sommes donc allés rendre visite à deux de très chers amis qui y tiennent une taverne chypriote et qui depuis les années 1985 n'ont jamais quitté la région. Nous avons enfin pu apprécier leur hospitalité puisqu'une fois n'est pas coutume, ils ne travaillaient pas au restaurant.
Margarita est donc Chypriote, d'où la taverne chypriote qu'ils tiennent avec Giorgos, son Grec de mari.
Hier la cuisine était donc familiale et avait un goût particulier : salade mixte d'hiver (choux blanc et rouge, carottes, persil, céleri et crème de vinaigre balsamique), pilaf chypriote (vermicelles, boulgour, un soupçon de tomate) si curieux mais tellement délicieux accompagné de yaourt, le tout servi avec de la viande qui fondait en bouche cuite au feu de fois dans un four traditionnel depuis la veille au soir dans des plats en terre et enfin, la révélation du dessert que j'avais râté la veille, le Halva 1 2 3 4.

Alors vous comprenez qu'avec une telle compagnie, petit à petit une idée me trotte dans la tête : "ma villa mon rêve" sera un retour à la case départ. Bien évidemment comme tous les rêves, cette idée est pour l'instant impalpable mais j'en rêve tout de même. j'ai bon espoir puisque l'espoir fait vivre.

Elle sera entouré d'un petit jardin, des fleurs, un pôtager, à deux pas de la mer, elle ne sera pas trop grande, un petit chez-soi où il fera bon vivre, vivre sainement et chichement. J'ose même m'imaginer le mobilier de "ma villa mon rêve". Un grand espace de vie, cuisine/salon, un mur en petites briquettes, j'aimerai aussi des poutres apparentes comme une vraie maison de campagne quoi !.



mercredi 27 février 2013

Le petit bracelet de mars


En Grèce, c'est une vraie tradition que je n'avais jamais suivie jusqu'à aujourd'hui, mais puisque ma fille me le demande, je m'en vais fabriquer un petit bracelet de mars.

Ce petit bracelet DIY de fil rouge et blanc, car telle est sa couleur, tiens à deux fils : le rouge et le blanc. Il puise ses racines dans les années de la Grèce antique et s'est entendu dans tous les Balkans.

 Tous les enfants en bas âge, dès le premier jour de mars, ont à leur poignet gauche, et parfois même aux deux, ce fameux petit bracelet magique appelé "Martis" (du mois de mars). Magique, parce qu'il est attaché à notre main le 1er mars et il s'en détache à la fin du mois (et parfois même avant... mais gardons le côté magique !). Il protège du mauvais oeil mais surtout et avant tout, dans sa version contemporaine il protège nos joyeux bambins des mauvais rayons du soleil car le soleil de mars fait bronzer mat les visages !

Alors premier pas aujourd'hui, rue Markou, dans le centre d'Athènes, pour m'y acheter mes fils à broder : rouge et blanc. Vous avez compris?


Deuxième pas, demain, 28 février, dernier jour du mois, il doit être tressé. 
Troisième pas, 1er mars, il doit être porté avant même de sortir de la maison.
Vous le porterez tout au long du mois de mars jusqu'au moment où vous verrez une hirondelle passer ou jusqu'au dernier du mois ou après l'avoir décrocher de votre bras, vous le pendrez aux rosiers de votre jardin...

La confection du bracelet "Martis" est trop simple :
uploadMesurez approximativement deux fois la longueur de votre poignée : un fil rouge et un fil blanc.
Nouer votre deux fils à l'un des bouts.
Parallèlement, vriller vos deux fils.
Plier en deux et re-vriller.
Un petit noeud à l'autre bout et le tour est joué.
Votre bracelet de mars est prêt.

Ah, j'oubliais : tout le monde le porte ce petit bracelet magique, pas seulement les bambins !

jeudi 21 février 2013

Respectez comme vous aimeriez qu'on vous respecte

Un peu furieuse en tant que Française d'avoir entendu de la bouche de certains de mes "compatriotes", de passage en Grèce, apparemment pas du tout gênés, des remarques du type :

- Tiens, il y a des embouteillages dans le centre d'Athènes... Apparemment la crise n'empêche pas les voitures de circuler...
- ils ont encore de l'argent pour l'essence...
- Et en plus il y a de grosses voitures, des belles cylindrées, et neuves !

Sauf si ma mémoire se fait courte, il me semble bien qu'à Paris, en pleine heure de pointe, les périphs et le centre de la ville ont également des bouchons, non ?

Et puis entre nous, le malheur des pauvres fait bien le bonheur des riches, non ? 
- et encore : des "oh", des "ah", ils vont nous rentrer dedans ... mais comment roulent-ils ?
Alors que c'étaient des personnes bien informées (logiquement) sur la situation de la crise, des questions du type :
- pourquoi les magasins sont fermés ?

parce que tout simplement les petits commerces ne peuvent plus faire face aux loyers trop chers des propriétaires sangsues...
parce qu'il n'y a plus personne pour acheter ? 
(sont ils aussi bêtes qu'ils veulent le faire paraître ? )
(est-ce de la provocation ?)

Ok mes amis (pas vraiment, mais enfin, bref...) :

que voulez-vous découvrir dans l'Athènes de la Grèce en crise ?
des gens qui crèvent en plein milieu de la chaussée ?
des enfants qui hurlent de faim ?
une mère qui pleure parce qu'elle ne plus rien offrir à sa famille, un peu de réconfort, un casserole remplie ?
un père qui se désespère parce qu'il ne trouve plus de travail ?
Une ville désertée ?
Une population en haillons ?

La Grèce est peut être en pleine crise mais les Grecs ne recherchent pas votre pitié et encore moins vos remarques désobligeantes...

Au lieu de poser des questions pertinentes, sur la qualité de vie en Grèce dans cette période de crise, sur la vie de tous les jours pour le Grec moyen, vous vous êtes contentés comme des enfants mal élevés de faire des remarques qui ne sont pas dignes de personnes intelligentes... Vous aviez autour de vous des Grecs qui pouvaient vous comprendre (et oui, beaucoup d'entre eux parlent français...) ou encore d'autre (Bibi...) qui ne sont peut être pas Grecs mais qui ont un peu de réserve et de respect.

Vous vous sentez protégés ? je peux vous assurer que vous ne l'êtes pas, pas plus que le pauvre bougre grec.

RESPECT et DIGNITE. Merci.








jeudi 14 février 2013

Crise sanitaire et régime méditerranéen


Finalement quand on achète du tout-prêt il faut bien s'attendre à ce que la qualité ne soit pas la meilleure qu'il soit, à moins d'être sûr de la provenance, c'est à dire mission impossible.
La preuve : Que de bruit autour des lasagnes à la bolognaise à la viande de cheval !!!

Quand je suis arrivée en Grèce il y a 25 ans nous ne trouvions que des petites supérettes avec des produits locaux mais jamais des produits cuisinés. Il a bien fallu apprendre, j'étais jeune..., à cuisiner avec des produits frais, qu'il fallait éplucher, préparer, cuisiner avec patience. J'ai appris entre autre à nettoyer le poisson (beurk!), à découvrir des légumes bizarres (cornes grecs "bamies"), à faire entrer la sauce tomate "à toutes les sauces" et la sauce au citron également. Heureusement que j'avais eu des bonnes bases de ma maman qui n'achetait jamais ces plats cuisinés.

Lors de mes récents allers/retours en France, je suis ébahie en général par l'ampleur des rayons dans les supermarchés de tous ces produits, ces plats cuisinés frais ou surgelés qu'on peut trouver. Ébahie aussi par les rayons laitages avec ces milliers de yaourts de toutes les couleurs (allez savoir ce qui se trouve la dedans !).


Une chose est sûre en Grèce, j'ai appris à tout faire par moi-même : sauce bolognaise (au boeuf!) de A à Z qui accompagnent les spaghettis ou les lasagnes ou même le plat national grec, le pastitsio, le fameux gratin de pâtes à la sauce bolognaise arrosée d'une belle béchamel ou même cuire mes betteraves, ou râper mes carottes.
Les Grecques de mon entourage sont des ferventes du "made at home", mis à part quelque fois des souvlakis/pitas ou du poulet à la broche, rares sont celles qui achètent des plats prêts à consommer.

Ce fameux coup de cheval européen ne serait-il pas finalement le coup de sonnette pour nous arrêter d'acheter tous ces cochonneries que nos pauvres enfants avalent, qui bien souvent n'ont pas de goût par ailleurs ? Bientôt on nous dira que les fameuses croquettes au poisson ne contiennent pas du poisson mais du papier mâché ou des cuisses de grenouilles ! Allez savoir ?

Vous me direz, pour en revenir à cette crise sanitaire, ce n'est que de la viande de cheval, il n'y a pas mort d'homme ! mais enfin, aujourd'hui c'est le cheval, demain ce sera quoi ?

Personnellement, petite, de temps en temps nous mangions de la viande de cheval et j'aimais cela. Si j'en parle autour de moi aujourd'hui, et en particulier aux Grecs, ils n'apprécient guère l'idée, comme nos amis les Anglais d'ailleurs.  Avec du recul, ce n'est pas une viande qui me manque, je regarde l'animal avec un autre oeil. C'est vrai que nous Français avons tendance à manger pas mal de choses qui semblent bizarres, et même dégoutantes pour d'autres. Je crois que plutôt que de se pencher sur la viande de cheval, qui n'est pas vraiment un problème mais un cas tout simplement frauduleux, il faudrait mieux se pencher sur la composante de tous ces plats préparés avec des protéines de synthèses, ces aromatisants, tous ces produits chimiques qui nous pourrissent la vie et perturbent l'environnement. D'ailleurs bien souvent, nous ne sommes pas sûrs par exemple que la chaîne de froid ait été respectée.

Alors le fameux régime, diète méditerranéenne, me semble aujourd'hui appropriée, peu de viande, beaucoup de poisson (pas les sticks !!!), encore plus de légumes et de fruits divers, de l'huile d'olive. Le tout préparé avec beaucoup de soin et d'amour, mijoté à souhait.

Encore mieux : propageons les petits carrés de jardin et cultivons nos propres légumes.

Un choix à faire : purée lyophilisée ou purée made at home ? Lasagnes F....... ou lasagnes made in Mama ??? Vous n'avez toujours pas fait votre choix ?

vendredi 25 janvier 2013

Le chaos à Athènes, la ville paralysée

Black-out total à Athènes

En plus du chaos du aux grèves répétées dans les transports en commun, en particulier du métro, qui pendant 7 jours d'affilés a suivi des grèves de 24h renouvellées, depuis hier ils tombent des trombes d'eau sur Athènes !

Et la pluie qui s'en mêle !
Et la grève continue...

Catastrophe ! les rues sont inondées, les caniveaux bouchés, des files de voitures monstres ont embouteillé la ville...

Et tout ça pour quoi ? non, pas de la faute à la pluie bien sûr ! On ne peut rien faire contre la nature c'est sûr. Contre la bêtise des Hommes, il y a beaucoup à faire par contre ! Personnellement, je suis pour le respect au droit de grève dans toutes ses formes qu'il soit. C'est un droit. C'est une manière de protester. C'est un droit à la revendication, pourquoi pas ? tant qu'il y a une logique.

Aucune exception à la règle !

Dans lequel cas : aucune logique ! Les employés du Métro d'Athènes demandent finalement un passe-partout, une dérogation aux coupes de salaires qui ont touchées tous les fonctionnaires grecs et pas seulement. Ils protestent contre leur intégration dans la grille des salaires du secteur public, qui entraîne pour la plupart une diminution notoire de leur salaires, mais ils ne sont pas les seuls.

Nous pouvons comprendre la détresse de ces familles amputées d'une très forte partie de leur salaire mais il nous faut comprendre que lorsqu'on dit que PERSONNE ne dérogera à la règle, personne ne doit être évincé.
Sinon, pourquoi eux et pas les autres ?
Et pourquoi pas non plus les retraités ?
Ont-ils seulement compris que toutes les couches de la population sont touchées ?
Que nous sommes tous sur le même navire ?

Alors, bloquer les transports en commun pendant plusieurs jours - 8 jours de grèves exactement pour le Metro d'Athènes - sans compter les divers arrêts de travail des autres moyens de transports (bus, tram et trolley...), il faut tout de même un sacré culot pour faire l'innocent face aux usagers !

Dans ce cas précis, je dis oui à la réquisition civile du métro, ou au moins à un service minimum, afin que les usagers ne soient pas pénalisés, car ils le sont lorsqu'ils sont obligés de payer taxi, ou de faire des kilomètres à pied... ou les deux ! et avec le  prix de l'essence, il faut dorénavant y réfléchir à deux fois pour prendre sa voiture.

Résultat de la semaine

Éreintant .... j'aurai du depuis longtemps apprendre à conduire une mobylette !  J'envisagerais bien le vélo mais non seulement j'habite assez loin du centre, et comme Athènes est loin d'être une ville plate, il y beaucoup de montées, alors difficile... en plus les chauffeurs ne sont pas particulièrement attentifs aux deux roues.
Fort heureusement, en début d'après-midi le métro a repris tout doucement du service. Les employés, leur ordre de réquisition en poche, reprennent le chemin de  leur travail.

D'autres grèves sont prévues ce week-end

Il n'empêche que les grèves continuent ce week-end. Les bus et les trolleys seront immobilisés ainsi que les Chemins de fer helléniques, dont le train de banlieue. Seuls le métro et les trolleys seront sur les rails.

P.S. : j'ai payé "pour des prunes", près de 50 euros, une carte mensuelle qui ne m'a servi pratiquement à rien.

Bon week-end !

Photo : Εξαφανίστηκε πάνω από μία βδομάδα πριν!
Εάν έχει κάποιος πληροφορίες, παρακαλούμε να μας στείλει.

mardi 22 janvier 2013

Les taxis jaunes d'Athènes sont vides malgré la grève

Déjà plusieurs jours maintenant que les transports en commun d'Athènes nous jouent un tour.

Le beau métro d'Athènes est en grève depuis déjà la semaine dernière. Ont suivi le train électrique, la ligne historique qui va du Pirée à Kifissia (dite maintenant ligne n°1 verte) qui, avec les trams, trolleys et les bus bleus de la capitale se sont mis tour à tour en arrêt de travail.

En temps normal, c'est à dire de non-crise, les taxis auraient été pris d'assaut par la horde de travailleurs voulant aller au travail ou revenir chez eux. Rien de tout ça ! A la place la ville était jaune, les routes bondées de taxis tout simplement vides ! D'ailleurs depuis plus d'un an, nous voyions des files de taxis attendre les clients aux sorties de métro ou aux points de la ville les plus demandeurs.

Aujourd'hui les stations de bus/trolleys/tram étaient remplis d'usagers dans la quête d'un moyen de transports quelconque mais surtout pas dans l'attente d'un taxi devenu trop cher, même si il reste un moyen de transport bon marché par rapport aux autres villes européennes ! Je n'ai pas vu un bras se lever ce soir héler un taxi. Trop cher ou futile pour l'usager ... La patience est dorénavant de rigueur comme le reste.

Signe des temps ? c'est clair.

Prendre son mal en patience, attendre le bus qui nous rapprochera de chez soi à moindre coût avec tous les avantages et surtout les inconvénients que cela apportent. Proximité, énervement, embouteillage...

Que dire sur le slogan des tranports en commun ? :
"Déplacez-vous économiquement, écologiquement, en sécurité avec les transports urbains"