dimanche 1 juin 2008

VIVRE EN GRECE : LA VIE EST CHERE EN GRECE

Finie la Grèce bon marché des années 90 !

Il y a une vingtaine d'années venir de France ou d'un autre pays européen pour des vacances au soleil, c'était vraiment le paradis. Pour une semaine en France, vous pouviez passer 3 semaines en Grèce. L'avion était relativement bon marché, les hôtels également et ne parlons pas des restaurants et tavernes.

La génération aux 700 euros

Malheureusement pour tous et en particulier pour le ménages grecs avec le SMIC aux alentours des 700€, la vie est dure.

Des repères :
- logement : entre 300 et 400€ dans des quartiers dit "bons marchés", ouvriers du nord-ouest d'Athènes. Les prix peuvent aller du simple au double lorsque vous abordez des quartiers comme Halandri, Fillothei et autres quartiers du nord-est d'Athènes. Le centre d'Athènes autour d'Omonia, de la rue Liossion, vers Patissia sont beaucoup moins chers mais peu recommandés, en général habités par des immigrés d'Albanie, Roumanie, pays de l'ancien bloc.
Les charges d'immeubles : entre 50 et 70€

Les factures de téléphones, eau, électricité : prévoir entre 80 et 100€

Connexion internet : jusqu'à 30€ - Heureusement dernièrement certains prestataires ont des offres alléchantes dans les 30€ (téléphones illimités en Grèce et parfois sur certaines destinations européennes, et internet ADSL selon les prestataires des appels jusqu'à 60mn vers des téléphones portables locaux).

- Nourriture : Il est de plus en plus dur pour la ménagère de remplir son frigo. Il faut compter pour une famille de 4 personnes en moyenne 150€ par semaine pour les besoins de la famille en nourriture (besoins quotidiens en lait, pain, hebdomadaires en viande, poissons, légumes et fruits).

Prix au kg relevés sur un marché du nord-ouest d'Athènes :
pommes de terre : 0,60
tomates de saison : 1,70
haricots verts de saison : entre 2 et 4,50
botte de persil : 0,50 (la botte) - plus ou moins les memes tarifs pour les oignons frais, menthe, aneth ...
cerises de saison : entre 2,50 et 5€/kg
fraises de saison : entre 2,50 et 5€/kg


Passons à la viande :
Si vous voulez manger du veau (du vrai veau hollandais) : 12,50 dans un supermarché le kg
La moins chère des viandes reste le porc ou encore le poulet.

Du poisson :
Daurades locales : 5 à 8€ kg
Anchois frais : 3,50/kg
Sardines : 4€/kg

Les produits de première nécessité :
lait frais : 1,35/litre
pain frais (500gr) : 0,60

De manière générale, la vie est beaucoup plus chère je pense en France qu'en Grèce. Les produits de saison cette année ont atteint des limites impensables. Les retraités, au petites rentes, ne s'en sortent pas.
Les supermarchés depuis quelques semaines sont désertés, les chariots ne se remplissent plus. L'euro comme dans la plupart des pays européens, dont la France et la Grèce, ont déclenché une flambée des prix.

L'association grecque de défense des consommateurs appelle à un boycottage des produits de première nécessité comme le lait. Ces temps dernier une grande chaine de supermarché n'a pas hésité à faire de la pub sur la possibilité de choisir entre trois catégories de produits divers :
- bon marché
- très bon marché
- très très bon marché
Comme qui dirait des produits pour les riches, les pauvres et les oubliés de la société !

Personnellement j'ai été non seulement choquée par le choix de cette publicité mais dégouttée par l'exploitation de la misère qui touche les plus faibles en Grèce : Les retraités et la génération aux 700 euros.
D'ailleurs, juste pour l'anecdote, je suis passée l'autre jour par l'un des supermarchés suscité; en plein coeur de Kolonaki, à Athènes (le 16ème athénien). A la caisse centrale une dame "comme il faut" se plaignait de ne pas trouver depuis plusieurs jours le moins cher des laits pour qui le supermarché faisait sa pub dans tous les grands quotidiens de Grèce. Un simple subterfuge pour attirer la clientèle !

Ne soyons pas dupes ! A quoi s'attendre de la part de ces multinationales, qui comme des sangsues boit le sang des oubliés de la société.


Quant au tourisme en Grèce il va en dégringolade ! Il n'est pas rare maintenant que les Grecs se tournent vers des vacances à l'étranger alors que le Grec a toujours préféré contrairement aux Européens du Nord passer des vacances dans son propre pays. Son comportement change également, il part en vacances en général une semaine, au plus une dizaine de jours, et ce une fois par an !

J'aimerais pouvoir aborder dans un prochain billet l'éducation en Grèce, encore une exploitation dans toute sa puissance.

D'ici là, résistons !

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dimanche 25 mai 2008

ON EN A PARLE ! PARIS-ATHENES FAIT SA PUB

Lisabuzz.com parle de PARIS-ATHENES BLOG : Le soir, certains vont au cinéma, d'autres au restaurant, d'autres les deux, d'autres regardent la télévision. Moi, j écoute ma radio préférée en lisant et relisant PARIS-ATHENES BLOG, l'exploit blogosphèrique de Valérie. Car oui, Valérie est à l'internet ce que Coco Channel fut à la mode, un exemple, un inspirateur, la grande grande classe. signé http://blog.lisabuzz.com

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jeudi 22 mai 2008

VOYAGE EN GRECE : LESBOS - MYTILENE



Mon premier billet sur mes endroits découverts en Grèce sera donc l'île de LESBOS.

Lesbos, à cheval entre l'occident et l'orient, est en Grèce bien souvent appelée directement par le nom de sa capitale : Mytilini (Mytilène en la francisant).

Souvent caractérisée comme l'île de l'harmonie et de la beauté, elle est la plus grande île de l'Egée orientale, elle fait partie de celles qui font face à l'Asie mineure. Donc Mytilini fait face à la Turquie. A certains endroits d'ailleurs nous avons l'impression d'entendre des voix de Turquie, le soir dans la partie nord-est de l'île nous pouvons apercevoir les lumières dans les maisons turques.

D'une étendue de 1.636 km2, Lesbos est la troisième île de Grèce en superficie. A quelques 188 km du port du Pirée, 218 km de Thessalonique et 55 km de l'île voisine de Chios, Lesbos appartient aux îles οrientales de la Mer Egée.

Lesbos vous surprendra par sa verdure et ses montagnes. Cette grande île abrite sur l'ensemble de son territoire des milliers d'oliviers plantés dans des endroits les plus farfelus qui soient.



Comment avons-nous découvert cette île :
Pendant de nombreuses années, la famille qui élevé nos enfants, et dont la fille est devenue la marraine de notre petite dernière, nous décrivait la beauté de leur leur île. En 2006 nous nous sommes enfin décidés à aller passer nos vacances d'été sur cette île du nord de l'Egée.






Première étape importante PRENDRE LE BATEAU.


Nous nous sommes enfin rendus compte de ce que pouvait signifier pour un Grec de partir en vacances : prendre le bateau depuis le port du Pirée. Passer 12 à 14 heures sur un bateau en compagnie de personnes grecques et de touristes, tous sur le pont donc, destination MYTILINI.

Après plus ou moins, huit heure de traversée, en faisant un arrêt sur l'île de Chios, arrivée donc au petit matin sur port de Mytilini, la capitale donc de Lesbos (Lesvos en grec). Les couleurs à la fraîche sont étonnantes. Enfin, nous touchons le plancher des vâches. Pour notre famille, c'est une première la traversée en bateau. Mais cela vaut la peine ! Maintenant je comprends certains de nos amis grecs qui ne se lassent pas de déclarer que pour réellement avoir la sensation de partir en vacances, il faut, c'est indispensable !, prendre le bateau.

Les traversées en bateau demandent une petite préparation : évitez les bars et les restaurants, non pas que c e n'est pas de la bonne qualité, non simplement bien souvent dans l'ignorance nous commandons des cafés, de type cappucino par exemple et autres Fredoccino, HORS DE PRIX.

Contentez-vous donc de prendre un simple café frappé, un petit café "elliniko" (grec) ou mieux encore prenez votre shaker, vos doses de café et de sucre de la maison et faites le vous-même ! Ceci est également valable pour les sandwiches ou autres petits encas.

MYTILINI : Capitale de Lesvos.
Constitue une des villes plus anciennes de la Grèce et conformément aux éléments historiques, ses origines se situent au début du 10ème siècle av. JC.

Centre administratif - siège de l'administration préfectorale autonome de Lesbos, rattachée au ministère de l'Égée, Mytilène abrite l'Université de l'Égée.

Son emplacement amphithéâtral entouré des ses sept collines avec sa forteresse Mytinilin se distingue de loin et ensorcèle ses visiteurs dès le premier instant.

Je vous conseille de visiter la vieille ville, endroit prisé des touristes, ses petites échoppes, ses tavernes. Vous y verrez de superbes villas.

MANTAMADOS :
Mantamados est située à environ un quarantaine de km au nord de Mytilène connue en particulier pour son pélerinage et son monastère TAXIARCHON de l'archange, célèbre pour son icône miraculeuse de saint-Michel. Personnellement c'est l'endroit avec Molyvos que j'ai préféré. Mantamados est également connue par sa céramique ainsi que pour ses produits laitiers. Le fromage, graviera (gruyère) de Mantamados est excellent !



Au nord-ouest de Mantamados, nous avons découvert un charmant village haut perché face aux rives de la Turquie : KLIO (Kleiw). A une altitude de 350 mètres, Klio, qui a tiré son nom de la célèbre muse, est un village très ancien, avec des rues très étroites, pavées à l'ancienne, les rues sont bombées et laissent à peine le passage à une voiture. Mais vaut le détour ! Une fois que vous aurez traversé l'unique passage principal de ce village, vous aboutissez à la place centrale de KLIO. Un kafenio (bistrot) où se rencontrent les vieux du village et les plus jeunes pendant l'été.
Ce village petit à petit est découvert, nombreux sont ceux qui ont acheté de vieilles baraques et les restaurent afin d'y habiter.
Malheureusement comme tous les villages de Grèce, ils sont vite désertés dès le mois de septembre.

Une fois le village de KLIO découvert, nous ne pouvez manquer d'aller vous baigner non loin du village. Une petite plage, deux petites tavernes, font le charme de la plage de TSONIA. La seule plage personnellement cette année là que nous avons réellement appréciée. L'eau enfin était chaude ! Une autre particularité des îles de l'Egée, la mer y est particulièrement froide. C'est une plage fréquentée par les gens du pays, je déconseillerais le topless qui froisserait vos voisins de plage bien souvent des familles et leurs enfants. Respect de l'endroit. Cette petite crique vous enchantera.
Un arrêt culinaire : je vous conseille de déguster la morue fraiche (bakaliarakia tiganita) et les salades typiques du pays (horta, fava etc...) dans la taverne que vous trouverez en sortant de la plage.

MOLYVVOS OU MITHYMNA : La capitale touristique de Lesvos par excellence. Une petite ville au nord de l'île que de nombreux écrivains ont décrit dans leurs récits. Molyvos est l'endroit pittoresque avec Agiassos que j'ai préféré sur l'île.
Molyvos vous entraîne dans le dédale de ses rues qui grimpent. Vous y découvrirez de nombreux petits magasins à souvenir, on y vend un peu de tout mais surtout de très belles poterie. Le décor préféré : les olives et branches d'olivier.

Les remparts de la ville, il ne faut pas oublier que cette ville est située face à la Turquie, il fallait donc que la ville soit protégée par une forteresse. Et c'est une belle forteresse génoise que vous pouvez visiter, à moindre prix. Arrêt photos obligatoire, la vue y est très belle.







PETRA :
Petite station balnéaire surplombée par des hauteurs d'où son nom "Petra" en grec signifie "roche" - "pierre". Très belle plage, propre.







A visiter, l'église de la Sainte Vierge "Panagia Glykofiloussas" en haut du roc. De nombreuses marches, 114 !, avant d'arriver au top de la roche.























LE GOLFE DE KALLONI
:
Le golfe de Kalloni; situé dans le centre del'île, est très connu à Lesvos de par la particularité de ses sardines du mois d'août. Effectivement, le golfe de Kalloni qui se jette dans la mer Egée, a un écosystème marin très particulier. De nombreuses recherches sont faites sur cet écosystème et le goût de ses petites sardines du mois d'août.

Pas très loin du golfe, vous pouvez également découvrir le grand village de POLICHNITOS. On y trouve de tout, village très rustique, du bon fromage, graviera, des biscottes artisanales, du très bon pain.



Non loin de Polichnitos, revenez vers les rives du Golfe. NIFIDA est un village avec seulement quelques tavernes et une toute petite plage étalée sur une bonne longueur, elle-aussi fréquentée par les Grecs revenus au village pour le temps des vacances.
J'y suis resté près d'un mois. NIFIDA était notre point d'attache pour le temps de ses vacances. Alors, oui je vous conseille cette partie centrale de Lesvos. Très familial, et surtout loin de ces endroits trop touristiques.

KALLONI, d'où le nom de la baie, est un village pas franchement agréable. Les plages sont payantes mais surtout chères, pas du tout bien entretenues. Rien de bien intéressant.

VATERA. Vatera c'est l'opposé de Nifida. Très belle plage, des tas de tavernes, des cafétaria le long de la plage. Chacune des cafétarias possède sa propre plage aménagée : Alors qu'ailleurs il faut payer pour pouvoir utiliser les chaises-longues, à Vatera, moyennant consommation vous pouvez utiliser leur installation totalement gratuitement ! (du moins cela l'était jusqu'à l'année dernière). Le soir à Vatera, vous découvrirez que ces plages aménagées se transforment en boîtes de nuit en plein air !
C'est à Vatera que nous nous sommes baignés dans la mer la plus froide que je n'ai jamais vue. Il paraît que d'autres années, l'eau est bien meilleure ! je l'espère ... Je pense que j'y retournerai un jour pour enfin me delasser sur cette belle plage.
Une autre chose : ce qui m'a réellement frappé est la propreté des plages de Vatera, vous pouvez y aller sans réfléchir avec vos enfants. Recommandé.

AGIASSOS :
Agiassos est un village très pittoresque dans la partie sud-est de l'île. Le centre de la poterie et des sculptures sur bois (de très belles icônes en bois y sont frabriquées sous vos yeux) est en fait un petit village à flanc de la montagne Olympos. Dépaysement assuré.














ΚΑRΥΝΙ
:
Pas vraiment un passage obligatoire mais j'ai été agréablement surprise par Karyni. En plein milieux des platanes et des noyers, une source naturelle où de nombreux passants s'arrêtent pour faire le plein d'eau fraiche. Vous y visiterez le platane plus communément appelé le "platane de Théophylos" (platanio tou Theofilou). Théophylos est le peintre populaire local très connu pour ces oeuvres très minimalistes qui a vécu un temps dans le tronc de cet arbre légendaire de Lesbos.


PLOMARI : un regard vers l'Egée
Qui dit "ouzo" en Grèce pense de suite à Plomari. Plomari est donc la capitale de l'Ouzo même si d'ailleurs l'ouzo se fait partout à Lesbos. D'ailleurs sur la plupart des tables des tavernes lesbiottes vous y verrez non pas l'ouzo de Plomari ou celui également connu de Barbayiannis mais l'ouzo FIMI de la Coopérative des distilleurs de Mytilène (Union des Distilleurs de Mytilène - EPOM). Nos amis grecs, d'ailleurs ne jurent que par l'ouzo FIMI.

Plomari est de part son nombre d'habitants la troisième ville de Lesvos, est un charmant port de pêche, capitale de l'ouzo et du savon traditionnel à l'huile d'olive vierge.

Parmi les endroits que nous n'avons pas eu le temps de visiter, toute la partie sud-est de l'île. A noter la forêt pétrifiée dans la partie sud-ouest de l'île et le port de pêche de Sigri.

Nous reviendrons surement un jour.

Ne pas oublier de visiter :
Le monastère de Saint Raphaël près de la capitale MYTILENE
Le monastère de l'archange Michel de MANTAMADOS
La ville de PLOMARI, très connue pour sa spécialité, la distillation de l'Ouzo.
La baie de KALLONI et ses sardines fraîches
J'ai beaucoup aimé le petit village très typique de KLEIO


DEGUSTATION LESBIENNE : Boire et manger à Lesbos

Règle n°1 : tout est bon à manger sur cette île - tout y est simplement D E L I C I E U X !!!

  • Goûter son huile d'olive, très légère et fruitée, d'une couleur très claire (rien à voir avec l'huile d'olive du Péloponnèse. qui est également très bonne mais différente)
  • Boire l'ouzo, la terrasse des kafenion est prise dès le matin, avec des mezedes
  • Fruits de mer : kalamarakia (encornets, calmars), soupia (seiche), chtapodi (poulpe), garides (gambas ou grosses crevettes), garidomakaronada (spaghettis aux crevettes), astakomakaronada (spaghettis au homard)
  • Poissons : tous les poissons de la mer, sardines, morue, maquereaux, kakavia (bouillabaisse du pays), pétoncles ou bernacles avec des épinards ou du riz, poulpe avec des olives, [kalamarakia] farcis, les salaisons (sardines, maquereaux, anchois et filets de hareng)
  • Salades : elliniki (grecque), horta (salade verte sauvage cuite)
  • Accompagnement : fava (purée de pois), kolokythokeftedes (beignets de fleurs de courgettes)
  • mais encore les feuilles de vignes farcies (dolmadakia), anthismata ou kolokytholoulouda (fleurs de courgettes farcies), keftedes (les boulettes des viande)
  • Desserts et sucreries : le halva (dessert à base de semoule), glyka tou koutaliou (sucreries à la cuillère ! fruits confits dans du sirop)
A ramener dans vos bagages :
  • de l'huile d'olive
  • de l'ouzo
  • du ladotyri (gruyère local dans de l'huile d'olive)
  • icône d'Agiassos
  • poteries d'Agiassos ou de Molyvos

Je n'ai pas aimé :
le village de Kalloni
c'est tout !


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vendredi 16 mai 2008

VIVRE EN GRECE : CONSEIL CONTRE LA CHERTE DE LA VIE

Lutter contre la cherté de la vie, telle est l'optique de certains usagers athéniens des transports en commun.

ΜΗΝ ΠΕΤΑΤΕ ΤΑ ΕΙΣΗΤΗΡΙΑ (NE JETEZ PAS VOS BILLETS)

Tel est le slogan du message que j'ai reçu. Alors apprenez le pourquoi :

Dès le 1er mai 2008, le gouvernement grec a annoncé un changement de tarif pour les transports en commun, un billet commun à 0,80€, on découvre grâce à un message sur internet qui circule qu'un groupe de consommateurs, bien décidés à réagir contre les augmentations massives des produits de première nécessité, dont les billets de métro, ont décidé de ruser de malice.

Comment font-ils ?
Ils font leur trajet comme d'habitude en prenant soin de bien oblitérer leur billet. Seulement en fin de parcours, ils laissent, pour ceux qui le veulent et qui , leur billet, dont ils n'ont plus besoin à disposition du prochain utilisateur directement sur la machine à oblitérer.

Malin comme système non ? Tant que votre billet est dans la limite du temps autorisé chacun peut s'en servir...

Petit rappel sur les tarifs des transports en commun à Athènes :
Depuis le 1er mai 2008, un seul billet doit être oblitéré quelque soit le moyen de transport utilisé à Athènes.
Il n'est plus nécessaire d'avoir des billets différents selon le mode de transport utilisé.
Métro, Ilektrikos, Tram, bus et train de banlieue (zone urbaine seulement), un seul billet qui contre 0,80 €, valable pour un trajet de 90 minutes !
Avec le même billet, vous pouvez même faire un aller/retour.

Avant ce nouveau système, le billet du Métro pour 1h30 coûtait 1€. Moins cher maintenant à 0,80€ !
Pourquoi donc un mécontentement ? Tout simplement parce que le pour plus grand nombre d'usagers qui utilise les bus, le billet qui était alors à 0,50€ passe au tarif commun à 0,80€ !

Le Grec est-il ce vieux routier qu'il laisse entendre ? adroit, astucieux, combinard, débrouillard, dégourdi, finaud, fine mouche, futé, habile, machiavélique, malicieux, malin, renard, retors, rossard, roué, rusé, un sac à malices, trompeur.

Le Grec en a surtout assez de ces augmentations de masse. Je trouve ce système audacieux mais j'avoue qu'aujourd'hui à Syntagma il n'y avait pas de petits billets !!!

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jeudi 15 mai 2008

VIVRE EN GRECE : CONVIVIALITE DE LA TABLE

Même si nous Français pensons que l'art de la table nous appartient, la convivialité, elle, appartient aux Grecs.

La table n'est en fait qu'un prétexte à la convivialité. Pas de gastronomie, ni de "petits plats dans les grands", des mets simples, des recettes de famille, qui remplissent le ventre et rassasient la vue !

Le Grec aime par dessus tout se rassembler avec sa famille ou ses amis autour d'une table. Mais attention ne vous attendez pas à trouver des mets fins ou très recherchés. Le Grec n'aime pas trop en général goûter à trop de nouveaux goûts. Il est fier des produits de son terroir et aime offrir à ses invités une table abondante en plats typiquement grec.

La "paréa" donc est primordiale. "Paréa" c'est le groupe d'amis avec qui il sort, déjeune et dîne, sort en boîtes (dans le bouzoukis), part en week-ends et en vacances.
L'hospitalité des Grecs est légendaire. Il faut néanmoins suivre quelques règles. Des règles en Grèce ? Et oui, la convivialité suit un protocole.

- Ne vous attendez pas à recevoir un carton d'invitation. Tout est imprévu, programmé à la dernière minute
- A sens inverse, vous vous devez de recevoir votre "paréa" sans coup de fil au préalable. A 22h00, il n'est pas rare qu'un de vos amis vienne cogner à votre porte. La surprise est toujours agréable. On s'invite, on passe un moment ensemble, autour d'un souvlaki ou d'une pizza.
- Les heures de repas sont très aléatoires, cependant on ne prend pas son déjeuner avant 14h00 et le dîner après 21h00 pour ne pas dire 22h00 !!!
- La table ne fait pas dans la fioriture : tous les plats sont sur la table, tout le monde pioche dans ces mêmes plats. Pas d'entrée, plat principal, salade et dessert à la française suivant le rituel que nous connaissons. L'hôte apporte tous les plats en une seule fois, et savoure le dîner avec ses invités.
- Ne jamais refuser un plat ou un verre, même si vous n'en voulez plus. Ne remplissez jamais votre verre de vin, toujours à moitié, ne jamais le vider non plus.

La table conviviale est en général composée de certains plats immanquables :

- une salade "horiatiki", salade grecque composée de tomates, concombres, poivrons, oignons rouges et féta, avec un parfum d'huile d'olive
- une salade verte, de type batavia, coupée très finement, mélangée à de la ciboule et de l'aneth, aromatisée au vinaigre ou au citron pour certains. Question de goût !
- le tzatziki, sauce au yaourt à l'ail et au concombre. Elle accompagne les grillades de porc et les souvlakis.
- le "souflé" : là, ne vous attendez pas à un soufflé en bonne et due forme. Le soufflé de la table grecque est tout simplement un gratin de pâtes avec du jambon, des fromages, et de la crème fraiche. Importé ces dernieres années, c'est un plat plus que nourrissant.
- les tiropitas : les mini-feuilletés au fromage (féta) en amuse-gueule. Peuvent être aussi "spanakopittas, même feuilletés aux épinard.
-


le "pastitsio" à la place du "souflé" : gratins de pâtes traditionnel préparé a vec des gros macaronis. Une couche de macaroni, une couche de viande à la bolognaise, une couche de macaronis et une épaisse couche de béchamel !




- la "moussaka" même si elle est connue comme le plat national en dehors des frontières, elle n'est pas forcément de toutes les tables. Tout d'abord, parce que long à préparer. Reste cependant un plat apprécié.
- les viandes maintenant peuvent être préparées "avgolémono" (sauce au oeufs et citron) ou "kokkinisto" (à la sauce tomate). Vous entendrez parfois le mot "fricassé", semblant si français!, c'est un ragoût en général d'agneau ou de mouton, parfois de porc, avec une sauce "avgolémono".
Mais celui qui remporte tous les suffrages c'est la viande "psito", cuite au feu de bois : cotelettes de mouton, côtes de porc, souvlakis. Un autre plat préparé est le "stifado", de la viande mijotée avec des petits oignons, comme les grelots, un soupçon de tomate, et un filet de vinaigre. Délicieux !
- Passons aux desserts : Le grec ne prépare forcement de dessert mais par contre il offre toujours en fin de repas, même si il y a un gâteau, des fruits. Fruits nettoyés, épluchés, coupés en tranches, arrosés parfois de miel ou avec un soupçon de canelle.

Bien sûr les tables varient selon la région d'appartenance de votre ami. Chaque Grec qui se respecte est attaché à son "horio" (son village).

- Le Crétois par exemple vous offrira des petits feuilletés au fromage frais, frits, arrosé de miel. Il vous fera goûter au "gamopilafo", le riz pilaf préparé pour les grandes occasions, en général cuisiné par les hommes du village, plat indispensable des mariages d'où son nom "pilaf du mariage".
- Le Grec du centre de la Grèce du"morias", des régions de Karpenissi, Lamia, Larissa vous prépareront des "pites", feuilletés en tout genre préparés dans de grands plats appelés "tapsi", traditionnellement dans toutes les cuisines grecques. Feuilletés aux épinards, aux orties et autres herbes sauvages, à la courge, à la féta...

Ne vous étonnez pas non plus : Le Grec est un carnivore. Vous le verrez engorgiter des "tonnes de viande". Ils ont tous été élevés avec le syndrome de la faim. Faim ressentis par leurs ancêtres pendant la guerre civile.

La table est toujours dressée d'une façon très simpliste. Bien souvent même les invités sont mis à contribution pour mettre la table. Une simple nappe, des serviettes en papier, n'oublions pas les cure-dents. La taverne est l'exemple même de la table grecque, une nappe en papier (même si loi loi exige maintenant une nappe en tissu dans tous les restaurants et tavernes), un petit panier où sont entassés couverts et pain. Le tout balancé sur la table : "kali oreksi", bon appétit !

Et le plus important : Vous serez toujours accueilli d'un tonitruant "kalos irthate", soyez le bienvenue !

N'oubliez pas en quittant votre "paréa" de remercier vos hôtes et de chanter les louanges de la cuisinière "yia sta heria sou" (on félicite les mains de la cuisinière, sa façon de cuisiner - intraduisable).


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mardi 13 mai 2008

MES PREMIERES ANNEES EN GRECE

Le plus facile a été de prendre ma décision de venir m'installer en Grèce pour rejoindre l'homme de ma vie.

Avec du recul, le plus difficile fut et est encore d'être séparée de ma famille.

Le fait de laisser mon boulot qui me plaisait énormément, puisque j'avais eu la chance de trouver dès la fin de mes études ce poste dont j'avais rêvé, m'a peu touché par rapport au reste qui m'attendait.

Avec la réalité grecque des années 90 (je suis arrivée en Grèce en 1988) ce fut un choc. Habituée à la ville, je me suis retrouvée, seule, dans la capitale grecque assez loin du centre cependant. Assez pour me sentir complètement isolée du monde. Le monde entier pour moi à l'époque c'était Paris. Le quartier qu'avait choisi mon futur mari était proche de chez sa soeur et surtout facile d'accès pour arriver à mon nouveau travail (que j'avais d'ailleurs trouvé directement de France). L'appartement que nous avions loué à l'époque était vraiment agréable, bien éloigné des apparts français sombres et sans balcons. Ensoleillé et très lumineux, mon premier chez-moi m'a facilité la vie.

Le seul hic : Ce quartier situé dans le nord-ouest d'Athènes que j'habite toujours d'ailleurs en passant, était loin de tout ! C'est un quartier je dirais "ouvrier", qu'on pourrait qualifier de "défavorisé" par rapport aux quartiers du nord-est d'Athènes.
Autre point assez important, rien aux alentours. Une petite supérette à l'époque où nous trouvions tout ce qu'il fallait pour un Grec, et peu pour moi habituée aux supermarchés français ainsi qu'un kiosque qui vendait un peu de tout. Mais bien sûr rien à voir avec ce que nous trouvions en France.

Ce qui m'a le plus manqué à l'époque ?
Du lait frais, la baguette et le croissant du dimanche ... La viande bien coupée du boucher ... Le poisson il fallait l'acheter sur le marché du samedi et comble d'horreur, le nettoyer soi-même ! Moi qui n'aimait pas le poisson, c'était l'enfer.
Le téléphone qui était pratiquement impossible d'obtenir en Grèce. Il fallait attendre pendant des années avant d'avoir une ligne, ou l'acheter à prix fort à des particuliers.

Ce qui a changé ma vie à l'époque ?
Ce rythme de vie complètement différent de celui vécu à Paris. On prenait le temps de vivre. Le soleil, les terrasses, les week-ends en bord de mer (les plages des alentours d'Athènes sont si proches!). Bref tout ce qui fait le charme de la Grèce.

Les mauvais moments de ces premières années en Grèce ont été les fêtes de fin d'année, les anniversaires de ma famille que je n'ai pas pu partager et la distance.

(suite et prochain article : MON PARI PROFESSIONNEL)

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SUPERSTITION ; VENDREDI 13 OU MARDI 13 ?

Il paraît que la phobie du vendredi 13 s'appelle la "paraskevidékatriaphobie".

Bizarre, non ... c'est un nom grec !!!

D'autant plus bizarre que le vendredi 13 ne dit rien aux Grecs puisqu'eux ont la phobie du mardi 13. Le chiffre 13 en général est un chiffre considéré par les Grecs comme malchanceux car en lien avec la chute de Constantinople.

Personnellement, je ne pense pas être superstitieuse, cependant après la mauvaise expérience d'un vendredi 13 du passé, j'avoue que j'appréhende quelquefois.

NON NON JE NE SUIS PAS SUPERSTITIEUSE !

Alors ces vendredi 13 et mardi 13 suivre les règles suivantes
Me lever du pied droit ;
Faire attention au miroir dans la salle de bains (sinon 7 ans de malheur !)
Eviter le chat noir passant devant moi ;
Ne pas être 13 à table ;
Le pain sur la table surtout pas l'envers ;
Ne pas renverser le sel sur la table ;
Attention aux échelles !

Et puis portez votre amulette, votre oeil bleu grec "to mati" pour vous protéger.

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