mercredi 19 octobre 2011

Grèce : le calme matinal ne laissait pas envisager le démon de midi

Gentiment partie à la même heure pour le bureau ce matin, j'ai été étonnée par le vide sur les routes d'Athènes. Je dois dire qu'à circulation zéro, cela valait bien une matinée de dimanche !!! d'août...

Aujourd'hui la Grèce manifestait contre l'austérité

Rien ne laissait envisager cette violence du centre d'Athènes. La manifestation était pacifiste mais nous sommes habitués ici aux hordes de ces fameux "connus inconnus" qui se déchaînent contre les forces de la police grecque, brisant tout ce qu'ils peuvent trouver sur leur passage. Ils étaient il paraît environ 200.

Depuis mon bureau, nous avons entendu la foule scander ses messages, crier leur rage "pacifiquement". Une manifestation comme il se doit.




Rue Akadimias bombardée

Alors que le périmètre de sécurité avait été dressée aux alentours du Parlement hellénique,  à l'extérieur de ce périmètre, c'est la bérézina !

Nous pouvions deviner de loin quand cela chauffait vraiment aux coups de grenades assourdissantes telles des coups de canon que nous entendions.

Le scénario triste mais malgré tout habituel de l'après-manif offrant des images désolantes, les trottoirs impraticables, les avenues centrales bombardées jonchées de débris brûlés, preuve des affrontements. Des feux sont allumés à chaque coin de rues, en plein milieu des artères, grâce aux poubelles qui ne sont pas ramassées depuis des jours et des jours.

La police avait donné l'ordre aujourd'hui de fermer les stations de métro à Syntagma (Place de la Constitution) et Evangelismos. Le plus périlleux était de se frayer un passage jusqu'à la station de métro la plus proche, ouverte, en l’occurrence, la station Panespistimiou. L'atmosphère était étouffante, les yeux et la gorge brulaient. Il faudra que demain je me procure un masque...

5ème grève générale de l'année

La cinquième du nom. La seconde de l'année qui dure 48 heures. La Grèce est paralysée, elle le sera demain aussi. Aujourd'hui ils étaient  plus de 125.000 à manifester. 5000 policiers avaient été déployés au centre de la capitale. Demain, le Parlement doit décider des mesures supplémentaires du plan d'austérité, combien seront-ils ?

Deuxième jour de grève, s’attendre au pire ?

Le rassemblement aura lieu à 11 heures, sur la place Syntagma. Que les forces de la raison protègent les innocents !


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