vendredi 5 novembre 2010

J'ai aimé : Le cochon, le coq et ... l'âne

J'ai aimé dans la rubrique "Dialogues" de l'édition internet du quotidien Eleftherotypia l'article copié d'un exposé d'un enfant (soi-disant, mon oeil...) sur le cochon. J'aimerais le partager avec vous.

A lire avec un soupcon d'humour noir, savourer le côté satyrique, un brin politique, purement à la grecque.

Le cochon (donc...)

La ferme a beaucoup d'animaux : des coqs, des poules, des veaux, des moutons et plus encore. Elle a aussi un cochon.

Le cochon est l'animal le plus gros de la ferme. Le cochon pense qu'il devrait être le chef de la ferme, mais parce qu'il est le plus gros, le plus sale et le plus dégoûtant, ils ont décidé que le coq serait le leader de la ferme.

Pourtant le coq n'est pas vraiment intelligent, il a cependant une crête (c'est son héritage) et parce qu'il sait si bien chanter, les animaux de la ferme l'ont déclaré chef, avec pour adjoint, le cochon.

Le cochon aime se rouler dans la boue. Il grogne et bien souvent il pète. Et comme ces deux sons se ressemblent les gens ne savent pas si le cochon veut parler ou si il veut péter. Il n'aime pas seulement se rouler dans la gadoue, il aime en jeter de ci de là, par ci par là. C'est bien pour quoi les autres animaux en sont dégoûtés mais ils ont peur de lui car il est le sous-chef. Même le coq le déteste mais il a besoin de lui quand il veut un sbire pour  jeter de la boue sur ceux qu'ils ne peut blairer.

Le cochon aime beaucoup manger. Mais vraiment beaucoup trop. C'est pour cela que le livre d'histoire naturelle le caractérise comme "omnivore" et "cupide". Il n'arrête pas de manger, c'est pour ça qu'il est si gros. Il dévore tout : les carottes, les pâtes, tous les restes, la viande avariée même des saletés. Il n'a pas vraiment honte de manger comme un cochon mais dès qu'il voit quelqu'un d'autre manger, il devient un vrai monstre !  il commence à faire les bruits (dont nous avons parlé plus haut). Les fourmis le gênent particulièrement, en tout les cas tout ce qui ressemble à une fourmi. Le porc a une très mauvaise vision, d'ailleurs s'il était un homme il porterait des lunettes.

Il ne peut pas sentir les fourmis parce ce qu'elles sont petites et nombreuses, et d'après le cochon elles mangent beaucoup trop. Il les voit ramasser leur miettes et les emmener dans leurs nids, ça le rend fou, il s'enflamme et commence ses grrrrr et ses pets (prrrr dans le texte). Il dit au coq et aux autres animaux de la ferme : "Les fourmis sont nombreuses et mangent les miettes que nous jettons, comme si nous les partagions avec elles !, d'ailleurs quel travail font-elles pour le mériter et manger autant ?".
Le cochon, parce qu'il ne voit pas, et parce qu'elles sont minuscules, ne se rend pas compte de l'ampleur du travail des fourmis. En plus, même s'il voyait, il ne comprendrait pas, parce que la seule unique chose que le cochon sait faire, c'est manger, jeter de la gadoue et chier.

Et le voilà qui se met en colère, écrase les petites fourmis pour qu'elles disparaissent, et donne des ses grrrr et ses prrrr. Il ne veut pour rien au monde et pour personne partager sa nourriture. Il ne donne qu'a sa gruie, sa petite cochonne parce qu'elle est jeune et croquante, mais elle n'est avec lui parce qu'il est le sous-chef, même si elle doit se boucher les oreilles et les narines quand il vont dormir.

Le cochon a mauvais caractère : même qu'une fois un pauvre mouton qui s'était échappé d'une ferme voisine pour éviter l'abattage, le cochon a commencé ses grrrr (mais sans les prrrr) pour le dénoncer et le pauvre mouton s'est fait attraper. Une autre fois le fermier voisin qui avait décrété de voler un morceau du potager (dans le texte bostani) alors que le cochon devait monter la garde, il a donné que des prrrr et notre fermier a perdu le potager... Si un homme faisait ça dirait la maîtresse d'école on dirait de lui qu'il est lâche.

Un jour le coq a voulu, peut être pour se moquer de lui, nommer le veau deuxième adjoint. Le veau n'est pas non plus très intelligent, mais le veau en connait un morceau pour ce qui est des hamburgers, et c'est ce qui compte pour le coq. Quoiqu'il en soit le cochon en est devenu rouge de rage. Mais pas une parole, ni un grrrr, ni un prrrr... Comme on l'a déjà dit, le cochon est un lâche.

Finalement le jour est venu où son patron a décidé de sacrifier le cochon et se fout bien de ses cris stridents. Il l'ont coupé et transformé en jambon, bacon, saucisses, steaks, se sont servis de son cuir pour faire des chaussures (il a la peau dure voyez-vous) et des ses poils drus pour faire des brosses à cheveux. C'est l'unique fois où le cochon a servi à quelque chose.

Les autres animaux de la ferme subiront le même sort le moment venu, lorqu'on n'aura plus besoin d'eux, le coq deviendra "coq au vin", les poules, les moutons et les boeufs "hamburgers" dont on parlait plus haut et ... ne survivront que nos bonnes petites fourmis.


(sources : Eleftherotypia)


traduction amateur...

2 Ajouter et lire vos commentaires:

Nonhybris a dit…

Si c'est le texte d'un enfant, il est bien mignon. Si c'est une métaphore, qui sont le cochon, le coq et le veau ? Est-ce de l'humour grec ? J'espère que les fourmis représentent le peuple grec qui s'en sortira vivant.

Paris-Athènes a dit…

Présenté comme le texte d'un enfant (copié d'un exposé...) j'ai bien peur que ce soit un texte détourné bien typique de l'humour satirique grec. Texte bien tourné, j'espère en ayant fait cette ébauche de traduction (je ne suis pas professionnelle, j'ai appris le grec "sur le tas" comme on dit) avoir bien reproduit le message. Je pense comme vous que le peuple est représenté par les fourmis, et j'espère aussi comme vous qu'on s'en sortira vivant, Grecs et non Grecs qui vivont dans ce beau pays.