samedi 12 décembre 2009

MAIS ARRETEZ DE TAPER SUR LA GRECE !

Depuis quelques jours la Grèce est à la tête de l'affiche, fichée et épinglée sur son économie. Ici en entend les mots : dette, crise, faillite, krach ... la population commence à s'inquiéter. En plus on est en pleine période des fêtes, vraiment cela tombe mal. Cela ne va pas aider les affaires à tourner, déjà que les magasins sont désertés.

Bon d'accord, au moindre faux pas, on en fait des gorges chaudes mais je suis sûre que d'ici peu on en entendra même plus parler ! Les médias passeront à une autre actualité plus alléchante.

Le pauvre premier ministre, fraichement élu, Georges Papandréou n'a pas seulement hérité d'un nom prestigieux, il a également hérité d'une économie désastreuse, d'un non moindre héritier lui aussi.

OK, tapez sur l'artiste. Les médias s'en donnent à coeur joie. Ils leur fallait une "tête de turc" et ils l'ont trouvé en la personne du nouveau premier ministre sur les résultats économiques de la Grèce. En est-il seulement responsable ? Et on entend encore et encore, corruption, mensonges, clientèlisme : mais quel rapport avec la situation économique de la Grèce ?

Bon prenez votre message : les Grecs ont la peau dure, ils ne baisseront pas les bras aussi facilement. Ayons confiance. La France est du côté de la Grèce du moins moralement. Papandreou a déclaré hier qu'il ne "demandait pas de cadeaux financiers", la "Grèce assumera ses responsabilités''. Le message est passé.

La récession économique a touché tous les pays européens depuis l'année dernière et pas seulement la Grèce, alors ARRETEZ DE TAPER SUR LA GRECE. Laissons le temps à ce nouveau gouvernement de faire ses preuves et d'oeuvrer dans ses réformes. Ne mettons plus la pression. Donnons une chance à ce pays qui malheureusement est souvent dénigré au niveau européen.

Signé : une fidèle amie de la Grèce.

6 Ajouter et lire vos commentaires:

Sandra.M a dit…

Cela me rappelle les excès médiatiques et les commentaires auxquels la Grèce a dû faire face lors des Jeux Olympiques d'Athènes sans que l'on reconnaisse vraiment ensuite avec les mêmes excès la brillante réussite que furent ces JO... Bravo pour votre blog en tout cas.:-) Une passionnée de la Grèce.

Anonyme a dit…

Un peu simpliste et totalement dénué de sens commun ces commentaires protectionnistes.
Ainsi, la corruption, le travail au noir à hauteur de 40 % du PIB et les mensonges des dirigeants passés ou présents quant au déficit chronique ont amené à cette situation catastrophique.
La Grèce n'est pas seulement un décor d'opérette pour vacances bien arrosées, c'est aussi un pays qui s'est gavé du Paquet Delors afin de bétonner plus encore les côtes avec 70 % de subventions et qui vit au-dessus de ses moyens depuis le passage à l'euro.
Les émeutes étudiantes de décembre 2008 avait un fondement : l'impossibilité de vivre avec 1 000 E par mois, voire moins, avec un diplôme supérieur en poche. Le meurtre policier n'était qu'un déclencheur.
Si vous aimez la Grèce, essayez aussi d'avoir sur elle un regard objectif et analytique. L'exemple des JO est le plus mauvais qui soit, la dette pour des investissements dont on ne sait maintenant que faire sera portée par 2 ou 3 générations...

Caouette des iles a dit…

J'suis avec vous ! Vous avez des ressources...

Paris-Athènes a dit…

Simpliste il est vrai mais vivre la Grèce c'est la vivre au quotidien et croyez-moi la Grèce n'a rien d'un club méd pour ceux qui y vivent et y travaillent. Simpliste ! Mon regard analytique simpliste,c'est lorsque je me rends au travail tous les matins, lorsque je prends les transports en commun ou lorsque je sors mon porte-monnaie au supermarché !

Oui la Grèce a besoin d'une politique rigoureuse, oui elle a besoin de réformes, oui pour tout mais laissez-lui l'opportunité de prouver ce dont elle est capable.

Les Grecs (et quand je dis les Grecs je parle des voisins de palier pas de la dite "couche supérieure" la crème quoi) vivent peut-être au dessus de leurs moyens mais ils ne sont pas encadrés. Ici pas de chômage à rallonge, pas de allocations familiales-salaire. Oui la "révolution de décembre 2008" était un appel au secours, un cri de révolte. Oui les jeunes et les moins jeunes sont au bord du gouffre.
Mais ce n'est pas seulement l'apanage de la Grèce. L'endettement des ménages cela se passe ailleurs aussi.

Des réformes, des vraies, un tremblement de terre, la Grèce en a besoin. Il ne faudrait pas que ce soit toujours les mêmes "vaches à lait" (= salariés) qui payent les pot cassés.

Quant aux JO d'Athènes, oui Sandra M, la Grèce avait fait les frais des critiques grâce à cette rage médiatique. Oui, ils étaient réussis même si nous savons pertinement que les JO où qu'ils soient se transforment toujours en dette publique.

Les proverbe grec du jour : «αγαπάει ο Θεός τον κλέφτη, αγαπάει και το νοικοκύρη» (Dieu aime le voleur, il aime aussi la femme au foyer).

Anonyme a dit…

La Grèce...mais aussi la France! : http://michelescatafal.hautetfort.com/archive/2009/12/13/la-grece-mais-aussi-la-france.html

Anonyme a dit…

Soit, mais Papandréou est nulissime est sans charisme politique, parole d'un ami militant du PASOK entendue il y a deux jours. L'alternance centre-droit / centre-gauche est quasi invisible et les problèmes récurants ne sont jamais réglés. La Grèce doit faire rentrer les taxes et les impôts auxquels le sport national est d'échapper. L'argent facile - paquet Delors - est terminé et il doit maintenant se gagner car d'autres pays entrés dans l'UE sont devenus prioritaires. Les mauvaises habitudes vont devoir se perdre non sans difficultés.
Le PASOK a fait rentré la Grèce dans l'euro, mal lui en a pris. La flambée des prix s'en est suivie comme ailleurs ainsi que sur l'immobilier athénien au moment des Jeux réclamés à corps et à cris par esprit nationaliste et afin d'alimenter la gloriole nationale.
Dans la liste pléthorique des créateurs de déficit, ajoutons le népotisme en vigueur dans l'administration et qui aura aussi fait couler la bonne vieille Olympic Airways (8 000 employés pour qq avions à bout de souffle !).
La débrouille et l'exploitation des immigrés clandestins - les plus pauvres que soit - sauvent les îles où on les paie deux ou trois euros de l'heure (Bulgares, Albanais, Marocains et récemment, Pakistanais arrivés par la mer). Les caisses enregistreuses ne sortent des tickets que lorsque les inspecteurs sont annoncés à grand renfort de trompettes venant du chef-lieu.
Bien des travers à gommer afin de prétendre remettre sur pied un pays encore plaisant malgré le bétonnage et le mauvais goût qui l'on considérablement enlaidi depuis trente ans. Amicalement. Gallos859