mardi 18 mai 2010

SIGNE DES TEMPS

Déja depuis quelques temps, je voyais certains de mes petits voisins, ces connus inconnus du quartier, personnes d'un certain âge, traîner leur poussette de marché, sur les coups de 3-14 heures et je m'en étonnais.

Déjà depuis des années, les poubelles étaient visitées par les manouches à la recherche de tout ce qui peut se revendre : bouteilles en verre, cans en alu, le tout pour le revendre. Un vrai métier ici.

Et puis depuis peu, un matin, dans le quartier de la petite couronne d'Athènes, Sepolia, quartier non pas défavorisé mais habité surtout par des immigrés des Balkans, Albanais, Bulgares, ou encore des ex pays de l'Union Soviétique, ou des Polonais, je constate, effarée, qu'on y furine plus pour revendre ou dénicher la perle rare mais pour son pain quotidien.

Ces "dumpsters" comme les appelent certains, ne fouillent dans les détritus par conviction que le monde gaspille et qu'on peut son marché dans les poubelles - non, non, non. Par nécessité. Parce qu'ils n'ont rien à se mettre sous la dent. Ils sont venus de loin pour un monde meilleur et ce monde meilleur s'écroule !

Alors dans ce quartier de Sépolia, ils sont des dizaines à courir, tôt le matin à l'ouverture des supermarchés ou à leur fermeture, pour trouver ces légumes un peu défraichis ou ce lait dont la date de consommation est dépassée.

Courbés, ces petits vieux attendent la fin du marché et ramassent tout ce qui est jeté sur le bord de la route par les commerçants.

Signe des temps. Alors que d'autres dénoncent la surconsommation en mangeant dans les poubelles, d'autres à l'abris des regards ne s'en vantent pas.

4 Ajouter et lire vos commentaires:

Anonyme a dit…

Voici un témoignage plus pertinent que le "rédactionnel" sur l'ouverture de la boulangerie Paul d'Athènes. Merci. Gallos952

Paris-Athènes a dit…

C'est clair !!!

Ellada a dit…

Bonjour Paris-Athènes,
Tu verra que cette situation au fil des mois sera de pire en pire.

Paris-Athènes a dit…

J'en ai bien peur malheureusement. Les pauvres seront encore plus pauvres et les riches plus riches ou tout autant...
Une chose est sûre les Grecs ne se feront pas abattre. Ils sont trop fiers et avant tout solidaires. Nous avons beaucoup à apprendre d'eux.