jeudi 6 janvier 2011

Manuels scolaires en Grèce, beaucoup de bruit pour rien

J'ai toujours été étonnée de voir qu'ici en Grèce qu'il n'y aucun respect pour les livres scolaires en général. Déjà depuis les plus petites classes du primaire, vous voyez ces charmants bambins écrire dans les manuels, déchirer les pages ou maltraiter des livres qui pourraient réutilisés. 

Aujourd'hui dans les JT, c'est l'un des sujets qui est traité suite à l'annonce du ministère de changer, un tout petit peu, le système en encourageant les élèves à retourner les livres en fin d'année. Selon la circulaire du ministère, ces livres seraient redistribués aux élèves suivants ou envoyés au recyclage. 
Puisque ce serait un bénévolat, je ne vois pas pourquoi cette annonce fait du bruit : oui, l'éducation doit être gratuite - oui les manuels doivent être gratuit - par contre je dis non à ce carnage de fin d'année = les livres sont brûlés, déchirés, jetés à l'extérieur des écoles. Quel gâchis !
Ceux qui vraiment voudront garder leurs livres pourront le faire, car un livre n'est jamais inutile.

Je me rappelle de mes années d'école. Certains diront, les plus jeunes notamment, que c'était une autre époque. Je ne suis pas vraiment d'accord.

Le fait d'être obligé de tenir en état un livre est une façon comme une autre de se comporter comme une personne, un citoyen en l'occurrence responsable.

Deuxièmement, si les élèves grecs avaient l'interdiction d'écrire ou d'apporter des notes (ou plutôt des gribouilles...) dans leurs manuels, ce serait un moyen intelligent de réécrire leurs notes dans un cahier ou d'y faire leurs exercices, donc d'assimiler plus facilement la leçon.

Par contre, ces livres distribués ici ne sont pas d'une superbe qualité, bien souvent au bout de quelques mois, les couvertures se décollent et se détachent. Que le ministère imprime donc des manuels de bonne qualité, avec des couvertures solides afin de pouvoir les redistribuer aux élèves des années suivantes.

Le principe de gratuité dans l'éducation en France

J'espère qu'en France le système utilisé à mon époque existe toujours. J'ai toujours trouvé normal de rendre nos manuels en fin d'année en bon état. Ce n'est pas parce que c'est gratuit qu'on doit détruire ce qui a coûté à l'Etat, et l'Etat c'est nous.

La remise des livres était vraiment importante pour nous puisque nous devions signer leur réception et accepter d'en prendre soin pendant toute l'année. Nous devions nous engager à les recouvrir dès la rentrée et à ne porter aucune inscription ni annotation sur les pages des ouvrages prêtés.

Je me rappelle de la première page des manuels avec cet imprimé qui donnait des détails sur les précédents propriétaires de mes livres : le nom et prénom de l'élève et l'année scolaire.  Je me rappelle également de l'annotation sur l'état du livre : neuf - très bon - passable.

N'oublions donc pas que le manuel scolaire est aussi un livre, un instrument de référence, un moyen d'accès à la culture. C'est un livre que l'élève doit avoir plaisir à lire et à posséder mais aussi à rendre aux plus petits.

4 Ajouter et lire vos commentaires:

Tzoulaki a dit…

Vu le prix des livres scolaires en France le système de "bourse auxl ivres" existe toujours au secondaire! et même ensuite à la Fac ... on achète ses livres et on les revend via une association interne au collège/lycée (souvent l'association de parents d'élèves)et le prix varie en fonction de leur état. Ceux qui souhaitent garder leur livre peuvent, mais la majorité revend ses livres! Et pour ceux qui ne peuvent pas se les payer, les Fonds socio-éducatifs s'en chargent en général!

J'ai retrouvé il y a peu lors d'un déménagement mesl ivres de Latin et de Grec ancien qui n'avaient pas eu de succès à la Bourse aux livres et cela a été une très agréable surprise!

Bisettes à Paris-Athènes et à ses billets de 2011!

Chris a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Chris a dit…

Πολύ σωστά τα λέτε. Συμφωνώ απολύτως. Εγώ προσωπικά προτιμούσα να κρατήσω τα βιβλία μου ως 'ενθύμιο', αφού φυσικά το επέτρεπε το σχολείο.

Je viens de tomber sur ton blog et il me parait tres intéressant car j'ai des liens avec les deux pays. Je suis d'origine grecque et j'étais marié a une Française!

Paris-Athènes a dit…

@Chris : Eiste apo tous ligous pou kratane ta vivlia tous. Fysika einai panta kala na ta echoume, arki na min ta petaksoume !!!
A bientôt sur mon blog.

@Tzoulaki : je crois savoir qui se cache derrière ce Tzoulaki... Il existe une seule librairie à Athènes qui vend des livres d'occasion, un peu comme Gibert Jeune sur les Quais (il existe toujours?) Peut être que la crise forcera la création de ce type de magasin ... qui sait ?