dimanche 12 août 2012

La fièvre du samedi soir

Quand une balade du samedi soir tourne à l’écœurement !

Nous aimons beaucoup, mon mari et moi même, nous échapper lors de nos week-end à Athènes vers la côte de Sounion,  à Anavyssos (Palaia Fokaia tout précisément).

C'est pour nous la solution idéale, retrouver un air de vacances, à 40mn du centre, retrouver nos chers amis Giorgos et Margarita qui possède une taverne à quelques pas de la mer.

Hier soir, nous avions décidé de nous y retrouver avec des amis, un couple avec leurs deux enfants. Une grande balade à deux avec mon époux le long de la plage municipale d'Anavyssos, juste à côté de l'hôtel où nous nous sommes rencontrés il y a 27 ans, avant d'y accueillir nos amis devant la terrasse de la taverne "TO MAïSTRALI" à déguster des plats chypriotes (Margarita est Chypriote et y prépare des plats de son pays avec amour, prépare elle même son fromage pour la semaine, assistée par son mari Giorgos, touche à tout qui fait son huile, son savon, son propre miel...).

Puis, consternation, horreur et décadence lorsque sont arrivés une vingtaine de sympathisants du parti d'extrême droite Aube Dorée avec leur tenue réglementaire (T-shirts noirs et leur marque de reconnaissance ou treillis militaires). Ils déambulaient avec un toupet à la limite du terrorisme en plein milieu de cette superbe place, distribuant des tracts et faisant fuir les semblants immigrés, pour enfin s'installer comme dans un pays conquis en plein milieu de la place publique.

Ceux qui étaient installés aux terrasses des cafés et tavernes se regardaient avec un air d'étonnement et de dégoût sans leur donner la moindre importance et fort heureusement aucun d'entre nous n'a voulu leur reprocher leur comportement puisque nous savons pertinemment que là était leur souhait. Déclencher une bagarre et s'en donner à coeur joie. Provocation et terrorisme, voilà leur technique.

Dégoûtée, car de suite les enfants de nos amis (12 et 8 ans) choqués par leur attitude étaient paralysés de peur, mais de quel droit ces voyous osent faire peur à nos enfants ??? (et quand j'utilise le mot "voyou", j'ai bien pesé cette appellation : l'habit ne fait pas le moine dit-on ... mais il faut les voir).

Bref, après deux brefs passages en "vainqueur", ils se sont attablés pour manger et boire et à coup de "viva" s'en sont allés.

Personnellement c'est la 1ère fois que j'ai pu constater leur façon de faire. A chaud, à part cet écœurement et cette rage qui montait dans mes entrailles, je n'ai que la pitié pour ces personnes qui apparemment n'ont ni l'éducation, ni l'aura d'un mouvement politique réel. Le problème reste bien évidemment qu'ils ne se propagent pas plus dans les couches de la société qui sont de plus en plus éprouvées par ces années de crise.