mardi 1 novembre 2011

Référendum, cadeau empoissonné aux Grecs

Le Premier ministre grec, Giorgos Papandreou, a annoncé hier soir la tenue d'un référendum pour le début de l'année 2012. En voilà une année qui commencera bien. On pensait enterrer cette foutue année 2011, mais on est bien parti pour une nouvelle guère agréable.

Personnellement (quoique je ne vote pas en Grèce...) j'aurai besoin d'un bon bouquin "La crise pour les Nuls"pour savoir quoi répondre à la question fatidique du référendum : "Adoptez-vous le nouvel accord ou le rejetez-vous?".

Alors il n'y a pas que les marchés qui vont être effrayés par ce renversement de situation. Les Grecs eux aussi vont être drôlement effrayés, car, c'est une autre chose de critiquer les gouvernants et les hommes politiques de tout bord, et je les comprends vivant au jour le jour les mêmes problèmes (mais sans droit de vote...) et une autre chose de tenir les rênes en lançant son bulletin dans les urnes. Ils seront tous responsables, même s'ils n'ont pas, pour beaucoup, l'expertise pour le faire.

Une petite question bête d'une personne pas politique pour un rond, plus sociale qu'autre chose : Il y a au Parlement hellénique, 300 députés qui ont été élus pour un mandat précis : faire fonctionner "la baraque".
Ou étaient-ils quand il s'agissait de voter le budget des années passées ???
Les commissions parlementaires dans lesquelles ils se doivent participer, gérér, contrôler, ne servent-elles à rien finalement ?
Ces 300 députés sont-ils pas tous responsables devant les millions de Grecs qui ont voté aux dernières élections législatives ?

Hauts risques, incertitude, élections, voici ce qui ressort ce matin des nombreuses dépêches publiées sur le sujet. Alors le PM "ose le référendum" et se targue de dire «La volonté du peuple grec s'imposera à nous». C'est chose sûre, ce droit à la démocratie s'imposera mais qu'en seront les conséquences ?

En attendant, vendredi, un vote de confiance va avoir lieu. Les députés, 300 par leur nombre, seront consultés. En début d'année le relais sera passé aux Grecs : la crise a des causes profondes et multiples mais la plus importante est le manque de confiance vis à vis des hommes politiques.