samedi 6 août 2011

La semaine de 40 heures pour les fonctionnaires grecs

La Grèce en crise, les fonctionnaires.

Ca y est, le couperet est tombé hier 'hui dans tous les JT de Grèce : Les fonctionnaires vont dès la mi-août passer de la semaine de 37,5 heure à la semaine de 40 heures, comme les employés du secteur privé. Ils ont même priés avant le 8 août de leur faire part de leur décision sur le choix d'un horaire qui leur sera appliqués. Plus précisément les horaires appliqués seront : 7.00 à 15.00 - 7.30 à 15.30 - 8.00 à 16.00 - 8.30 à 16.30 ou 9.00 à 17h00.

Bon qu'on se le disent, à mon avis, cela ne changera pas grand chose car la différence est moindre. C'est une question de mentalité tout simplement et de personne. Je dirais même tout réside dans la capacité du chef de service de bien mener ses troupes. Quant au service au public, quand il existe, il n'en sera que moindrement amélioré. 

Placebo

Il faut avouer que les mesures de restriction ont durement touché les fonctionnaires. C'est comme si tout le poids de la crise s'était porté sur eux. Ils ont quand même perdu l'équivalent de deux mois de salaires sur l'année et je passe tous les autres détails. Je ne pense pas que 2 heures 1/2 supplémentaires changeront quoique ce soit : c'est donner une aspirine à un grand malade. Et comme tout le monde s'acharne sur les fonctionnaires, certains seront même heureux de l'entendre.
Je ne veux pas me faire le porte-parole de la fonction publique, mais pourquoi s'acharner sur les retraités et les fonctionnaires quand ceux qui devraient payer ne le font toujours pas ?

Massacre à la tronçonneuse

Je ne voudrais être à la place de familles dont le couple est dans la fonction publique car leur budget en a pris un sérieux coup et ce n'est malheureusement pas la fin. De nouvelles coupes sont prévues ce mois pour 700.000 fonctionnaires,  correspondraient selon le quot. ETHNOS à des réduction de 16 à 97 euros supplémentaires sur les primes.

Sur les fonctionnaires

Les fonctionnaires, comme partout d'ailleurs, profitent et ont profité de la situation. C'est vrai que dans certaines administrations leur culot est un paroxysme. Beaucoup d'entre eux se croyant "intouchables"  ont un comportement de vainqueur face au commun des mortels : le citoyen. Le citoyen, se croyant lui,  en situation inférieure, baisse la tête pour ne pas fâcher celui qui "détient le pouvoir".

Il y a,  plus que les coupes budgétaires, un énorme travail à faire ici sur la mentalité des fonctionnaires, sur leurs devoirs en tant qu'employé : Arriver à l'heure, partir à l'heure, être aimable, serviable, ne pas faire simplement acte de présence mais travailler, être conscient qu'il a  un emploi stable et durable ...

Les centres de service aux citoyens- KEP

Il existe ici un service, réussite extraordinaire !, qu'on appelle KEP. Ces agences établies dans toutes les communes de Grèce et quartiers de la capitale et des grandes villes, procurent des informations et offrent des services au citoyen, se font le relai entre les citoyens et les administrations grecques. De par mon expérience, ils travaillent vite et bien. Ces agences mériteraient d'avoir leur compétences augmentées. Cela désengorgerait les administrations et permettraient, peut-être, à ces dernières de bien accomplir leur travail. Ils ont des horaires adaptés à la vie normale des citoyens, certains sont même ouverts le samedi matin.


Intéressant, à lire :
Georges Langrod - Réorganisation de la fonction publique en Grèce / OCDE 1966






jeudi 4 août 2011

Zaime pas les taxis grecs

Bon en général j'essaye toujours d'accorder aux autres le bénéfice du doute. Mais croyez moi pour le cas des taxis en Grèce, c'est plus fort que moi j'ai une pointe de méchanceté sur le bout de la langue.

Taxis en grève, luttent pour leur monopole

Depuis la mi-juillet, en pleine période touristique, les chauffeurs de taxis contre la décision du gouvernement grec d’ouvrir et libérer leur profession, au même titre que d'autres professions (avocats, pharmaciens et autres) ont entamé une grève en bloquant autoroutes, ports de Grèce, forçant les touristes à passer les barrières, marcher pendant des heures sous le soleil brûlant pour accéder aux transports en commun. Ils n'ont que faire de la conjecture actuelle, de l'état de presque faillite de l'Etat et réclament à corps et à cris leurs dus.

Aidez donc moi à comprendre pourquoi ces chauffeurs qui il est vrai ont payé à prix d'or à une époque d'âge de fer leur licence de taxi, vont contre le vent et la modernité. Pourquoi s'opposeraient-ils à ce que des jeunes sans boulot puissent à leur tour eux aussi profiter d'une licence à un prix plus abordable que celles payées par les anciens du métier et vouloir continuer à payer en dessous de table des licences de taxi  ?


Zaime (j'aime) pas les taxis

Revenons à nos moutons : les chauffeurs de taxis. Pour être franche, je n'ai pas le meilleur avis à leur encontre. Bien souvent impolis, rustres, roublards et malins, il faut vraiment connaître le pays pour les affronter. Il faut cependant noter que les taxis jaunes  (ils sont jaunes à Athènes, en province il y a des autres couleurs) est un mode de transport assez utile en Grèce, d'autant plus qu'ils sont assez bon marché, il faut l'avouer, par rapport aux autres capitales européennes.

Le 1er problème rencontré est le manque de borne de taxis et quand il y en a, aucun respect. De toutes les façons, pour "attraper" un taxi il faut être entrainé.
C'est un peu comme le parcours du combattant :
- se mettre au bord de la route, en regardant bien si personne ne se trouve avant vous, sinon : loupé ! on vous chipera le taxi.
- Quand un taxi passe, bien se mettre en position, être dans la bonne direction, lever la main et hurler votre destination (le quartier et pas la rue) alors que "cher chauffeur" ralentit un peu sa vitesse. Ne vous étonnez pas d'ailleurs si il y a d'autres passagers à l'intérieur du véhicule : ici c'est courant. On partage, mais on paye quand même !
- Suspens. Il peut s'arrêter 50m plus loin ou appuyer sur l'accélérateur. Le chauffeur est roi et choisit ses courses.
- Si vous avez de la chance vous tomberez sur un chauffeur sympa (ils sont rares...).  L'état des taxis laisse à désirer, quoique ces dernières années, il y a eu un renouvellement des véhicules. Ne vous étonnez pas si le chauffeur fume, peste ou s'énerve pour un rien. Même si vous êtes les premiers entrés dans le taxi, le chauffeur ne vous demandera certainement pas votre autorisation pour faire monter d'autres passagers et même vous faire un "petit détour" pour ne pas perdre la course.

Bref, après avoir gouté plusieurs fois à l'amabilité de ces messieurs (très peu de femmes dans le métier), je préfère prendre le métro, le bus ou aller à pied lorsque je circule dans le centre d'Athènes.
Plus de 15 jours sans taxi à Athènes, finalement c'est le rêve : on circule beaucoup mieux. Nous sommes nombreux à savoir qu'ils s'arrêtent n'importe où et n'importe comment, ont un comportement de véhicule prioritaire sur les routes.
Fort  heureusement, il est plus facile de se passer de taxis que de se passer de métro dans la capitale.

On annonce ce soir que les grèves des taxis devraient cesser vers la fin de la semaine. Voyons voir ...