vendredi 26 septembre 2008

Paris-Athenes blog a change son graphisme


Je suis arrivée à la deuxième phase de création de mon blog.

Pour tout dire j'en avais assez marre de ce graphisme qui ne correspondait à rien. Graphisme qui m'a bien rendu service, puisque la maquette était prête à l'emploi, mais il arrive un moment où nous avons besoin d'une personnalisation. Il est nécessaire de créer sa propre identité.

Je me suis donc essayée à créer un nouveau bandeau.


Voici le résultat :


Le principe :


Paris-Athenes Blog, relais en Paris et Athènes, entre la France et la Grèce, de la France à la Grèce.
Une photo prise du Parthénon, le 15 août dernier, un beau ciel bleu, entre les colonnes des images de Paris, prises lors de mon passage à Paris en mars dernier.

Dites-moi ce que vous en pensez ...

samedi 20 septembre 2008

VIVRE EN GRECE : DU MAILLOT AU MANTEAU

ATHENES A REVÊTU SON MANTEAU D'HIVER

C'est encore bien tot pour la saison mais c'est la réalité ! Ce matin Athènes se réveille dans la grisaille. Déjà depuis deux jours, le temps commençait à se dégrader, mais ce matin il fait très frais par rapport aux jours derniers.

La réalité en Grèce est que nous ne sentons pas le passage des saisons, été, automne, hiver ... En général, nous passons du maillot au manteau. Pas le temps de s'habituer, l'hiver s'installe brutalement. A l'heure où j'écris, il commence à pleuvoir.

Le bulletin météorologique EMY (service national de météorologie hellénique) a émis des annonces de mauvais temps pour le week-end. On n'y croyait pas : les Grecs sont toujours méfiants vis à vis de leurs services nationaux et surtout espèrent qu'ils se trompent, mais ils ne se sont pas trompés cette fois-ci.

Commence donc à Athènes ou ailleurs en Grèce le parcours du combattant. "Ρίχνει καρέκλες" - richnei karekles - (il pleut des chaises - traduction littérale), il pleut des cordes donc.

Automatiquement, les rues d'Athènes sont débordées, inondées. Je n'ose même pas vous parler des rues des banlieues d'Athènes ! Il y a quelques années, je n'avais pas encore la chance d'avoir ma voiture, j'étais obligée pour me rendre au travail de prendre les transports en commun - bus de banlieue - cependant pour arriver à l'arrêt de bus, il me fallait marcher pendant une dizaine de minutes, sous la pluie, dans la gadoue. Pour l'anecdote, combien de paires de chaussures ai-je bousillé à l'époque ? une bonne dizaine, trempées, décollées ... Alors, je retirais tout simplement mes chaussures et je marchais pieds nus sous la pluie et dans les cours d'eau qui se forment tout du long des rues d'Athènes qui pour la plupart n'ont pas de tout-à-l'égout.

Oui, oui ... les banlieues un peu éloignées du centre n'ont même pas de tout-à-l'égout ! Même si le centre est mieux loti cela n'empêche pas les inondations puisque les caniveaux sont rarement nettoyés, ou très mal, même autour de la célèbre place de la Constitution (Parlement hellénique).


Pour parler du tout-à-l'égout : Très mal conçus, pour ne pas dire inexistants, vous serez surpris et gênés quand vous entendrez dire, attention ne pas jeter le papier dans les toilettes ! sinon vous aurez la mauvaise surprise de boucher votre tout-à-l'égout.

Ne parlons pas des trottoirs : Étroits, quand l'espace n'est pas pris par un arbre, un poteau électrique ou une voiture mal garé (carrément sur le trottoir réservé soit-disant aux passants), des détritus vous empêchent de marcher proprement. Une personne handicapée ou une simple maman avec sa poussette ne peuvent pas circuler.

Les trottoirs à Athènes sont extrêmement glissants dès qu'il y a de l'humidité, ne parlons pas de pluie !

Le climat à Athènes : La Grèce a un climat méditerranéen. Les hivers sont doux (pas toujours), les étés chauds (très chauds parfois) mais heureusement rafraichis par des petits vents de saison dont le fameux meltem du mois d'août. La capitale jouit d'un climat très sain malgré le nefos (pollution), et ne subit pas en général de brusques modifications de la température.

Dans les montagnes qui sont souvent enneigées, le climat est plus frais. Dans le centre et le nord de la Grèce, il peut y faire très froid l'hiver. Les villages sont très souvent coupés du reste du pays lorsqu'il neige. C'est en janvier et en février que le climat est le plus rude. On peut pratiquer le ski de piste et de randonnée.



L'été est très chaud. Les mois de juillet et d'août sont secs, il ne pleut que trop rarement. La végétation se dessèche et les vents peuvent déclencher des incendies. Les plages de l'ensemble de la Grèce sont fréquentées en surnombre.

Suivre la météo sur le site de TV5 MONDE

Le grand nettoyage : C'est en fin à la mi-octobre lorsque tout doucement l'hiver s'installe que le grand nettoyage des maisons se fait. Les vêtements d'été sont nettoyés, rangés. A leur place, les vêtements d'hiver trouvent leur place dans les armoires. Les familles s'affèrent, sortent leur tapis, les couvertures, les aérent et les mettent au soleil doux du mois d'octobre pour les mois d'hiver. Ils nettoyent de fond en comble leurs habitations. C'est un rite. Ce même rituel se fera de nouveau aux alentours de Pâques, fête de l'orthodoxie. Une maison propre à partir de la saint Dimitris (26 octobre) et pour Pâques.

dimanche 14 septembre 2008

LES GRECS : COMMENT LES VOYONS-NOUS ?

Une première question se pose à l'esprit : De l'extérieur ou de l'intérieur ???

Oui, oui parce que cela diffère.

De l'extérieur, vous qui est êtes de passage, en voyages d'affaires, en vacances, de passage tout simplement, en voyages d'études...

De l'intérieur, vous êtes étranger, mais vous vivez en Grèce et vous avez un avis différent. Vous vivez grec, sentez grec, comprenez grec...

Comment voyez-vous les Grecs ?

Première constatation ; ils ont le verbe-haut, je dirais même très haut, trop haut. On a l'impression lorsqu'ils parlent qu'ils se disputent. Lorsque vous verrez des Grecs en compagnie, leur façon de parler, avec les gestes qui les accompagnent est souvent déroutante. Déroutante parce que le Grec est toujours sur la défensive, répondre coûte que coûte aux accusations, aux affirmations. Le Grec doit, se doit d'avoir une opinion, il a toujours dans la poche une discussion à engager.

Le Français qui arrive en Grèce est je dirais assez désorienté par ce peuple. Les Grecs sont, il paraît, très impulsifs (c'est vrai), dragueurs, joueurs, lents, paresseux, roublards (d'autres disent voleurs).

Lents : Les Grecs sont lents quand il le faut. Assis à la terrasse d'un café en fin d'après-midi ou en début de soirée, sirotant son café frappé (un classique!), le rituel de la détente autour d'un bon café est sacré. Un café se boit très lentement. Dans ce cas précis, oui le Grec est lent, mais c'est un moment de détente. Peut-on réellement nous détendre précipitamment ? Non.

Paresseux : Oubliez le cliché du vieux grec, Crétois, avec sa belle moustache, en train de rêvasser à la terrasse du kafenio du coin (notre petit bistrot à la française), en train de jouer une partie de tavli (backgammon) avec ses accolytes. Des études statistiques ont démontré dernièrement que les Grecs sont en Europe parmi ceux qui travaillent le plus avec les Autrichiens. Le Grec travaille dur, aussi dur que les autres Européens, mais en fin de journée lorsqu'enfin il rentre chez lui, il peut paresser, repos mérité non ???

Dragueurs : Dépassé. C'est une image du passé. Un cliché de plus. Ils ne sont pas plus dragueurs que les autres, Italiens, Espagnols et autres Méditerranéens. Le Grec aime avoir les contacts avec les étrangers, ce n'est pas parce qu'il s'approche de vous qu'il veut automatiquement vous mettre dans son lit !

Roublards (voleurs) : je dirais plutot débrouillards. Surtout pas voleurs, pas plus qu'ailleurs du moins. Se faire voler délibéremment, c'est déroutant. Vous acceptez ou pas de vous faire avoir ? Pourquoi payer une petite chambre d'hôte avec vue sur ... la cour ... sans lumière à 80€ ? Pensez-vous que la petite chambre en question est la dernière sur la terre ? Alors redescendez de votre nuage ! Refusez tout simplement. Cherchez donc ailleurs ... à deux pas plus loin ... Les chambres d'hôte ce n'est pas ce qui manque en Grèce.
Les taxis grecs ont une très mauvaise réputation. Sachez qu'il existe quand même une réglementation sur les tarifs, les prises en charges minimales etc. Vous n'êtes pas obligés de partager votre taxi avec d'autres passagers, sachez malgré tout que c'est une chose qui se fait en Grèce. Le taxi est beaucoup moins cher en Grèce, qu'en France. C'est presque un transport en commun, ils sont nombreux et vous avez le choix.

Voleurs ? Se faire voler en Grèce ? C'est une chose bien moins courante qu'en France. Bien entendu ne tentez pas le diable. N'oubliez pas vos bonne habitudes, fermez votre sac, pas trop d'argent liquide sur vous ... Evitez certains quartiers la nuit à Athènes (Omonia, Platia Vathis, Exarchia).

Provocateur : Sans aucun doute, le Grec est provocateur, mais il provoque pour échanger. C'est une provocation POSITIVE. Il n'est pas rare de se faire aborder par un Grec et qu'il vous dise : Vous Français êtes chauvins. Les Français en France n'acceptent pas de parler une autre langue que la leur. Provocation positive donc : Prouvez leur le contraire!

Comment voyons-nous les Grecs de l'intérieur ?

Après de nombreuses années passées en Grèce, j'aime avancer que les Grecs sont hospitaliers, mal organisés, généreux, sans manières et protocole, spontanés, coléreux, respectueux de l'ancien, chauvins, parfois méfiants vis-à-vis du Xénos (étranger).

Hospitalité : L'hospitalité est très importante en Grèce. Elle se ressent surtout dans les villages qui n'ont pas encore été dévastés par le tourisme de masse.

Mal organisés : Le Grec aime se dire qu'il est mal organisé, dans la vie administrative, mais aussi dans la vie privée, mais il se débrouille et s'en sort toujours.

Généreux : Le Grec ne compte pas. Il se "coupera en deux" pour vous accueillir et vous faire plaisir. Il se privera d'autre chose mais ne vous décevra pas.

Spontanés : Le Grec ne prévoit pas. Il décide sur le coup et c'est parti. Oubliés les projets de la veille, l'envie du moment présent est plus forte que tout.

Coléreux : Il se met en colère pour un rien, hurle. Vous verrez à chaque coin de rue des scènes de violence (à nos yeux), c'est un rite. Un bon Grec qui se respecte doit réagir. Les insultent pleuvent mais c'est un jeu.

Respect : Le Grec respecte son patriarche, respecte et écoute sa mère. Les décisions majeures familiales se prennent en famille, il faut parlementer, argumenter pour prendre une décision.

Chauvins : On aurait tendance à croire que le Grec en général de par sa particularité de voyageur, de marin, d'exilé n'est pas chauvin.
Pas du tout, il aime par dessus son tout son pays, son identité (orthodoxe de surcroit). Il peut être jusqu'à raciste. Xénophobie : la peur de l'étranger.
C'est un mot grec qui se réflète dans sa peur de ce qui vient de l'extérieur, de la différence. Quatre siècles de joug turc ne s'oublient pas, mais aussi d'autres envahisseurs (...)

Le paradoxe ? Cela se ressent à peine. Ils accueillent d'une façon impartiale les quelques millions de touristes qui déferlent chaque année pendant l'été et les quelques millions d'immigrés (albanais, kurdes, pakistanais, polonais, russes d'origine grecque ...) qui travaillent en Grèce dans les secteurs du bâtiment, de l'agriculture.
Ils n'en pensent pas moins pour autant. Ils sont méfiants.

Amitié : L'amitié en Grèce ne se compte pas. Mais gardes à vous, l'amitié peut blesser car elle est avide. La vraie amitié se partage et le Grec vous en voudra si vous l'abandonnez. En vous donnant son amitié, il attend de même en retour. Il vous faudra tout partager, bons et mauvais moments, à n'importe quelle heure de la journée ou de la nuit.

L'amitié franco-grecque est très importante en Grèce. Elle se ressent partout. Le Grec se sent très proche du Français sachant qu'il possède un Ami de longue date même si il se sent profondemment à l'opposé du caractère français. C'est un peu le yin et le yang. La démocratie est née en Grèce et le Grec est fier du démocrate français.

Sans manières : Le Grec n'a pas le souci du protocole. La hiérarchie, il s'en fout pas mal. Il peut-être à la limite de la politesse, il bouscule (dans tous les sens du terme). Il mange et se tient très mal à table, mais on se sent tellement libérés ! Il parle la bouche pleine mais ne pardonnes-t-on pas aux amis ?

Les Français, comment vous voient-ils les Grecs ???





mercredi 10 septembre 2008

VIVRE EN GRECE : MON PARI PROFESSIONNEL, APPRENDRE LE GREC SUR LE PI KAI FI

Vivre en Grèce, c'est facile !
Travailler en Grèce l'est moins !!!

La condition sine qua non pour venir en Grèce était de trouver un boulot avant même de partir. J'ai été élevée dans l'esprit qu'il fallait travailler pour subvenir à ses besoins. Non qu'en France j'ai été privée de quoique ce soit, bien au contraire, tout simplement finies les études il a fallu trouver du travail.

J'ai jusqu'à maintenant eu de la chance pour me dégotter du travail que ce soit en France comme en Grèce d'ailleurs. A peine les études terminées, j'ai trouvé le travail rêvé. Un premier cv envoyé. Un entretien d'embauche bouclé. Un boulot assuré.Pendant 4 ans j'ai travaillé en France.

Alors quand pour des raisons sentimentales l'idée m'a effleurée de venir m'installer en Grèce pour y rejoindre mon "bien-aimé" (souvenir des 1er congés payés), mon premier souci a été de trouver du travail.

Pour travailler en Grèce, il est nécessaire de parler le grec. C'est vrai dans un sens ... faux pour ma propre expérience professionnelle. Lorsque j'ai commencé à chercher vers quel secteur je pouvais me tourner pour trouver un emploi à Athènes, je n'ai pas hésité une seconde : le tourisme en général me semblait le job idéal !

Je ne parlais pas grec mais par contre je parlais couramment l'anglais et me débrouillait pas mal en allemand, sans oublier bien évidemment ma langue maternelle, le français. Tout naturellement, j'ai donc cherché dans l'hôtellerie. Curieusement un ami américain m'a fait savoir qu'un grand hôtel d'un groupe français cherchait à s'implanter à Athènes.

Ma biographie envoyée, j'ai eu la chance d'être embauchée pour une formation dans cet hôtel d'abord à Paris, puis à Athènes.

Mon pari professionnel ? Etre en mesure de me débrouiller toute seule en grec en 1 an ! j'ai pris ce pari à la lettre et je l'ai TENU.
Je remercie ce directeur qui m'a donné cette chance mais surtout qui m'a bousté pour apprendre cette langue au premier abord pas facile du tout.

Après avoir participé aux fondations de ce grand hôtel athénien, pré-ouverture, ouverture de l'hôtel, j'y ai travaillé pendant 4 années également. Quatres années où il m'a fallu parfaire mes connaissances en grec.

Apprendre le grec en Grèce

Le meilleur moyen pour apprendre une langue étrangère, cela m'a toujours fait sourire !, c'est la technique de l'oreiller. Là aussi, pari assuré. J'avais mon prof à domicile, 24h sur 24, mon mari.

Il n'y aucun doute que pour apprendre une langue étrangère rien de mieux que de vivre dans le dit-pays. Je n'avais pas les moyens par contre de suivre des cours de grec, en plus je travaillais toute la journée donc difficile.
Cela n'a pas été un handicap, bien au contraire. Il a fallu me débrouiller toute seule.

La méthode d'initiation au grec moderne du Centre Beaubourg en poche, petit à petit, j'ai commencé à me débrouiller toute seule.

Le plus dur a été de me lancer pour mes courses seule. Supermarché du coin, le marché hebdomaire.

Petite anedocte : Mes passages du singulier au pluriel au marché.
Les pommes de terre, au singulier : patàta - au pluriel : patàtes
Les tomates : au singulier : domàta- au pluriel : domàtes
alors tout naturellement
Les carottes : du singulier, carota j'ai lancé un "carotes'' qui bien sûr était complètement faux. J'ai un droit en plein marché d'une petite banlieue d'Athènes à un fou de rire du marchand !
Juste pour l'info : au pluriel, les carottes se disent karota, à l'intonation sur le ''o''

Depuis je parle beaucoup mieux grec, mais c'est tout de même normal au bout de vingt ans.

Apprendre le grec "sur le tas" comme on dit, autodidacte pour d'autres a des avantages mais aussi des désavantages. L'avantage est que c'est gratis. Vos amis, vos proches vous enseignent leur langue, y prennent du plaisir, rient de nos erreurs de bon coeur.
Les désavantages sont le fait de répéter une même erreur pendant des années durant et ... un beau jour on vous apprend que ce que disiez avec sûreté est une erreur de syntaxe, ou grammaticale. Les Grecs ont la facheuse habitude de rire dans de tel cas. Ne le prenez pas mal, la critique et le sarcasme est grec mais il n'est pas méchant.

Il existe en Grèce de nombreux centres qui ont des cours de grec pour les étrangers. L'université d'Athènes organise chaque années des cycles de cours de grec moderne langue étrangère. Les instituts comme l'Institut Français d'Athènes ou l'Union Ellino-américaine propose eux aussi des cours de grec.

Apprendre le grec sur le PI KAI FI - en moins de deux

Des trucs pour vous aider dans votre apprentissage :
- n'ayez pas peur de faire des erreurs
- acheter pour commencer les programmes de télé, des bandes dessinées
- louer des dvd de films français avec sous-titres en grec ou mieux encore la plupart des films en location sont d'origine anglo-saxonne. Louez des dvd, en Grèce pas de doublage mais surtout des sous-titrages
- regarder la télévision grecque : sauf quelques séries la plupart des films sont en VO avec sous-titrage
- n'oubliez pas la technique de l'oreiller !

vendredi 5 septembre 2008

VOYAGE EN GRECE : SKOPELOS




Deuxième étape estivale cette année. Après la visite de Skiathos, nous sommes allés de Skiathos à Skopelos.

Magique ! Tout simplement magique !!!

Skopelos (en grec Σκόπελος) est une île grecque de la mer Égée. Administrativement, Skopelos fait partie comme Skiathos de la région de Magnésie, donc directement attachée à Volos, la préfecture.

Géographiquement, c’est la deuxième île des Sporades du Nord après Skiathos, au nord-est de la mer Egée, à l'est du Pilion et au nord de l'île d'Eubée que l'on peut voir à l'oeil nu de l'île. Elle est la plus grande en superficie (95.8 km2) des trois îles des Sporades. Elle a un périmètre de 67 km, une longueur maximale de 17 km et une largeur de 8 km. C'est est une île essentiellement montagneuse (point culminant : le Mont Delphi, 681 mètres) dont le climat se caractérise par des hivers doux et pluvieux (la neige est plutôt rare et ne tombe pas chaque année) et des étés chauds et ensoleillés. Sa population est d'environ 5.700 habitants qui y habitent en permanence. La majeure partie des habitants de l'île habite la ville de Skopelos (4000 habitants).

Hormi la ville de Skopelos, il y a trois autres villages dans l'île : Glossa, Klima et Elios.

La carte de Skopelos : http://www.skopelosweb.gr/skymap/skopelosislandmap.jpg

L'île est caractéristique par ses forêts denses de pins et par le bleu ciel de la mer; c'est pour cette raison qu'elle a été déclarée officiellement en 1997 comme « île verte et bleue ciel » de l'organisme international de biopolitique. Vous vous rendrez compte de ce trésor de verdure dès que vous arriverez à distinguer les côtes de l'île depuis le bateau.

Contrairement à Skiathos, vous retrouverez à Skopelos l'art de vivre à la grecque. On y ressent réellement l'authenticité de l'île et de ses habitants. C'est une île essentiellement fréquentée par des familles grecques où il fait bon vivre au rythme nonchalant de la méditerranée.

Que voir, que découvrir à Skopelos ?



Foncièrement contre le fait d'utiliser à force de publicité une image de la Grèce, pour le bien du porte-monnaie du producteur du film "Mama Mia", le premier endroit magique que je vous conseille est Saint Jean de Kastri (Agios Ioannis).
Situé au nord-est de l'île, plus proche du village de Glossa, c'est en endroit couverts de vignes, d'oliviers, de prunier, d'amandiers, de châtaigners et les pins vous découvrir comme un morceau détaché de l'île, comme une presqu'ile, une roche énorme qui ressemble étrangement aux rocs des Météores, avec à son sommet une petite chapelle.


Miniscule mais grandiose à la fois, il faut grimper jusqu'à son sommet pour y ressentir une paix intérieure monter en vous.



Tous les ans, chaque 29 août, la chapelle Saint-Jean est à l'honneur. Y est organisé ce qu'on appelle ici "panigyri", jour de réjouissance de la fête du saint de l'île, jour de prière et de divertissement pour ses fidèles.

La ville de Skopelos est une petite ville très agréable et très propre où il fait bon se balader le soir, autour d'un café frappé au bord d'une terrasse. Nonchalance oblige !





Visite unique; le Parc maritime des Sporades du Nord (il paraît mais je ne peux pas vous le confirmer puisque je ne l'ai pas fait ! )

Vous pouvez visiter aussi le parc maritime des Sporades du nord qui a la particularité de lutter pour la protection du phoque méditerranéen, espèce rare en voie de disparition, grâce à l'organisation MOM (société pour l'étude et la protection du Phoque méditerranéen "Monachos-Monachos" ou sa traduction littérale "Moine-Moine").

Personnellement je ne l'ai pas visité, le coût de la traversée est relativement cher, 25€ par personne ! mais il paraît que c'est une belle visite surtout si vous avez la chance d'en entrepercevoir ... ce qui n'est pas sûr d'ailleurs !

Les plages

Elles sont toutes très belles, très bleues et de surcroit très propre !

Parmi les plus belles (mais je suis sûre qu'il y en d'autres) je dirais donc par ordre de préférence :
- Limnonari, ma préférée. A 9,5 km de la ville de Skopelos, tout à côté du petit port de pêche d'Agnontas



- Stafylos,



- Milia, à 14km de la ville de Skopelos


- Agnontas, un tout petit bout de plage dans ce port de pêche situé à 8 km environ de la ville de Skopelos.



Toutes ont un point commun, l'eau y est claire, limpide, et d'un bleu éblouissant !


Les + et les moins de Skopelos

Comme pour Skiathos je mettrais un moins pour le coût de la traversée, les chaises-longues aux prix exhorbitants (8€ la journée).
Le moins de l'année (en espérant que cela ne se fera plus sentir l'année prochaine) : le film "MAMMA MIA", les affiches du film de l'été sont placardées sur tous les murs, affichés dans tous les magasins de l'île. Publicité à outrance !!!

Les plus de l'île, les tarifs sont corrects, les plages superbes, les tavernes abordables et décentes, la nature est présente partout sur l'île même sur quelques endroits les incendies sont encore trop évidents.

Conclusion "skopelitiki" (de Skopelos) : Préservez cet endroit unique des ravages immobiliers, protegez cette nature et l'environnement si présent. C'est un endroit béni des Dieux !